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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 14:37

Le Salafisme

(Partie 2/2)

Ibn Kathîr a dit en exégèse au Verset : (Puis, Il S’est élevé sur son Trône).[1] « Les opinions sont très nombreuses sur la question, mais ce n’est pas l’endroit pour l’expliquer. Néanmoins, il faut suivre dans cette situation la tendance des Pieux Prédécesseurs, celle de Mâlik, el Awzâ’i, e-Thawrî, e-Laïth ibn Sa’d, e-Shâfi’i, Ahmed ibn Ahnbal, Ishâq… »

Définition de la Sunna

S’il est notoire d’appeler les traditionalistes « Salafiyûn », il convient de définir la Sunna (Tradition) dans son sens étymologique (Lughat) et terminologique (Istilâh).

Étymologiquement La Sunna signifie : la voie, la manière de vivre.[2]

Les linguistes ont divergé sur le fait de savoir si d’un point de vue étymologique la Sunna s’emploie pour désigner la bonne voie ou bien concerne-t-elle aussi bien la bonne que la mauvaise voie ? En réalité, au niveau de la langue elle concerne la bonne et la mauvaise voie comme le confirme le Hadith suivant selon lequel le Prophète a déclaré (r) : « Quiconque inaugure dans l’Islam une bonne voie, il en aura la récompense et la récompense de tous ceux qui l’a suivent. Et quiconque inaugure une mauvaise voie, il en supportera le péché et le péché de tous ceux qui la suivent. »[3] Le Prophète (r) a donc fait la distinction entre la bonne et la mauvaise voie.

D’un point de vue terminologique : chaque spécialité (Hadith, Fiqh, Usûl) en a sa propre définition. Or, la Sunna prend un sens plus large pour bon nombre de traditionalistes que les définitions proposées par les Muhaddithûn (ou traditionnistes), les Usûliyûn, et les Fuqahâ (pluriel de Faqîh). Elle englobe en effet tout ce qui est conforme au Coran, à la Tradition du Messager d’Allah (r), et à celle de ses Compagnons que ce soit au niveau du dogme (‘Aqîda) ou du rituel (‘Ibâda) en opposition à l’innovation (Bid’a). On dit ainsi qu’untel adhère à la Sunna lorsque ses actes sont conformes au Livre d’Allah et à la Tradition du Messager d’Allah (r). À l’inverse, on affilie untel à la Bid’a lorsque ses actes ne sont pas conformes au Coran et à la Sunna ou à l’un des deux.

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya –qu’Allah lui fasse miséricorde – a donné l’explication suivante : « Le terme Sunna dans les paroles des anciens englobe le rituel et le dogme. Bon nombre d’auteurs font allusion au dogme dans leurs traités de Sunna. » Il a dit également dans son livre el Hamawiya : « La Sunna correspond aux enseignements du Messager d’Allah au niveau du dogme, de la modération, des paroles, et des actes. »[4] Ibn Rajab –qu’Allah lui fasse miséricorde – affirme dans ce registre : « Bon nombre de savants parmi les dernières générations confinent la Sunna au domaine du dogme étant donné qu’elle est le fondement de la religion et que tout dissident à la Sunna s’expose extrêmement au péril. »[5] Si la Sunna est désignée dans le domaine du dogme (la croyance), elle sous-entend la religion dans son ensemble et non pas la définition qu’en donnent les savants des différentes spécialités. Ibn Rajab a dit notamment : « La Sunna correspond à la voie empruntée ; cela englobe l’attachement aux enseignements du prophète (r) et de ses nobles Khalifes dans les questions du dogme, mais aussi dans les paroles, et les actes… »[6]

Les noms légitimes donnés aux traditionalistes

Appartenir à une chose (Ahl e-Shaï) concerne les gens qui en ont le plus la particularité. On dit dans la langue Ahl e-Rajul pour désigner la famille d’un homme (en sachant qu’elles sont les personnes les plus proches de lui). Ahl el Baït sont les membres d’une maison. Ahl el Islam sont les adeptes de la religion musulmane. Ahl el Madhab sont les partisans d’une école de Figh. Ahl e-Sunna sont donc les gens qui se caractérisent le plus par la Sunna ; ils en sont les plus attachés et les plus fidèles au niveau des paroles, des actes, et de la croyance. Ce terme a pris un sens technique pour désigner deux choses :

  • Au sens large, il englobe tous les membres de la religion musulmane en dehors des Râfidhites (plus communément appelés shiites ndt.).
  • Au sens strict, il désigne les partisans purs de la Sunna, dont la tendance n’est pas souillée par l’innovation. Il exclut ainsi les « gens des passions et de l’innovation » (Ahl Ahwâ wa el Bida’) à l’instar des Kharijites, des Jahmites, des Murjites, des Shiites, etc.

