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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:27

Ceux qui pensent qu’il est indispensable de bien comprendre la hujja

Sheïkh Sulaïman ibn Sahmân rapporte les paroles suivantes d’ibn Jarsîs : « Il n’est pas simple de kaffar le musulman. Les savants, comme Sheïkh ibn Taïmiya et ibn el Qaïyim, sont unanimes à dire que l’ignorant et celui qui commet une erreur et appartenant à cette communauté, fait un acte qui, en principe doit le rendre mushrik ou kâfir, est excusable (ya’dhur bi el jahl wa el khata), jusqu’à ce qu’il ait connaissance de la preuve prophétique de façon claire et limpide et qu’il n’ait aucune confusion sur la question. » Puis, il explique : « Quant à taxer de kâfir un musulman, nous avons vu que les wahhabites ne kaffar pas les musulmans. Sheikh Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb – qu’Allah lui fasse miséricorde – fait partie des gens qui prennent le plus de précautions avant de se prononcer sur le takfîr, à tel point qu’il n’est pas formel sur l’ignorant qui implore un autre qu’Allah parmi les occupants des tombes ou autres, s’il ne trouve personne pour le conseiller et pour lui faire parvenir la hujja par laquelle tous ceux qui s’y opposent deviennent mécréant. »[1]

‘Uthmân ibn Mansûr, un opposant à la da’wa najdite, accusait aimma da’wa de kaffar des savants comme el Baïdhâwî, Abû Su’ûd, el Qastalânî, etc. Sheïkh ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan s’est chargé de lui répondre à travers une réfutation dans laquelle il dit notamment : « On peut adhérer à l’Islam en apparence, et avoir des paroles contenant de l’association ou de l’innovation. Dans ce cas, il incombe de le signaler tout en se taisant sur leur l’auteur. Comme nous l’avons expliqué précédemment, nous ne connaissons pas sa situation avant de mourir. »[2] Cette citation pourrait tout autant aller dans le point précédent, mais là où nous voulons ne venir ici, c’est que l’auteur ne se prononce pas sur certains cas. Il s’agit pourtant de grands savants, mais il est possible qu’ils aient mal assimilé la chose ou qu’ils fussent motivés par une mauvaise interprétation des textes.

Ainsi, contrairement aux kharijites, aimmat e-da’wa considère que l’iqâma el hujja est une condition sine qua non dans les questions du takfîr. Ils imposent pour cela une compréhension minimum, soit d’avoir les outils suffisants (l’ouïe, comprendre la langue et le discours de l’interlocuteur, etc.) pour assimiler le message.

Deux types de compréhension

Mais, il faut distinguer entre deux types de compréhension : une compréhension qui pousse à agir et à se soumettre à la religion (fahm el hujja) et une compréhension qui est purement organique et qui consiste à comprendre les termes du message, sans forcément y adhérer (bulûgh el hujja). C’est la deuxième forme de compréhension qui est réclamée pour l’iqâma el hujja, non la première. C'est pourquoi l’ignorance qui est entretenue par un manque de volonté n’offre aucune circonstance atténuante, comme l’établit Abâ btîn.[3]

Dans un courrier, Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb reproche à certains de ses « partisans » de ne pas faire cette nuance. Il explique notamment que seulement trois catégories d’individus sont excusables.

  1. Le nouveau converti.
  2. Le bédouin qui vit loin des villes.
  3. Et celui qui se trompe sur des questions subtiles de la religion, ex. : certaines formes de sorcellerie.[4]

Tous ont un point commun. Autrement dit, ils n’ont pas accès matériellement au savoir. C’est ce qui nous pousse à dire, comme nous l’avons vu dans Éclaircissement que la notion de subtilité est relative. Elle varie certes en fonction des sujets, mais aussi en fonction des époques, des endroits et des personnes.

