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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 15:56

 

Dialogue entre un quiétiste et un chrétien flic

(Partie 5/3)

 

Les corruptions bibliques couvrent toute la gamme allant des erreurs de copie aux additions et suppressions doctrinalement motivées, aux traductions taillées sur commande et, dans certains cas, à la contrefaçon[1]

 

Selon Isaïe 40 : 8, toute "parole" qui ne "subsistera" pas "toujours" est disqualifiée et considérée comme n’ayant pas été de Dieu.

Comment pouvez-vous dire : " Nous avons la sagesse, car la loi du Seigneur est à notre disposition. " Oui, mais elle est devenue une loi fausse sous le burin menteur des juristes. (Jérémie 8 : 8).

Vous tordez les paroles du Dieu vivant

(Jérémie 23 : 36).

 

Pour commencer, les différents camps théologiques sont en désaccord sur quels livres devraient être inclus dans la Bible. L’apocryphe d’un camp est l’écriture reconnue pour un autre. Deuxièmement, même parmi les livres qui ont été canonisés, les saints textes de sources variées manquent d’uniformité. Ce manque d’uniformité est tellement omniprésent que The Interpreter’s Dictionary of the Bible cite, « On peut dire sans risque de se tromper qu’il n’y a pas une seule phrase dans le NT où la tradition du MT (manuscrit) qui soit totalement uniforme. »[2]

 

Le fait est qu’il y a plus de 5700 manuscrits grecs du Nouveau Testament, entiers ou partiels.[3] En outre, « pas deux de ces manuscrits ne sont exactement semblables dans tous leurs détails … Et certaines de ces différences sont significatives. »[4]

 

Posez en facteur à peu près dix mille manuscrits de la Vulgate latine, ajoutez les nombreuses autres variantes anciennes (i.e. syriaque, copte, arménienne, géorgienne, éthiopienne, nubienne, gothique, slavonique), et qu’est-ce que nous obtenons ? Beaucoup de manuscrits. Beaucoup de manuscrits qui n’arrivent pas à se correspondre en certaines parties et qui se contredisent assez fréquemment. Les érudits estiment le nombre de variantes de ces manuscrits dans les centaines de milliers, certains portant leur estimation à 400 000.[5]

 

Aucun des manuscrits originaux n’a survécu au christianisme des premiers temps.[6]

 

Les plus anciens manuscrits complets (MS. No. 1209 du Vatican et le Codex Syriaque Sinaïtique) datent du quatrième siècle, trois cents ans après le ministère de Jésus. Mais les textes originaux ? Perdus. Et les copies des textes originaux ? Perdues aussi. Nos plus anciens manuscrits, en d’autres mots, sont les copies de copies de copies de copies dont personne ne connaît le nombre, des textes originaux. Pas étonnant qu’ils diffèrent l’un de l’autre.

 

Dans de meilleures mains, les erreurs de copie ne seraient point une surprise. Cependant, force est de constater que ce ne fut pas le cas avec les manuscrits du Nouveau Testament. Durant la période des origines chrétiennes, les scribes n’étaient ni formés ni fiables, ils étaient donc incompétents, et dans certains cas, illettrés.[7]

 

Ceux qui étaient virtuellement incompétent auraient pu faire des erreurs avec les lettres et les mots qui se ressemblent, tandis que ceux qui avaient une ouïe défectueuse, auraient pu errer en enregistrant l’Écriture lors de sa lecture à haute voix. Fréquemment les scribes devaient s’exténuer au travail et ainsi étaient enclins aux erreurs qui habituellement accompagnent la fatigue. Selon Metzer et Ehrman, « Puisque la plupart d’eux (les scribes), sinon tous, auraient été des amateurs dans l’art de copier, un nombre relativement important de fautes s’est glissé dans leurs textes pendant qu’ils les reproduisaient. »[8]

 

Pire encore, quelques scribes ont permis au préjugé `doctrinal d’influencer leur transmission de l’Ecriture.[9] Comme Ehrman l’écrit, « Les scribes qui ont copié les textes les ont changés. »[10] Plus spécifiquement, « Le nombre d’altérations délibérées faites dans l’intérêt de la doctrine est difficile à évaluer. »[11] Et même plus spécifiquement, « Dans le langage technique de la critique textuelle – que je retiens pour ses ironies significatives – ces scribes ‘ont corrompu’ leurs textes pour des raisons théologiques. »[12]

 

Les erreurs ont été introduites sous la forme d’additions, d’omissions, de substitutions et de modifications, le plus communément de mots ou de lignes, mais quelquefois de versets entiers.[13] En fait, « de nombreux changements et additions se sont infiltrés dans le texte, »[14]

avec le résultat que « tous les exemplaires connus du Nouveau Testament sont plus ou moins des textes mélangés, et même de nombreux manuscrits parmi les plus anciens ne sont pas dénués d’erreurs flagrantes. »[15]