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit à ce sujet : « Le terme Ahl e-Sunna désigne les personnes qui reconnaissent la légitimité des trois premiers Khalifes. Il englobe ainsi toutes les sectes de l’Islam à l’exception des Râfidhites. Il peut par ailleurs désigner les « gens du Hadith et de la Sunna pure ». Il inclut uniquement les personnes qui admettent les Attributs divins, la particularité incréée du Coran, la vision d’Allah dans l’Au-delà, le destin, et les autres points notoires chez les traditionalistes. »[7]

Ahl e-Sunna correspondent ainsi aux Compagnons étant donné qu’ils ont puisé directement du Messager d’Allah (r) les fondements du dogme, mais aussi les questions du rituel. Par conséquent, ils connaissent mieux la Tradition du Prophète (r) et la mettent mieux en pratique que quiconque. Le terme Ahl e-Sunna inclut également les fidèles successeurs des Compagnons, ceux qui se contentent de suivre leurs traces à toutes les époques et dans toutes les recoins du monde, avec à leur tête Ahl el Hadith wa el Athar.

Après l’émergence de l’innovation dans l’Islam, et la multiplication des sectes égarées qui invitent chacune à sa propagande et à ses passions bien qu’ils affichent en apparence leur appartenance à l’Islam, il a fallu pour les gens de la vérité se faire reconnaître par des noms qui les distinguent dans leur essence des innovateurs et des égarés dans le domaine du dogme. Dès lors, plusieurs vocables inspirés de la religion musulmane leur ont été affiliés de façon tout à fait légitime. Nous pouvons recenser notamment : Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a, « le Groupe Sauvegardé » (e-Tâifa el Mansûra), « la Secte Sauvée » (El Firqat e-Nâjiya) Ahl el Hadith wa el Athar, et les Salafistes.

En réfléchissant un peu sur le sens de ces noms, il devient clair qu’ils indiquent tous l’appartenance à l’Islam. Certains d’entre eux puisent directement leur origine dans les Textes, les autres ont été attribués aux traditionalistes en raison de leur parfaite et juste application de la religion. Ils sont dans leur essence, complètement différents des appellations attribués aux innovateurs et de leurs surnoms.

Ceux-ci en effet proviennent soit de l’affiliation à des individus à l’exemple des Jahmites dont le fondateur est Jahm ibn Safwân, des Zaïdites affiliés à Zaïd ibn ‘Ali ibn el Husaïn, des Kullâlbites affiliés à Mohammed ibn Kullâb, des Karrâmites affiliés à Mohammed ibn Karrâm, et des Ash’arites affiliés à Abû el Hasan el Ash’arî. Soit ces noms sont-ils dérivés de l’origine de leur dissidence à l’instar des Râfidhites pour avoir refusé (Rafadha) Zaïd ibn ‘Ali ou pour avoir refusé le Khalifat d’Abû Bakr et de ‘Omar, des Nâsibites pour avoir afficher (Nasaba) de l’animosité envers la famille du Prophète, des Qadarites en raison de leur polémique sur le destin (Qadar), les Sûfi pour avoir porté des vêtements en laine (Sûf), les Bâtinites pour avoir assumé qu’il existe une interprétation ésotérique (Bâtin) et exotérique des Textes, les Murjites pour avoir enlevé (Irjâ) les actes de la définition de la foi. Le nom de certaines sectes s’inspire de leur dissidence du cercle des musulmans au niveau de la croyance ou de l’unité du groupe comme les Kharijites qui se sont révoltés (Khurûj) contre le Prince des Croyants ‘Ali ibn Abî Tâlib (t) ou comme les Mu’tazilites dont le chef Wâsil ibn ‘Atâ s’est retiré (I’tazala) de l’assemblée d’el Hasan el Basrî.[8]