Nous comprenons également des paroles de l’Imam que le manque de volonté n’est pas une excuse en soi. C’est pourquoi, en vivant en terre d’Islam, et en étant matériellement capable d’étudier les questions qui touchent à l’unicité, nul n’est censé les ignorer. C’est dans ce cas qu’on peut avancer que la présence du Coran exposant l’importance du monothéisme et condamnant l’association suffit à elle seule. En revanche, si, malgré tous ses efforts dans la recherche de la vérité, quelqu’un commet une annulation de l’Islam soit involontairement, soit par une mauvaise interprétation des textes ou soit par ignorance, il est excusable. Il n’est plus excusable, si, ayant reçu la vérité, il s’en détourne, soit par négligence soit par orgueil. Ainsi, ces deux sentiments, qui font obstacle à la réception du message, sont blâmables sous tous les points de vue.

De nombreux passages de ses ouvrages établissent ce principe. Un jour, on lui posa une question sur un hadîth qui annonçait le Paradis au musulman. On voulait savoir s’il concernait uniquement le musulman n’ayant aucun acte d’association à son passif. Voici quelle fut sa réponse : « … Quant au croyant qui commet de l’association sans s’en rendre compte, malgré tous les efforts qu’il entreprend pour être conforme aux enseignements d’Allah et de Son Messager, il est à espérer qu’il soit toujours concerné par la promesse dont fait mention le hadîth en question.

Plusieurs Compagnons commirent à leur époque ce genre de choses. Ils juraient par leurs pères et par la Ka’ba ; ils avaient des expressions du genre : « si Allah et si Mohammed le veulent ! » ou « désigne-nous un arbre où nous pourrons suspendre nos armes ! » Cependant, dès qu’ils se rendaient compte de leurs erreurs, ils revenaient dessus immédiatement. Ils ne cherchaient nullement à polémiquer ni à défendre aveuglément leurs coutumes et leurs ancêtres.

Quant à celui qui prétend adhérer à l’Islam, mais qui commet des actes d’associations abominables, et qui se détourne par orgueil des Versets qu’on lui récite, je dis qu’il n’est pas musulman… »[5]

En parlant des mauvais savants, il explique ailleurs, « Pire, pour eux, les bawâdî, qui n’ont pas un poil d’appartenance à l’Islam, sous le simple prétexte qu’ils disent lâ ilâh ilâ Allah, sont musulmans. L’Islam aurait rendu sacré leur sang et leurs biens, alors que selon leurs propres aveux, ils l’ont tout délaissé. Ces savants savent très bien que ces bédouins renient la Résurrection et qu’ils se moquent de ceux qui la reconnaissent.

Ces bédouins se moquent de la religion et préfèrent celle de leurs ancêtres à celle du Prophète (r). Cela n’empêche pas à ces démons rebelles et ignorants d’avancer que ces bédouins ont bel et bien embrassé l’Islam, quoi qu’ils aient pu faire. L’important, c’est qu’ils disent lâ ilâh ilâ Allah. À les entendre, les Juifs seraient musulmans, car eux aussi le disent tout autant. Par ailleurs, leur état de mécréance est bien plus grave que celui des Juifs. J’entends par là, les bédouins qui répondent au signalement que nous avons donné. »[6]

Ailleurs, il explique que ces bédouins refusaient de se soumettre à la vraie religion par obstination (‘inâd) et moquerie. Ils s’acharnaient à suivre leur Tâghût aux dépens de la Loi d’Allah,[7] ce qui en soi est inexcusable. Ainsi, le discours ne sera pas le même en fonction des cas. Malheureusement, beaucoup ne perçoivent pas ces nuances ; c’est ce qui les fait sombrer dans la contradiction, la confusion, et surtout de fausses implications. ‘Abd Allah, le fils de l’Imam met en garde contre les fausses implications. Il explique qu’en condamnant le shirk, cela ne voue pas forcément la grande majorité de musulmans à l’apostasie, surtout ceux qui sont déjà morts.