 

Dans Misquoting Jesus, Ehrman présente une preuve persuasive que l’histoire de la femme prise en délit d’adultère (Jean 7 :53 – 8 :12) et les derniers douze versets de Marc n’étaient pas dans les évangiles originaux, mais ont été ajoutés par des scribes ultérieurs.[16]

 

En outre, ces exemples « représentent juste deux parmi des milliers d’endroits où les manuscrits du Nouveau Testament devinrent changés par les scribes. »[17] En fait, des livres entiers de la Bible ont été forgés. Ceci ne veut pas dire que leur contenu est nécessairement faux, mais ceci ne veut certainement pas dire qu’il est juste.

 

Alors quels livres ont été forgés ? Ephésiens, Colossiens, 2 Thessalonicens, 1 et 2 Timothée, Tite, 1 et 2 Pierre, et Jude – c’est-à-dire le compte énorme de neuf sur les vingt-sept livres et épîtres du Nouveau Testament – sont plus ou moins douteux.[18]

 

Même les auteurs de l’Evangile sont inconnus. En fait, ils sont même anonymes[19]

 

Les érudits bibliques attribuent rarement, pour ne pas dire jamais, la qualité d’auteur évangélique à Matthieu, Marc, Luc ou Jean. Comme Ehrman nous le dit, « La plupart des érudits ont aujourd’hui abandonné ces identifications, et reconnaissent que ces livres ont été écrits par des Chrétiens autrement inconnus mais relativement instruits, parlant (et écrivant) le Grec, durant la seconde moitié du premier siècle. »[20]

 

Graham Stanton renchérit : « Les évangiles, contrairement à la plupart des œuvres écrites gréco-romaines, sont anonymes. Les titres familiers qui donnent le nom d’un auteur (‘L’Evangile selon …’) ne faisaient pas partie des manuscrits originaux, car ils ont été ajoutés seulement au début du second siècle. »[21]

 

De multiples sources admettent qu’il n’y a pas d’évidence, à part des témoignages discutables des auteurs du second siècle, pour suggérer que le disciple Jean était l’auteur de l’Evangile de Jean.[22] Peut-être la plus convaincante réfutation est que le disciple Jean est supposé être mort en ou aux environs de 98 EC.[23] Cependant, l’Evangile de Jean a été écrit vers 110 EC.[24]

 

Alors, quels qu’ils soient : Luc (le compagnon de Paul), Marc (le secrétaire de Pierre), et Jean (l’inconnu, mais certainement pas celui qui a décédé depuis longtemps), nous avons raison de croire qu’aucun des évangiles n’a été rédigé par les disciples de Jésus. À ce sujet, Stanton pose une question qui s’impose : « Est-ce que la décision finale d’accepter Matthieu, Marc, Luc et Jean, était correcte ? Aujourd’hui, on est généralement d’accord que ni Matthieu ni Jean n’a été écrit par un apôtre. Et Marc et Luc ne pouvaient pas être des associés à des apôtres. »[25]

 

Le Professeur Ehrman est plus direct dans son affirmation : Les érudits de la critique sont presque unanimes aujourd’hui à penser que Matthieu n’a pas écrit le Premier Évangile, ni Jean le quatrième, et que Pierre n’a pas écrit 2 Pierre et bien possible, ni 1 Pierre. Aucun autre livre du Nouveau Testament ne prétend être écrit par l’un des premiers disciples de Jésus. Il y a des livres écrits par l’apôtre de Paul, bien sûr. Treize portent son nom dans le Nouveau Testament, dont au moins sept sont acceptés par presque tous les érudits comme authentiques.[26]

 

La critique protestante corrobore ce constat édifiant.[27] Sans n’entrer dans les détails, elle cherche en vain à dissiper plusieurs zones d’ombre à travers une enquête qui ne sera probablement jamais résolue.[28]

 

Bart Ehrman analyse que, je cite : « Il faut tout d’abord remarquer que ces Evangiles […] sont écrits anonymement. Les auteurs ne nous révèlent jamais leur nom. Ces noms, bien sûr, apparaissent dans les titres des Évangiles (L’Évangile selon Matthieu, etc.). Mais ces titres ont été ajoutés ultérieurement, par des éditeurs et des scribes qui souhaitaient informer les lecteurs sur l’auteur qui, selon eux, se cachait derrière ces différentes versions. Il est évident que les titres n’appartiennent pas à la version originale des Évangiles. L’auteur de l’Évangile de Matthieu, quelle que soit son identité, ne l’a pas intitulé Évangile selon Matthieu. La personne qui a choisi ce titre nous indique ainsi qui, à son avis, est l’auteur du texte. On n’a jamais vu un auteur intituler ses ouvrages de la sorte […]

 

De plus, l’Évangile de Matthieu est rédigé d’un bout à l’autre à la troisième personne ; l’auteur décrit ce qu’ « ils » - Jésus et ses disciples – faisaient, jamais ce que « nous » - Jésus et nous tous – faisions. Même dans l’épisode où Matthieu est appelé pour devenir disciple, il est question de « lui », non pas de « moi ». Il suffit de lire le récit (Matthieu 9,9), rien dans le texte ne peut laisser croire que l’auteur parle de lui-même.