La Salafiya et les Salafiyûn

Par affiliation aux Salaf (les anciens). D’un point de vue étymologique : Salaf est le pluriel de Sâlif qui signifie prédécesseur. Les Salaf correspondent donc à l’ensemble des prédécesseurs comme dans le Verset : (Nous en avons fait des prédécesseurs et un exemple pour les générations suivantes).[9] El Baghawî a dit au sujet de son exégèse : « ... les Salaf représentent les générations précédentes ; Nous les avons fait venir en premier afin que les générations suivantes tirent des leçons de leur exemple. » Ibn el Athîr a dit : « Les Salaf de quelqu’un représentent les personnes qui l’ont précédé dans la mort parmi ses ancêtres et sa famille. C’est pourquoi, les gens de la première époque parmi les Successeurs des Compagnons, furent appelés les Salaf e-Sâlih (les Pieux Prédécesseurs). » Voici donc l’explication de ce terme d’un point de vue étymologique.

D’un point de vue terminologique : plusieurs explications ont été proposées pour définir ce terme dont notamment les définitions suivantes qui sont les plus importantes :

  1. Il correspondrait aux Compagnons exclusivement.
  2. Ou bien aux Compagnons et à leurs Successeurs (Tâbirûn).
  3. Ou encore aux Compagnons, à leurs Successeurs, et aux Successeurs des Successeurs (Tâbirû e-Tâbi’în).
  4. Il correspondrait aussi aux générations avant le cinquième siècle (de l’Hégire). Les partisans de cette opinion prétendent que cette tendance (les Salaf) est délimitée dans le temps à une période déterminée sans pouvoir la franchir. La pensée islamique aurait évolué ensuite sous la conduite de ses adeptes.

Au demeurant, est-il suffisant pour comprendre le terme Salaf, de le définir à travers des périodes déterminées dans le temps ? Si l’on conçoit que ce terme est synonyme d’un point de vue temporel aux trois premières générations comme le dénotent les Hadith délimitant l’âge d’or des musulmans, doit-on ainsi considérer toute personne ayant vécu dans cette période comme un modèle parmi les anciens ? Nul doute que la réponse est non et que cette conception est erronée ! Bon nombre de sectes en effet et de tendances ont vu le jour au cours de cette période. L’éloignement dans le temps n’est donc pas suffisant pour déterminer le concept de Salaf. Il est néanmoins primordial de lier à l’élément temporel, un autre critère et non des moindres. Autrement dit, il est impératif de concorder avec les Textes du Coran et de la Sunna dans la façon de penser. Quiconque s’oppose dans la pensée au Coran et à la Sunna ne peut prétendre être un Salafî, bien qu’il ait pu vivre au sein des Compagnons ou de leurs Successeurs.[10]

Ainsi, la présence d’un individu quelconque à cette époque ne suffit pas pour juger de son adhésion à la tendance des anciens, si ce dernier ne respecte pas fidèlement les deux références scripturaires de l’Islam dans la parole et les actes. Il doit être conformiste non innovateur ! C’est pourquoi bon nombre de savants précisent en désignant les anciens : les Salaf e-Sâlih (les Pieux Prédécesseurs). Les anciens à prendre en référence doivent être reconnus pour leur bon exemple sans n’avoir été condamnés d’innovation, car ces derniers ne sont pas tous des exemples ! Seule l’élite parmi eux constitue la référence. Elle correspond aux Compagnons, aux grandes références parmi leurs successeurs, et leurs successeurs ensuite. Ils sont reconnus pour leur prépondérance et sont célèbres pour leur attachement à la Tradition et pour en être les références.

Ils ont par ailleurs non seulement pris leur distance avec l’innovation, mais ils ont mis la communauté en garde contre ses méfaits. Ainsi, désigner les traditionalistes de Salafîs, ne relève en rien de l’innovation surtout si l’on sait que le terme Salaf correspond exactement à celui d’Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a. Il suffit pour s’en rendre compte de constater que ces deux termes correspondent tout à fait aux Compagnons ; ces derniers sont à la fois les Salaf et Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a.[11]

Les grandes références traditionalistes invitent inlassablement de génération en génération à emprunter le chemin des Pieux Prédécesseurs, à s’y conformer, et à suivre leurs traces. Ils s’inspirent sans cesse dans leur religion et leur croyance des enseignements du Coran et de la Tradition prophétique authentique. S’ils manquent d’éléments, ils puisent ensuite dans les annales certifiées des anciens vertueux parmi les Compagnons, leurs Successeurs, et leurs Successeurs connus pour être les grandes références de la Sunna.

