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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 19:31

La conception de la foi chez l’Albani

(Partie 6)

La variation de la foi chez les ash’arites

Les ash’arites sont conformes au crédo murjites selon lequel la foi ne peut ni monter ni descendre. C’est ce qui les pousse à dire que la soumission aux commandements divins (faire les interdictions et renoncer aux interdictions) ne relève pas de la foi. Sinon, cela reviendrait à la croyance kharijite qui fait sortir les désobéissants de l’Islam. À leurs yeux, la foi est une et indivisible. Autrement dit, tous les croyants (anges, prophètes, pieux, pervers, etc.) ont le même niveau de foi.[1]

Certaines grandes références, à l’image d’el Baqillânî, émettent toutefois une nuance. Il existe certes une distinction entre les croyants, mais uniquement au niveau des actes, non au niveau de la foi.[2] Certains ash’arites se rendirent compte de l’impertinence de leur tendance. Comment peut-on comparer le plus pervers des musulmans avec Mohammed le sceau des prophètes (r) ? La parade fut de dire que le Messager (r) se distingue des autres hommes grâce à la constance et à la pérennité de son tasdîq. En cela, sa foi est meilleure que les autres qualitativement et quantitativement. Sur les traces d’el Qalânîsî, Abû el Ma’âlî ne voit pas d’inconvénient à dire que la foi augmente et diminue, si on entend par là, les actes d’obéissances.[3] Il va sans dire que cette justification frôle l’absurde.[4]

Notons que l’imâm fondateur est revenu à la fin de sa vie à l’opinion des traditionalistes disant que la foi monte et descend, comme nous l’avons vu précédemment.[5]

L’abandon de la prière

Selon Sheïkh el Barrâk, il s’agit de ne jamais prier, sauf pour ne pas embarrasser les autres, ou par peur, voire par honte, quitte à la faire sans ablutions. Cet abandon remet littéralement en question l’adhésion à son caractère obligatoire. Il incombe donc de distinguer entre plusieurs formes d’abandon (tark). Les savants traditionalistes divergent, en effet, sur cette question. Il existe plusieurs cas de figure. Il y a l’abandon occasionnel dans le sens où l’individu n’est pas assidu à la prière ; il lui arrive, par négligence ou fainéantise d’en rater quelques-unes. Il y a le cas, comme nous l’avons vu, de celui qui ne daigne jamais prier. C’est à la lumière de cette distinction entre les cas qu’il incombe de lire la divergence sur le sujet. Quand certains savants mettent au compte de l’apostasie l’abandon de la prière, ils font allusion à l’abandon total, non occasionnel. L’abandon total est lié à l’i’râdh kullî (se détourner totalement de la religion) qui est encore une autre annulation de l’Islam. L’abandon de la prière est une forme particulière d’i’râdh, soit de se détourner totalement de la prière. Un même individu peut s’en détourner totalement, mais tout en observant le jeûne qui est un rituel collectif dans le sens où on se réunit pour manger ou autre.

Quoi qu’il en soit, trois tendances se dégagent sur la question. La grande majorité des savants ne kaffar pas târik e-salât, mais sans préciser à partir de quelle limite ils se basent. Pour certains, il suffit de rater volontairement une seule prière pour devenir apostat. Pour d’autres, à l’inverse, il suffit de reconnaitre son aspect obligatoire pour rester musulman. Les derniers coupent la poire en deux et distinguent entre l’abandon partiel qui ne rend pas apostat, et l’abandon total qui fait sortir de l’Islam. Ibn Taïmya se « rallie » à cette dernière tendance qui fait la différence entre ne jamais prier et ne pas être assidu à la prière, comme c’est le cas de la plupart des gens.[6] Il nuance entre l’abandon et le manque d’assiduité, de ponctualité, et d’observance rigoureuse.[7]