À ses yeux, il n’est pas décent d’entrer dans les affaires de ceux qui ont quitté ce monde. Le discours véhément de aimmat da’wa s’adresse plutôt contre certains de leurs contemporains parmi les tribus de la Péninsule qui se sont opposées à leur prédication, la plupart du temps, par orgueil et obstination. Dans des cas plus rares, celles qui prenaient simplement la défense des tribus rebelles étaient tout autant passées au fil de l’épée. L’erreur est humaine, les Compagnons eux-mêmes n’y ont pas échappé. Il est difficile de se faire une idée précise sur tout le monde, surtout ceux des générations passées. Il est plus sage parfois, faute d’avoir suffisamment d’éléments en mains, de s’abstenir de donner un jugement. D’autant plus, qu’il est matériellement difficile, pour ne pas dire impossible, de distinguer entre ceux à qui on peut réellement donner des circonstances atténuantes et les autres. Gardons à l’esprit que aimmat da’wa n’ont pas kaffar les savants plus anciens, comme ibn Hajar el Haïthamî, qui avaient pourtant des erreurs dans la croyance (‘aqida).[8]

‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân est l’un des savants de aimmat e-da’wa ayant consacrés une réfutation à ‘Uthmân ibn Mansûr, qui, malheureusement, reçut la mauvaise influence de Dâwûd ibn Jarjîs. Il nous enseigne qu’il n’est pas nécessaire pour l’iqâma el hujja qu’un cas particulier ait conscience d’aller à l’encontre de la vérité. Il suffit qu’il déchiffre les termes du message qu’on lui transmet, ou en d’autres termes qu’il connaisse les intentions de son interlocuteur. Beaucoup d’habitants de l’Enfer ne savaient pas sur terre en effet qu’ils suivaient un mauvais chemin. Ne pas savoir qu’on est en tort n’est absolument pas une restriction du takfîr. Il suffit de faire correctement passer le message à un cas particulier pour que la preuve céleste soit établie contre lui. Ainsi, après l’iqâma el hujja, on n’a plus l’excuse de persister dans l’erreur, qu’on en ait conscience ou non. Le jugement est sans appel ![9]

Les chrétiens et certains païens de la Péninsule arabique étaient attachés à des conceptions erronées qui les confortaient dans leur égarement. Leur cas est différent des Juifs, de Pharaon, de son peuple, et de nombreux païens arabes qui connaissaient la vérité, mais qui s’étaient laissé aveugler par l’orgueil et l’obstination. Le Coran ne fait pas de distinction entre ces deux catégories d’individus ; toutes sont vouées à l’Enfer éternel. Nous pouvons dire la même chose pour les adeptes de cette religion qui s’entêtent dans les ténèbres de l’ignorance, après avoir eu connaissance de la preuve céleste.[10]

Ce même ‘Abd e-Latîf cite le long passage d’ibn Taïmiya tiré de e-radd ‘alâ el bakrî ou de son autre titre el istighâtha, que l’adversaire reprend curieusement à son compte, bien qu’il fustige littéralement sa tendance. Passage que nous reproduisons ici en entier tant celui-ci rend compte des réelles intentions de son auteur. Ibn Taïmiya a dit : « Quant à ces ignorants, comparables aux païens et aux chrétiens, ils s’inspirent de hadîth faibles ou inventés, de citations de savants qui ne font pas autorités, ou qui leur sont mensongèrement imputées, ou tout simplement qui sont des erreurs de leur part…

Je ne connais personne ayant rapporté une annale d’un savant de référence autorisant d’invoquer une créature. Certes, certains dévots comme le poète Sheïkh Yahyâ e-Sarsarî[11] et Sheïkh Mohammed ibn e-Nu’mân,[12] auteur de kitâb el mustaghîth bi e-Nabî fî el yaqazha wa el manâm, en vantent les vertus dans leurs ouvrages.

Certes, ces gens-là sont des pieux et des religieux, mais ils n’ont aucun lien avec les savants qui sont à même de pénétrer les intentions du Législateur. C’est de ces derniers que l’on prend les enseignements de la religion, car experts en Loi (le licite et l’illicite). Quant à ces dévots, ils ne se basent sur aucune preuve textuelle ni même une parole d’un savant de référence. Leurs pratiques sont plutôt à mettre au compte de l’usage. Beaucoup de gens en effet ont pris l’habitude de se tourner vers leurs Sheïkh dans les moments difficiles pour lui solliciter son aide.

Je connais personnellement certains Sheïkh connus pour leur ascétisme et leur piété, s’avancer solennellement vers la tombe d’Abd el Qâdir pour lui implorer le secours.

Cette pratique est courante chez beaucoup de gens. Lorsqu’on attira l’attention de certains émérites parmi eux, ils revinrent tout de suite à la raison et comprirent que leur pratique n’avait rien à voir avec l’Islam, mais qu’elle était plus comparable à l’adoration des idoles.