Les traditionalistes ont éprouvé la nécessité d’afficher la tendance des Pieux Prédécesseurs dont personne ne peut douter de la fameuse appartenance à la Tradition. Ce besoin s’est fait ressentir lorsque les gens de l’innovation et de la division ont montré les cornes. Dès lors, différentes sectes ont fait irruption et chacune d’entre elles revendiquait détenir la vérité et s’arrogeait le titre de la « Secte Sauvée ». Elles ne se sont pas gênées pour se référer aux Textes du Coran et de la Sunna afin de justifier leurs opinions. Il leur a suffi pour cela d’interpréter les Textes en les éloignant de leur signification littérale. Ils prétendaient pourtant suivre uniquement le Coran et la Sunna en faisant probablement régner ainsi la confusion dans l’esprit de la plupart des gens. Il a fallu en réponse mettre en avant la tendance des anciens et l’expliquer. C’est pourquoi, les savants parmi les grandes références veillaient à éclaircir aux gens que leur discours sur les questions du dogme correspondait exactement à celui des anciens parmi les Compagnons, leurs Successeurs, et la génération après eux. Le but était de faire savoir qu’il ne fallait pas rattacher à leurs discours ou à leurs principes, toute opinion contraire à la-leur qui relèvent plutôt de la tendance des « gens de l’innovation et de la division ».[12]

Est-il toléré de s’affilier aux anciens et de se faire appeler Salafî ?

Revendiquer le chemin des anciens ou le prêche Salafiste, comme tout le monde le sait, c’est revendiquer le véritable Islam, la Sunna à l’état pure, le retour à la religion comme elle fut révélée au Prophète (r) et comme les Nobles Compagnons (y) l’ont reçu de ce dernier. Nul doute que telle est la véritable prédication et qu’il est tout à fait légitime de s’y revendiquer. Les grandes références de l’Islam ont exercé une grande influence afin de faire revenir les musulmans aux principes de la Sunna et au chemin des anciens dans leurs pratiques. Nous pouvons compter notamment l’Imam des traditionalistes, l’Imam Ahmed ibn Hanbal, l’Imam Abû Bakr Mohammed ibn Ishâq ibn Khuzaïma, l’Imam Abû Bakr Mohammed ibn el Husaïn el Âjurrî, l’Imam Abû ‘Abd Allah ibn Batta el ‘Akburî, l’Imam Abû el Qâsim Ismâ’îl ibn Mohammed el Asbahânî. Ensuite, il y a eu Sheïkh el Islam ibn Taïmiya et son élève l’Imam ibn el Qaïyam. Ensuite, sont venus Sheïkh el Islam Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb, et les « Imams de la Da’wa » après lui. Ceux-ci affrontent en permanence les courants hérétiques qui transgressent ces principes.

Ces efforts ont permis de maintenir une orientation salafiste à travers l’histoire qui puise les fondements de sa religion et de sa croyance aux sources de l’Islam issues du Coran, de la Sunna, de la biographie des anciens en partant des Compagnons pour remonter à leurs Successeurs, et à leurs Successeurs ensuite ; ces trois générations sont reconnues pour leur prépondérance. Ce prêche à l’originalité de lutter contre les courants innovateurs qui n’ont pas observé ces fondements. À l’époque contemporaine, des savants honorables connus pour leur attachement à la Sunna et pour en être les défenseurs, ont utilisé ce surnom. Nous pouvons citer comme exemple Sheïkh ‘Abd e-Rahmân el Mu’allimî (m. 1386 h.), Sheïkh ‘Abd el ‘Azîz ibn ‘Abd Allah ibn Bâz, le savant érudit Sheïkh Mohammed Nâsir e-Dîn el Albânî, l’érudit Sheïkh Sâlih ibn Fawzân el Fawzân, etc. Tous ses Sheïkh honorables et tant d’autres ne voient pas d’inconvénient à utiliser les termes Salafî ou Salafiya ou Salafiyûn ; ceux-ci correspondent à emprunter le chemin des anciens.

