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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 12:43

 

 

Dialogue sur le ‘udhr bi el jahl dans le shirk akbar III

(Partie 1)

 

El fudhaïl ibn ‘Yiâdh : « Prends le bon chemin, et ne sois pas affligé par le petit nombre qui l’emprunte, et éloigne-toi du mauvais chemin, et ne sois pas impressionné par le grand nombre qui l’emprunte. [El i’tisâm de Shâtibî (1/83).]

 

Louange à Allah le Seigneur de l’Univers ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et tous ses Compagnons !

 

Notre ami nous pond des billets à foison :

https://justpaste.it/zjme

https://justpaste.it/zj0g

https://justpaste.it/zjnt

 

أنا زعيم ببيت في ربض الجنة لمن ترك المراء وإن كان محقاً

 

[Et quand l’exemple d’ibn Mariam fut donné à ton peuple, ils se mirent à le railler • Ils protestèrent : est-ce qu’il vaut mieux que nos divinités ? Ils t’ont donné cet exemple juste pour polémiquer ; ils sont plutôt enclins à la dispute].[1]

 

Selon Abû Umâma (t), avec un hadîth qu’il fait remonter au Prophète (r) : « Chaque peuple qui s’égare de la vérité est enclin à la polémique. » Puis, il récita le Verset : [Ils t’ont donné cet exemple juste pour polémiquer ; ils sont même enclins à la dispute].[2]

 

El Hasan, qui avait entendu un groupe polémiquer, s’exclama : « Quand ces gens-là se sont lassés de l’adoration, ils sont devenus plus enclins à la parole et de moins en moins enclins au scrupule religieux. C’est ce qui les a poussés à parler. »[3]

 

Selon ‘Âisha – qu’Allah l’agrée –, le Messager d’Allah (r) a dit : « Le querelleur acharné est  le pire des hommes auprès d’Allah. »[4]

 

• Récapitulons, ni notre ami ni moi n’avions traduit ce passage qui remet pourtant de fond en comble l’allégation saugrenue dont il se targue encore : « Ces égarés sont coupables d’un acte de shirk n’ayant pas la moindre légitimité. »

 

Ce qui nous donne : « Celui qui invoque un autre qu’Allah ou qui fait le pèlerinage pour un autre qu’Allah est un mushrik (païen) et son acte est du kufr (mécréance). Néanmoins, il est possible qu’il ne sache pas qu’il relève du shirk interdit. Comme c’est le cas de beaucoup de ceux qui ont embrassé l’Islam à l’exemple notamment des tatares. Ces derniers avaient des idoles qu’ils encensaient et vers lesquels ils se tournaient, mais ils ne savaient pas que cela était interdit dans la religion musulmane. Ils vouaient également le culte au feu, mais ils ne savaient pas que cela tout autant était interdit. La connaissance de nombreuses formes de shirk peut échapper à de nouveaux convertis, qui ne savent pas que c’est du shirk. Ces égarés sont coupables d’un acte de shirk n’ayant pas la moindre légitimité. Néanmoins, ils ne méritent pas le châtiment, pas avant que la preuve céleste ne soit appliquée contre eux… »[5]

 

Dorénavant, j’utiliserais cette citation sous cette forme, et j’en remercie notre ami. Ainsi, ce passage s’inscrit dans le cadre d’une digression pour dire que ces musulmans coupables de paganisme ne sortent pas forcément de l’Islam ; celui-ci se termine par la formule consacrée : « Nous avons développé la question ailleurs. »

 

Puis, ibn Taïmiya reprend le fil de son discours en ces termes : « Wa el maqsûd… » Nous voyons bien que notre ami est peu familiarisé avec son style. En revenant au début du chapitre, soit à peu près cinquante pages plus tôt, nous constatons qu’il réfute el Akhnâî – qui, soit dit en passant, il n’a pas kaffar – qui cautionnait certaines pratiques païennes répandues dans la sphère islamique d’antan.[6]

• Ailleurs, sans n’évoquer les tatares, Sheïkh el Islâm  met exactement en avant cette notion qui fut l’objet de sa digression : « Si quelqu’un se voit établir la preuve céleste contre lui pour avoir commis ce fameux shirk, et qu’ensuite il continue à le faire, il incombe de le mettre à mort et de lui réserver le même traitement que les païens ; il ne faut pas l’enterrer dans un cimetière musulman ni prier préalablement sur lui. Quant à l’ignorant qui n’a reçu aucun savoir (sur le sujet) et qui ne pénètre pas la substance du shirk pour lequel le Prophète (r) fit verser le sang des païens, on ne peut le taxer d’apostat (lâ yuhkam bi kufrihi)... »[7]

 

J’ai emprunté ce passage à Râshid e-Râshid dans son dhawâbit e-takfîr qui a omis un passage disant pourtant la même chose que celui-ci-dessus « surtout dans la mesure où ce genre de shirk s’est répandu dans les rangs des adeptes affiliés à l’Islam. En ayant pour croyance que ces pratiques sont des actes de dévotion et d’obéissance, on est un égaré à l’unanimité des musulmans, et, après iqâma el hujjâ, un mécréant… »[8] C’est la fameuse fatwâ que j’ai postée dans la première partie, et que j’ai traduite en entière plus récemment. Je n’accuse pas non plus e-Râshid de manipuler les paroles d’ibn Taïmiya, mais le fait est que ce passage nous renseigne sans ambages qu’il ne kaffar pas les égarés musulmans coupables d’un acte de shirk, wa bi Allah e-tawfîq !