L’avis de l’Albanî

Comme le souligne Sheïkh el Barrâk, ibn Taïmya coupe la poire en deux et distingue entre l’abandon partiel et total de la prière.[8] Sheïkh el ‘Uthaïmîn, notamment rejoint cette opinion,[9] qui est également celle de Mohammed ibn Ka’b el Qurtubî, d’ibn Zaïd, de Suddî, et de Tabarî.[10] Or, contre toute attente, Sheïkh el Albanî dit exactement la même chose. Il cautionne, entre autres, la parole d’ibn Taïmiya dont nous venons de donner la référence.[11] Il souligne que cette tendance réfute celle qui kaffar l’abandon ne serait-ce que d’une seule prière.[12] Safar el Hawâlî, qui malheureusement n’est pas le seul, percevait mal la vraie position du Sheïkh. Il lui impute l’idée que l’intercession du jour du jugement dernier englobera ceux qui n’ont jamais prié de leur vie. Sheïkh Nâsir ne manqua pas de corriger la chose en rappelant qu’il faisait uniquement allusion à l’abandon mu par la fainéantise, non l’abandon total qui exprime, en réalité, la non-adhésion du cœur, comme nous l’avons vu avec les explications de Sheïkh el Barrâk.[13] Mieux, il accorde à ce même D. Safar l’explication qu’il emprunte à ibn Taïmiya et qui distingue entre l’abandon partiel et total.[14]

L’auteur de Zhâhirat el irjâ récidive lorsqu’il condamne à l’irja les savants, à l’instar de Sheïkh el Albânî, qui ne taxent pas de mécréants celui qui ne fait pas la prière (târik e-salât), sans renier son aspect obligatoire ni l’autoriser moralement (istihlâl), et cela sous prétexte notamment de contredire le consensus des Compagnons. Au meilleur des cas, ils seraient influencés par l’irja.[15] Or, comme le souligne ibn Taïmiya, les fagih qui sont influencés par l’irja sont ceux qui ne considèrent pas apostat celui qui refuse de prier sous la menace de l’épée.[16]

Le D. Safar lui-même le reconnait dans son même livre,[17] et… Sheïkh el Albânî.[18] En sachant que certains grands légistes à l’image d’ibn Qudâma notent qu’il existe une divergence sur la question entre les savants traditionalistes eux-mêmes. Il impute cette opinion à ibn Batta, et dit même que c’est celle de la plupart des savants des quatre écoles.[19] E-Nawawî, quant à lui, attribue cette tendance à la majorité des savants.[20] Abû el Faraj el Maqdîsî va plus loin en rapportant l’unanimité des savants de son école sur la question.[21] Est-ce que tous ces gens-là sont des murjites ou bien sous leur l’influence Mr. Safar ?

Il est vrai que les murjites rejoignent certains traditionalistes sur la question de l’abandon de la prière, comme le fait remarquer ibn ‘Abd el Barr, à la différence que pour ces derniers la foi est composée des paroles et des actes et que târik e-salât n’a pas une foi parfaite.[22] El Albânî établit que son cas est très grave et qu’il peut atteindre le degré de kufr.[23]

En explication au hadîth « Cinq prières dans un jour et une nuit… »[24], Ibn ‘Abd el Barr établit : « Il démontre notamment qu’un musulman ne faisant pas la prière est sous la Volonté divine. La condition, c’est qu’il soit monothéiste, qu’il croit, donne foi et reconnait les enseignements apportés par Mohammed (r), même « sans fournir d’acte ». Ce passage réfute les mu’atazilites et les kharijites toute tendance confondue. Ne vois-tu pas qu’en reconnaissant l’Islâm au moment d’y adhérer, on devient musulman avant même de devoir faire la prière et le jeûne du ramadhân. Il a ainsi fourni la reconnaissance verbale, la croyance, et la résolution intérieure. D’un point de vue purement théorique, la seule façon de le renvoyer à la mécréance, c’est de lui enlever la chose par laquelle il est devenu musulman. Autrement dit, en reniant ce qu’il a cru et reconnu. »[25]

Un grand nombre des savants des quatre écoles ne considère pas apostat celui qui refuse de prier sous la menace de l’épée

Dans une fatwâ, Sheïkh Sâlih e-Luhaïdân fait état de cette divergence :

Question : aux yeux de certains, quelqu’un qui ne fait pas la prière est un mécréant, sans savoir s’il est ignorant ou non. Si vous pouviez nous donner plus de détails sur la question, qu’Allah vous garde !