Or, certains écrivains contemporains qui ont traité des tendances islamiques ont fait le constat suivant : « Les Salafiûn suivent ceux qui les ont précédés parmi les grandes références » Ils adhèrent à une certaine tendance qui s’est distinguée par ce nom. Parmi ces auteurs, nous pouvons compter Mohammed Abû Zahra, Mustafâ e-Shak’a, Mohammed ibn Sa’îd el Bûtî, etc. Tous ces auteurs l’ont tous considéré comme une certaine tendance qui s’est distinguée par ce nom. Certains ont succinctement évoqué l’évolution historique de cette tendance. Ils prétendent qu’elle est dans la continuité de l’école d’Ahmed ibn Hanbal. Elle se serait revivifiée à l’époque d’ibn Taïmiya puis à celle de Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb. Ils assument aussi qu’à l’origine ce surnom a été baptisé par les Salafî eux-mêmes. Certains d’entre eux comme le Docteur Mohammed ibn Sa’îd Ramadhân el Bûtî pensent que la voie Salafîste est une étape ponctuelle (temporaire) et non une tendance islamique dans le sens propre du terme.

Quoi qu'il en soit, peu importe si vraiment les prêcheurs traditionalistes se sont fait appeler ainsi ou bien si ce surnom leur est venu d’ailleurs pour, par la suite, leur être ainsi attaché. L’essentiel, c’est que personne parmi les grandes références du passé ou parmi les adhérents contemporains à cette tendance n’a exprimé d’opposition à cette appellation, ou n’a fait de remarque au sujet de ce surnom. Au pire, il est tout juste autorisé de se dénommer ainsi, car le choix d’une telle affiliation relève du vocabulaire, alors que le vocabulaire ne doit pas principe être sujet à la controverse.[13] En outre, Il faut retenir le sens et la réalité des choses non le nom qu’on leur donne. Nous avons précédemment évoqué que le sens de ce terme c’est de suivre le chemin des Pieux Prédécesseurs. Il n’y a donc aucune différence entre se faire appeler Salafî ou s’affilier à Ahl e-Sunna comme nous l’avons déjà vu.

Extraits de : Kun Salafiyan ‘ala el Jadda de Sheïkh ‘Abd e-Salâm e-Suhaïmî.

Traduit par : Karim Zentici

[1] El A’râf ; 53 Remarque : il est possible de dire : Il S’est élevé sur/au-dessus de Son Trône (‘Alâ, ista’lâ, et irtafara) ou Il S’est établi sur/au-dessus de Son Trône (Istaqarra). (N. du T.)

[2] E-Nihâya d’ibn el Athîr (409/2) et Lisân el ‘Arab (17/89).

[3] Rapporté par Muslim.

[4] El Hamawiya (p. 2).

[5] Jâmi’ el Ulûm wa el Hikam (p. 249). C’est pourquoi, de nombreux titres d’ouvrages ayant traité de ce sujet, portent ce nom à l’exemple de e-Sunna de l’Imam Ahmed, e-Sunna d’Abû Dawûd e-Sijistânî, e-Sunna d’ibn Abî ‘Âsim, e-Sunna de ‘Abd Allah le fils de l’Imam Ahmed, e-Sunna d’ibn Abî Hâtim e-Râzi, etc.

[6] Jâmi’ el Ulûm wa el Hikam (p. 262).

[7] Minhâj e-Sunna (163/2).

[8] Voir : Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a min Ahl el Ahwâ wa Bida’ de notre frère le cher Docteur Ibrahîm e-Rahaïlî (1/45-46) qui est à la foi très intéressant et très important dans son registre.

[9] L’ornement ; 56

[10] Voir : Wasatiya Ahl e-Sunna baïna el Firaq du Docteur Mohammed Bâ karim (p. 96-101) dont nous avons légèrement modifié l’extrait. Cet ouvrage est particulièrement intéressant.

[11] Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a min Ahl el Bida’ (63/1).

[12] Voir : Wasatiya Ahl e-Sunna baïna el Firaq (p. 101-106) dont nous avons légèrement modifié l’extrait.

[13] Voir : Wasatiya Ahl e-Sunna baïna el Firaq (p. 111) dont nous avons légèrement modifié l’extrait.

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Publié par mizab
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