 

À suivre…

 

 

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

http://www.mizab.org/

 

 

[1] Les ornements ; 58-59

[2] Rapporté par Ahmed (22164), e-Tirmidhî (3253), et ibn Mâja (48).

[3] Rapporté par Abû Nu’aïm dans hiliyat el awliyâ (2/157).

[4] Rapporté par el Bukhârî (2457), et Muslim (2668).

[5] Voir la recension d’e-radd ‘alâ el Akhnâî (p. 206).

[6] J’ai relevé tous ces passages où ibn Taïmiya fait la comparaison entre ces pratiques en vogue à son époque et les coutumes préislamiques :

[ولكن أهل الضلال والجهال] يظنون أن السفر إلى قبورهم من حقوقهم التي تجب على الخلق وأنها من الإيمان بهم.

معلوم أن زيارة القبور بهذا القصد وعلى هذا الوجه ليست من شريعة الإسلام، بل من دين المشركين والمعطلين

هؤلاء الذين يحجون إلى القبور يقصدون ما يقصده المشركون الذين يقصدون بعبادة المخلوق ما يقصده العابدون لله.

 والمشرك يقصد فيما يشرك به أن يشفع له، أو يتقرب بعبادته إلى الله، أو يكون قد أحبه كما يحب الله. والمشركون بالقبور توجد فيهم الأنواع الثلاثة

فكفى بقاض مالكي جهلاً وضلالاً [أن يقول بكفر من قال بقول إمامه وأصحابه، بل كفى بمن قال ذلك جهلاً وضلالاً]

 فليس / فيهم من يجعل أصحاب ذلك القول ممن تنقص الأنبياء أو عاداهم أو عاندهم، بل قائل هذا من أجهل الناس. وهو في هذه المقالة بالنصارى أشبه منه بالمسلمين.

وأما من زار قبره أو قبر غيره ليشرك به ويدعوه من دون الله فهذا حرام كله، وهو مع كونه شركًا بالله فهو ترك لما يجب من حقه صلى الله عليه وسلم، وطلب منه ما ليس إليه بل إلى الله

وأهل البدع والجهل يفعلون ما هو من جنس الأذى لله ورسوله، ويدعون ما أمر الله به من حقوقه وهم يظنون أنهم يعظمونه، كما يفعله النصارى بالمسيح، فيضلهم الشيطان كما أضل النصارى وهم يحسبون أنهم يحسنون صنعًا، والذين يزورون قبور الأنبياء والصالحين ويحجون إليها ليدعوهم ويسألوهم أو ليعبدوهم ويدعوهم من دون الله هم مشركون، وهم إذا قالوا نحن نحبهم فهم إن كانوا صادقين هم يحبونهم مع الله، لا يحبونهم لله، كمحبة أهل الشرك للأنداد

وهؤلاء الذين يعتقدون أن القبور تنفعهم وتدفع البلاء عنهم قد اتخذوها أوثانًا من دون الله، وصاروا يظنون فيها ما يظنه أهل الأوثان في أوثانهم

لا ريب أن أهل البدع يحجون إلى قبور الأنبياء والصالحين، ويزورونها غير الزيارة الشرعية، لا يقصدون الدعاء لهم كالصلاة على جنائزهم، بل الزيارة عندهم والسفر لذلك من باب تعظيمهم لعظم جاههم وقدرهم عند الله، ومقصودهم دعاؤهم أو الدعاء بهم أو عندهم وطلب الحوائج منهم وغير ذلك مما يقصد بعبادة الله تعالى،

هؤلاء الذين يحجون إلى القبور يقصدون ما يقصده المشركون الذين يقصدون بعبادة المخلوق ما يقصده العابدون لله.

منهم يجعل لصاحب القبر نصيبًا من ماله أو بعض ماله، أو يجعل ولده له كما كان المشركون يفعلون بآلهتم.

الذين يحجون إلى القبور هم من جنس الذين يحجون إلى الأوثان. والمشركون يدعون مع الله إلهًا آخر يدعونه كما يدعون الله، وأهل التوحيد لا يدعون إلا الله لا يدعون مع الله إلهًا آخر، لا دعاء سؤال وطلب، ولا دعاء عبادة وتألّه. والمشركون يقصدون هذا وهذا، [وكذلك الحجاج إلى القبور يقصدون هذا وهذا]

[7] Majmû’ el fatâwa (1/113).

[8] Jâmi’ el masâil (3/145-151).

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Publié par mizab - dans Takfir
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