En réponse : nul doute que celui qui s’entête à ne pas faire la prière n’est pas musulman, conformément aux paroles du Prophète (r) disant : « La prière est le pacte qui nous distingue des non-musulmans ; celui qui la délaisse aura mécru. »[26] Les tabi’îns disaient également qu’aux yeux des Compagnons de Mohammed (r), aucune négligence des obligations religieuses, en dehors de la prière, n’était considérée comme un acte de mécréance.[27]

Ainsi, négliger la prière est un acte de mécréance. Les savants qui parlent de l’attestation de foi, ajoutent à cela la prière et l’aumône légale. C’est en réunissant ces trois piliers de l’Islam qu’une personne immunise son sang et ses biens. Si l’un de ses trois piliers n’est pas fourni, on ne jouit plus de ce privilège. Certaines tribus arabes refusèrent de verser la zakât qu’ils considéraient comme un tribut. Dès lors, les Compagnons jugèrent à l’unanimité qu’il fallait les combattre et mater la campagne d’apostasie. Ces derniers montèrent des expéditions qui portèrent le nom de hurûb e-ridda (campagnes d’apostasie).

Quiconque renie la zakat en disant qu’elle n’existe pas (ou qu’il n’y est pas astreint ndt.), ou qui refuse de prier est un mécréant. En revanche, si, bien qu’il reconnaisse le statut obligatoire de la prière, il ne se résigne pas à prier, ce cas de figure est différent. Les savants divergent sur le fait de savoir si son apostasie est constatée sur le champ ou bien après un délai de trois jours. Délai après lequel il est mis à mort. La divergence porte sur les raisons qui motivent la peine capitale : est-ce en raison de son apostasie ou bien est-ce une simple punition corporelle ? S’il s’agit d’une apostasie, il ne pourra pas léguer ses biens à ses héritiers (femmes, enfants, proches), mais s’il s’agit d’une simple punition corporelle, ils pourront jouir de ce droit. Quoi qu’il en soit, dans tous les cas, il mérite la peine de mort à l’unanimité des savants. Le Prophète (r) informe à ce sujet : « Le sang d’un individu musulman est sacré sauf dans trois cas : s’il commet l’adultère, s’il commet un meurtre, ou s’il délaisse sa religion. »[28]

La peine capitale appliquée contre celui qui néglige sciemment la prière concerne le troisième cas. Soit, s’il délaisse sa religion en raison de sa mécréance.

Fin de citation.

La question qui se pose d’elle-même ici est : est-ce qu’on peut dire que tous les savants qui ne vouent pas à la mécréance celui que refuse prier sous la menace de l’épée, rejoignent les murjites sans faire partie d’eux ou qu’il ne convient pas de parler sur les morts ?

Par ailleurs, bon nombre de savants ne vouent pas à l’apostasie celui qui ne fait pas la prière. Il y a notamment e-Zuhrî, Abû Hanîfa, Mâlik, e-Shâfi’î, même Ahmed selon l’une de ses tendances, Abû Thawr, Abû ‘Ubaïd, ibn Batta, el Muwaffaq ibn Qudâma el Maqdîsî, et son neveu Abû el Faraj, ibn ‘Abd el Barr, Abû Mohammed e-Tamîmî, e-Nawawî, ibn Hajar, ibn e-Salâh, el Qurtubî, e-Tabarî, e-Safârînî, etc.[29]

Indépendamment de savoir de quelle côté penche la vérité, il faut garder à l’esprit que de nombreux savants notent la divergence sur la question (el Marwîzî, e-Sabûnî, Abû Bakr el Ismâ’îlî, ibn ‘Abd el Barr, ibn Taïmiya, Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb, son petit-fils ‘Abd e-Rahmân ibn Hasan, son arrière petit-fils ‘Abd e-Latîf ibn ‘Abd e-Rahmân, et d’autres savants de aimma e-da’wa comme ibn Mu’ammar, et plus tard ibn Bâz, ibn ‘Uthaïmîn, el ‘Abbâd, une fatwa de la lajna e-dâima, etc.).