 

C’est encore plus clair chez Jean. A la fin de l’Évangile, l’auteur dit ce qui suit au sujet du « disciple bien-aimé » : « C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est conforme à la vérité » (Jean 21,24). Il faut être attentif aux termes employés par l’auteur : il fait la distinction entre sa source d’information « le disciple qui témoigne » et lui-même : « nous savons que son témoignage est conforme à la vérité ». Il et nous : cet auteur n’est pas lui-même le disciple. Il prétend que c’est le disciple qui lui a fourni les renseignements qu’il révèle.

 

Pour ce qui est des autres Évangiles, Marc n’est pas connu comme étant un disciple (c’est plutôt un compagnon de Pierre), pas plus que Luc (un compagnon de Paul, qui n’était pas un disciple non plus). Et même s’ils avaient été des disciples, cela ne garantirait rien en l’objectivité ou la véracité de leurs affirmations. Aucun Évangile n’a été écrit par un témoin direct, et aucun auteur ne prétend l’avoir été. »[29]

 

À suivre…

                     

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

[1] Ehrman, Bart D. Misquoting Jesus and Lost Christianities.

[2] Buttrick, George Arthur (Ed.). 1962 (1996 Print). The Interpreter’s Dictionary of the Bible. Volume 4. Nashville: Abingdon Press. pp. 594–595 (Under Text, NT).

[3] Ehrman, Bart D. Misquoting Jesus. p. 88.

[4] Ibid., Lost Christianities. p. 78.

[5] Ibid., Misquoting Jesus. p. 89.

[6] Ibid., Lost Christianities. p. 49.

Metzger, Bruce M. A Textual Commentary on the Greek New Testament. Introduction, p. 1.

 

[7] Ehrman, Bart D. Lost Christianities and Misquoting Jesus.

[8] Metzger, Bruce M. and Ehrman, Bart D. The Text of the New Testament: Its Transmission, Corruption, and Restoration. p. 275.

[9] Ehrman, Bart D. Lost Christianities. pp. 49, 217, 219–220.

[10] Ibid., p. 219.

[11] Metzger, Bruce M. and Ehrman, Bart D. The Text of the New Testament: Its Transmission, Corruption, and Restoration. p. 265. See also Ehrman, Orthodox Corruption of Scripture.

[12] Ehrman, Bart D. 1993. The Orthodox Corruption of Scripture. Oxford University Press. p. xii.

[13] Ehrman, Bart D. Lost Christianities. p. 220.

Metzger, Bruce M. A Textual Commentary on the Greek New Testament. Introduction, p. 3.

[14] Ibid., p. 10.

[15] Metzger, Bruce M. and Ehrman, Bart D. The Text of the New Testament: Its Transmission, Corruption, and Restoration. p. 343.

[16] Ibid., p. 68.

[17] Ehrman, Bart D. Lost Christianities. pp. 9–11, 30, 235–6.

[18] Ibid., p. 235.

[19] Ehrman, Bart D. Lost Christianities. p. 3, 235. Also, see Ehrman, Bart D. The New Testament: A Historical Introduction to the Early Christian Writings. p. 49.

[20] Ehrman, Bart D. Lost Christianities. p. 235.

[21] Stanton, Graham N. p. 19.

[22] Kee, Howard Clark (Notes and References by). 1993. The Cambridge Annotated Study Bible, New Revised Standard Version. Cambridge University Press. Introduction to gospel of “John.”

Butler, Trent C. (General Editor). Holman Bible Dictionary. Nashville: Holman Bible Publishers. Under “John, the Gospel of.”

[23] Easton, M. G., M.A., D.D. Easton’s Bible Dictionary. Nashville: Thomas Nelson Publishers. Under “John the Apostle.” Goodspeed, Edgar J. 1946. How to Read the Bible. The John C. Winston Company. p. 227.

[24] Goodspeed, Edgar J. 1946. How to Read the Bible. The John C. Winston Company. p. 227.

[25] Stanton, Graham N. pp. 134–135.

[26] Ehrman, Bart D. Lost Christianities. p. 236.