Il est connu de façon élémentaire que le Prophète (r) n’a jamais légiféré à sa communauté d’invoquer qui que ce soit parmi les morts : Prophètes, gens pieux, etc. ni à travers la formule d’el istighâtha (appel au secours) ou autre ni à travers la formule d’el isti’âna (appel au soutien) ou autre. Il n’a pas légiféré non plus à sa communauté de se prosterner pour un mort ou en sa direction, etc. Nous savons plutôt qu’il (r) a formellement interdit ce genre de pratiques qu’il a jugées comme relevant de l’association interdite par Allah et Son Messager.

Néanmoins, en raison de l’ignorance prépondérante, du nombre restreint de personnes initiées aux traces de la Prophétie parmi les dernières générations, nous ne pouvons pas condamner facilement les gens d’apostats pour ces raisons ; pas avant de les avoir mis au courant des enseignements du Messager stipulant la non-pertinence de leurs pratiques. C’est pourquoi, je n’ai jamais démontré ce point à des personnes imprégnées de l’Islam sans qu’elles ne se remettent en question en disant : c’est le principe même de la religion. Certains grands doyens expérimentés parmi nos amis disaient : c’est la plus grande chose que tu ais pu nous expliquer, car ils avaient pleine conscience que cela concernait le principe élémentaire de la religion. »[13]

‘Abd e-Latîf a fait plusieurs fois le commentaire de ce passage dans ses ouvrages. Il souligne que Sheïkh el Islam n’a pas kaffar certains de ses contemporains, qui pourtant étaient des savants, car à ses yeux, la preuve céleste n’avait pas été établie contre eux. Ce qui démontre que l’Islam était devenu étranger pour beaucoup de gens à son époque.[14] Il explique également que les plupart des savants accordent à ibn Taïmiya en gros que le Législateur ne tient pas rigueur des erreurs commises avant la transmission du message. Il va sans dire qu’après l’iqâma el hujja, il n’y a plus de contestation possible. Il existe même un consensus sur la question.[15] En revanche, il s’est abstenu de kaffar les ignorants parmi les adorateurs des tombes qui n’avaient pas été prévenus.[16] S’ils refusent de se repentir après avoir eu les preuves en main, ils sont coupables d’apostasie qu’il incombe de réprimer par les armes.[17]

Sulaïmân ibn Sahmân explique quant à lui, que Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb n’a rien inventé en faisant sortir de la religion ceux qui enfreignent le premier principe de l’Islam, l’unicité, à condition qu’ils aient reçu la hujja.[18] Il préconise notamment de ne pas affronter les gens avec des invectives du genre « hé mécréant ! ». La prédication réclame en effet d’être sage et de prodiguer le beau sermon, du moins pendant la phase où les musulmans sont faibles. Cependant, il ne faut pas en faire une constante. Dès qu’ils sont suffisamment forts, autour d’un État, et que la prédication s’est propagée, le comportement sera différent, comme en témoigne la biographie du Prophète (r) et de ses Compagnons.[19] Il n’est pas pertinent, selon lui, de taxer quelqu’un de kâfir ou de jahmî, avant l’iqâma el hujja.[20]

Il rapporte également un long passage de tarîq el hijrataïn dont nous avons parlé dans Éclaircissement, et qui pose la lumière sur les différentes formes de suivisme aveugle. Puis, il conclu avec une citation de son Sheïkh ‘Abd e-Lâtîf que voici : « … ibn el Qaïyim fait uniquement exception à ceux qui n’ont pas accès à la vérité, bien qu’ils la recherchent activement. C’est de ces derniers dont fait allusion les textes des grands spécialistes comme Sheïkh el Islam et son élève. »[21]

[1] Dhiyâ e-Shâriq (p. 371-372).

[2] El matlab el hamîd (p. 71).

[3] E-durar e-saniya (10/391).

[4] Idem. (10/93-95)

[5] Voir : fatâwâ wa masâil comprise dans majmû’ muallafat e-Sheïkh (2/3/21-22).

[6] Voir : sitta mawâdhi’ min e-sîra.