On a beau dire qu’un consensus des Compagnons est rapporté sur la question, mais ce n’est pas le genre de consensus qui remet en question l’appartenance au traditionalisme pour celui qui le déroge. Étant donnés notamment, et sans entrer dans les détails, qu’en plus du fait qu’il est discutable, de nombreux exemples dans la pratique démontrent que les consensus revendiqués par certains légistes ne sont pas toujours pris en compte par les savants.

Le pire, c’est qu’une secte kharijite du nom d’el Mansûriya taxe de murjites les savants qui ne condamnent pas à l’apostasie celui qui délaisse la prière sans renier son aspect obligatoire, car cela implique de dire que la foi est composée du qawl sans le ‘amal.[30]

Retour à Safar el Hawâlî

Pour notre spécialiste en ‘aqîda, la tendance qui ne kaffar pas l’abandon de la prière puise ses racines dans l’avènement de l’irja. À ses yeux, certains adeptes des grands légistes la reprirent à leur compte sans vraiment connaitre son origine.[31]

Les premiers balbutiements de l’irja se firent ressentirent dans la deuxième partie du premier siècle, après la mort d’ibn el Ash’ath, en réaction au kharijisme, à la fin des années 70 plus exactement.[32] La plupart de ses premiers adeptes venaient de Kûfa, mais ils ne comptaient pas parmi les élèves d’ibn Mas’ûd ni de l’Imam Ibrahim e-Nakha’î.[33] Or, à cette même époque, des grands tâbi’îns comme ‘Omar ibn ‘Abd el ‘Azîz et Ibrahim e-Nakha’î lui-même ne vouaient pas à l’apostasie celui qui ne faisait pas la prière.[34] Plus tard, comme le rapporte el Marwazî avec une chaine narrative authentique, e-Zuhrî reprit cette tendance à son compte.[35]

Les adeptes de ces légistes sont Mâlik, e-Shâfi’î et Ahmed, selon l’une de ses tendances. Qu’en pensez-vous D. Safar ?

Or, s’il est vrai que certains traditionalistes arrivent à la même conclusion que les murjites, sur cette opinion, il faut savoir, comme nous l’avons vu avec les paroles d’ibn ‘Abd el Barr, qu’ils ont un raisonnement différent. Ce sont les textes qui leur ont permis de trancher sur la question, rien d’autres. Le problème serait de s’accorder avec les murjites sur une opinion sans se baser sur aucun texte…

C’est pourquoi, en réponse à Safar el Hawâlî, Sheïkh el Albani s’offusque : « … Crains Dieu ! Contrairement à moi, les murjites disent que la prière ne fait pas partie de la foi. »[36]

Ainsi, pour reprendre les paroles de Sheïkh el ‘Uthaïmîn, celui qui accuse Sheïkh el Albânî d’irja, soit il ne connait pas l’homme soit il ne connait pas l’irja ![37]

Fa man ya’lam hujjatun ‘alâ man lam ya’lam !

Wa el ‘ibratu bi e-dalîl

Par : Karim Zentici

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[1] Majmû’ el fatâwâ (12/470-471).

[2] Majmû’ el fatâwâ (7/408).

[3] Majmû’ el fatâwâ (7/153) ; voir : el irshâd d’el Juwaïnî (p. 336).

[4] Majmû’ el fatâwâ (7/153).

[5] Voir également : el ibâna (p. 39), et maqâlât el islâmiyîn (1/347, 350).

[6] Voir : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (22/49, 22/61).

[7] Voir : http://mizab.over-blog.com/article-l-104873059.html

[8] Voir également : majmû’ el fatâwâ d’ibn Taïmiya (7/617).