[27] Sous la direction de Daniel Marguerat, Introduction au Nouveau Testament : Son histoire, son écriture, sa théologie, éditions Labor et Fides, 2008, 4ème édition revue et augmentée, p.372-373

[28] Idem. p.373-375

[29] Bart Ehrman, La construction de Jésus : aux sources de la religion chrétienne, éditions H&O, 2009, p.142-143

 

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commentaires

mizab 09/03/2017 21:49

Il y a méprise, j'ai dit que l'allégation suivante est un constat par défaut :

n'oubliez pas que pour le juifs et les chrétiens la Bible n'est pas un livre descendu, c'est un récit humain (et inspiré) de l'Alliance que Dieu fait avec l'homme.

Demain, une citation vous répondra :

la New Catholic Encyclopedia prétend que : « Tous les livres dans le canon sont inspirés, mais le sujet de débat est s’il y a ou s’il pourrait y avoir un livre inspiré qui, à cause de sa perte, n’est pas dans le canon. L’Église n’a pas tranché la question. L’opinion plus générale est que certains livres inspirés ont probablement été perdus. »

Et, après demain, le désert :

Les diverses dénominations chrétiennes ne sont pas même arrivées à un accord sur la définition d’un livre « inspiré » par Dieu. On enseigne aux protestants qu’il y a 66 livres réellement « inspirés » dans la Bible, tandis qu’on enseigne aux catholiques qu’il y en a 73. Cela sans compter les nouvelles sectes chrétiennes et leurs livres plus « modernes », comme les Mormons, entre autres. Durant plusieurs générations, les tous premiers chrétiens ne suivaient ni les 66 livres des protestants ni les 73 livres des catholiques, mais croyaient en des livres qui furent, des années plus tard, reconnus comme des fabrications et des apocryphes.

mizab 09/03/2017 21:44

Ces liens ne représentent pas l'essence de mon propos, mais ils sont annexes, en marge, l'essence est dans mes articles, alors s'il vous reste de l'énergie, réfutez-les, et soyez le bienvenue...

D'autres arguments à charge arrivent d'ici demain, bonne chance !

Et que Dieu nous montre la vérité !

PouletBio 09/03/2017 21:42

Non c'est un constat de fatigue! Mettez des liens pertinents s'il vous plait!

mizab 09/03/2017 20:44

C'est un aveu par défaut, quoi qu'il en soit :

Je vous redirige sur les travaux de ces chercheurs :
John Toland : https://en.wikipedia.org/wiki/John_Toland
Nazarenus: or Jewish, Gentile and Mahometan Christianity...
François Blanchetière (historien) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Blancheti%C3%A8re
''Reconstruire les origines chrétienne : le courant Nazaréen, Bulletin de recherche français à Jerusalem"
Marcel Simon https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Simon_
Ecole Normale Sup (historien)
Raymond Edward Brown (prêtre et grand théologien) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Edward_Brown
Que sait-on du Nouveau Testament ?
qui dit notamment que Paul, Marc, mathieu, Luc n'ont jamais été témoins du ministère de jésus et donc ne l'ont jamais connu...
Bonus
Les travaux/vidéos du Dr Bart Erhman
Dr Jerald Dirks, ex-pasteur durant 43 ans et ayant fait la Harvard Divinity School
Dr Laurence B Brown et son livre "Misgoded"
Les nazaréens : https://fr.wikipedia.org/wiki/Naz%C3%B4r%C3%A9ens

PouletBio 09/03/2017 21:24

Ces liens ne renvoient pas vers des études mais des pages Wiki qui ne reflètent en rien votre propos.
Toland: un panthéiste qui dans "Treatrise of the 3 impostors" accusait le judaîsme, le chritianisme et l'islam de mensonge... (super référence)
Rien dans vos liens qui apporte la moindre information sur les propos de Marcel Simon, de François Blanchetière ou de Reymond Edward Brown.
Je m'arrête-là je suis fatigué de faire des recherches à votre place.
Mettez des liens pertinents vers des articles de fond ou arrêtez de citez des gens sans intérêt.
Merci

PouletBio 09/03/2017 20:17

Je comprends que vous plaidiez à charge puisque le dogme musulman pose la falsification des textes bibliques, mais je ne souhaite pas que vous mourriez idiot, n'oubliez pas que pour le juifs et les chrétiens la Bible n'est pas un livre descendu, c'est un récit humain (et inspiré) de l'Alliance que Dieu fait avec l'homme.
La question de l'authenticité des textes ou de l'histoire de leur canonisation peut commencer à être comprise en lisant les liens suivants:

Formation du canon biblique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_(Bible)

Authenticité des évangiles
http://certitudes.free.fr/nrc15/nrc15046.htm

Authenticité des écrits apostoliques
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtres_de_Paul