[7] Voir : e-rasâil wa e-shakhsiât comprise dans majmû’ muallafat e-Sheïkh (3/2/116).

[8] E-durar e-saniya (1/334-336).

[9] Voir : misbâh e-zhalâm (p. 367-379).

[10] Idem. (p. 324-325).

[11] Poète soufi ultra hanbalite (m. 656 h.).

[12] Maitre soufi ultra malékite (m. 656 h.).

[13] El istighâtha (2/731).

[14] Voir : e-durar e-saniya (1/417-418).

[15] ‘Abd e-Latîf rapporte le consensus dans e-durar e-saniya (1/467-468).

[16] Voir : misbâh e-zhalâm (p. 324-325).

[17] Voir : e-durar e-saniya (1/427).

[18] Voir : e-dhiyâ e-shâriq (p. 161-162).

[19] Voir : kashf e-shubhataïn (p. 28).

[20] Idem. (p. 33-34).

[21] Idem. (p. 85-90).

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Publié par mizab
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commentaires

'Abde AsSalam abou Yahya alFranssy 29/08/2014 18:02

Voici un blog pour mieux comprendre l'islam:
http://vers-le-firdaws.blogspot.com/
Aussi sur le catholicisme, sur qui est le Messie, ce qu'Allah attend de nous et qui est Satan.
Bonne lecture. C'est simplifié pour les francophones.

mizab 29/08/2014 21:52

jazakom Allah kheir !

Ali91 09/06/2014 11:37

Salam alikoum wa rahmat Allah.

Je viens de lire ton articile " les wahabites taxent t'il de mécreants ...".
BarakAllah oufik, j'en ai beaucoup profité.

A la lecture de cette article, je pense que ce qui est le plus difficile dans l'établissement de la preuve. C'est évaluer si la personne sur qui le savant établit la preuve a la capacité ou pas de comprendre. Ce n'est peut etre pas le fait d exposer simplement les preuves.

En effet, je pense que les savants savent exposer les preuves, vu qu'ils ont une bonne croyance. la principale difficulté ne serait pas finalement de savoir si la personne est excusable ou pas ?

Wa salam alekoum wa rahmat Allah.

Ali91 08/06/2014 15:49

Salam alikoum,

barakAllah oufik.

j'ai pris connaissance d'une fatwa du cheikh Albani ( qu'Allah lui fasse miséricorde) sur ce site : http://www.islamsounnah.com/letablissement-de-la-preuve-iqamat-al-houjja-sheikh-al-albani/

le cheikh Albani nous explique que pour établir la hujja :

il faut dans un premier temps que celle ci soit établi par un savant du Livre et de la sunna et que celui ci s'exprime clairement dans la langue de la personne sur qui est établi la preuve.

Et dans un deuxième temps, il faut que la personne ai "la capacité de comprendre" la hujja.

Ensuite le cheikh dit que cela lui parait difficilement imaginable que ces deux conditions se réunissent chez les deux individus.

Pourquoi cela semble difficile au cheihk ? veut il dire par la que la personne doit prendre conscience de son erreur ?
Par ce que si la personne n'a pas besoin de prendre conscience de son erreur.
Où se trouve la difficulté évoqué par le cheikh ?

dans cette article, tu nous informes que ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân nous enseigne que :
"il n’est pas nécessaire pour l’iqâma el hujja qu’un cas particulier ait conscience d’aller à l’encontre de la vérité"

Où se trouve donc la difficulté à exposer les preuves ? je ne saisis pas vraiment.

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BarakAllah oufik.

Pour info, je ne sais pas si tu as vu mais j'ai posté un commentaire sur tashri (partie 3)
Je suis toujours en attente d'une réponse.

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BarakAllah oufik ! salam Alikoum.

Ali91 08/06/2014 16:57

wa jazaka.

Pas de souci. j'attendrais ton retour inchAllah.

mizab 08/06/2014 16:48

wa 'aleikom salem wa rahmat Allah !

Je suis actuellement en voyage et devrais être disponible à partir du 11 juin, in sha Allah !

jazaka Allah kheir pour ta compréhension !

Mohamed 16/04/2014 20:13

Allahi barik fik. Excellent.