[9] E-sharh el mumta’ (2/26).

[10] Voir : tafsîr e-Tabarî (8/355) et tafsîr ibn Kathîr (p. 921).

[11] E-durar el mutalâima (p. 133-134).

[12] E-durar el mutalâima (p. 133-134).

[13] E-durar el mutalâima (p. 126, et 151).

[14] E-durar el mutalâima (p. 127-128).

[15] Zhâhirat el irjâ (2/651 et 657).

[16] Voir : majmû’ el fatâwa (1/615-616), (7/219) et (22/47-49).

[17] Zhâhirat el irjâ (459-561).

[18] Hukm târik e-salât (p. 38).

[19] El mughnî (1/445-446).

[20] El majmû’ (3/17).

[21] E-sharh el kabîr (3/38).

[22] E-Tamhîd (4/242).

[23] Silsilat el ahâdith e-dha’îfa (1/212-213).

[24] Rapporté par Ahmed (n° 22185).

[25] Voir : hidâyat el mustafid min kitâb e-tamhîd du Sheïkh ‘Atiya Sâlim (3/290).

[26] Rapporté par ibn Mâja (1079), e-Tirmidhî (2621), e-Nasâî (463), et Ahmed (5/346), selon Buraïda ibn el Hasîb (t).

[27] Rapporté par e-Tirmidhî (2622), selon une parole d’Abd Allah ibn Shaqîq el ‘Uqaïlî.

[28] Rapporté par el Bukhârî (6878) et Muslim (1676), selon ibn Mas’ûd (t).

[29] Voir : ta’zhîm qadr e-salât d’el Marwizî (2/956), majmû’ el fatâwa (7/610-611), e-sharh el kabîr (3/38), el mughnî (2/444), etc.

[30] El burhân fî ma’rifa ‘aqâid ahl el adiyân d’Abû el Fadhl ‘Abbâs ibn Mansûr e-Saksakî (p. 95-96).

[31] Zhâhirat el irjâ (p. 418).

[32] Voir : arâ el murjiya fî musannafât ibn Taïmiya qui est une thèse universitaire écrite par le D. ‘Abd Allah e-Sanad (p. 93-101).

[33] majmû’ el fatâwa (13/38).

[34] Hukm târik e-salât d’ibn el Qaïyim. Pour ibn el Mundhir, Ibrahim e-Nakha’î rejoindrait l’autre tendance (voir : kitâb el ishrâf).

[35] Ta’zhîm qadr e-salât (2/957).

[36] Voir : e-durar Voir e-durar el mutalalia (p. 125).

[37] Voir la revue manâbir el huda (2/23-24).

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Publié par mizab
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commentaires

Mohamed 07/02/2015 13:13

Salam 'alaykom wa rahmatollah.

Baraka Lahu fik pour cette nouvelle série d'article!
Allahi ftah 'alayk.



Ps : j'ai un soucis avec ma boite email.

mizab 09/02/2015 06:12

wa 'aleikom salem wa rahmat Allah !

Amin, wa anta kadhalik !

alain 22/01/2015 23:25

As salaamou 'alayka
Mâshaa'a llâh
Concernant l'avis de Albâni rahmiahoullâh : c'est pour ceux qui négligent la prière, ou ceux qui ne prient jamais ? Il parle donc de ceux qui la négligent sans l'abandonner totalement ?

mizab 23/01/2015 11:01

wa 'aleikom salem wa rahmat Allah !

Oui, mais quand bien même, il ne verrait pas le takfir de l'abandon total, cela ne poserait pas de problème, car il y a des cas où des musulmans n'ont jamais prié, comme ce sera le cas à la fin des temps, et comme le stipule le sens littéral du hadith shafa'a !

Ainsi, la chose est élastique et varie en fonction des endroits, des époques et des personnes, mais la règle générale est que le takfir de l'abandon de la prière, selon l'opinion la plus juste concerne l'abandon total, non partiel !

Wa Allah a'lam !