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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 17:08

 

Dialogue entre un quiétiste et un chrétien flic

(Partie 5/4)

 

Le commun des chrétiens ignorent ces conflits de clercs

 

Dans son livre Die Religion des modernen Menschen (La Religion des Hommes Modernes), le Docteur Robert Kehl (1914-2001) souligne : « La plupart des partisans de la Bible ont le credo naοf que la Bible a toujours existé sous la forme qu’ils la lisent aujourd'hui. Ils croient qu’à ses origines, elle avait toutes les sections qui renferment les exemplaires dont ils ont à disposition aujourd’hui. Ils ne savent pas – et la plupart d'entre eux ne veulent pas savoir – que pendant environ 200 ans les premiers Chrétiens ne possédaient aucune 'Écriture sainte' en dehors de l'Ancien Testament dont le canon n'avait certainement pas été établi à cette époque ; les versions écrites du Nouveau Testament ont émergé à travers un long processus, en pendant très longtemps, il ne venait à l’esprit de personne de leur conférer le statut d'Écriture Sainte ; avec le temps, la lecture de ces écrits aux congrégations s’ancra dans l’usage, mais ils n’avaient pas encore la même aura que l'Ancien Testament. C’est à la suite de déchirements douloureux au sein de la chrétienté que l’idée de standardiser les textes scripturaires prit forme et s’imposa bientôt dans les rangs. Ce n’est qu’à l’orée du troisième siècle que la notion d’Ecriture Sainte prit naissance. »

 

Joachim Kahl, diplômé en théologie de l'Université Phillips à Marburg a noté que « l'ignorance de la plupart des Chrétiens est due largement à la maigre information fournie par les théologiens et les historiens ecclésiastiques, qui connaissent deux façons de cacher les faits scandaleux de leurs livres. Ils y déforment la réalité à l'opposé absolu ou la cachent. »

 

Hans Conzelmann, Professeur des Études du Nouveau Testament à Tottingen a admis que « la communauté chrétienne continue à exister parce que les conclusions de l'étude critique de la Bible sont en grande partie tenues à l'écart d'eux. »

 

L'altération qu'ont subi les manuscrits de la bible prend parfois des sens parodiques, c'est l'exemple de la page 1512 du codex Vaticanus, ou un scribe correcteur écris un message sur le coté se plaignant du scribe qui a altéré le texte d'Hébreux 1.3

 

« Idiot, fripon, ne pouvais-tu pas laisser l’ancienne écriture sans l’altérer »

 

Le docteur Robert Kehl de Zurich écrit : « Fréquemment le même passage a été 'corrigé' par un correcteur dans un sens et 'recorrigé' immédiatement dans le sens opposé par un autre copiste qui se fiait au point de vue dogmatique de l’école qu’il défendait. »

 

Pour Bart Erhman, Il serait sans doute faux d’affirmer – comme le font parfois certains – que les changements dans nos textes n'ont pas de réelles influences sur ce qu’ils voulaient dire ou sur les conclusions théologiques qu'on peut en déduire. Nous avons vu en fait que c'est juste le contraire qui se passe. Dans certaines instances, le sens dépend entièrement de la manière dont on résout un problème textuel : Jésus était il un homme nerveux ? Etait-il complètement effondré face à la mort ? A-t-il dit aux disciples qu'ils pouvaient boire le poison sans que cela ne leur fasse mal ? Avait-il laissé partir la femme adultère avec seulement un doux avertissement ? La doctrine de La Trinité a elle été citée explicitement dans le Nouveau Testament ? Jésus y est-il nommé le Dieu unique ? Le nouveau testament indique-t-il que même le fils de Dieu ne connait pas quand viendra la fin ? Les questions continuent et continuent...[1]

 

Raymond E. Brown, exégète catholique mondialement reconnu affirme dans son livre « Que sait-on du Nouveau Testament » aux éditions Bayard, p.86 : « Environ trois mille manuscrits du NT grec, copiés entre le IIe et le XVIIe siècle, ont été conservés (en tout ou partie), auxquels il faut ajouter plus de deux mille lectionnaires manuscrits contenant des sections (péricopes) du NT arrangés pour la lecture liturgique depuis le VIIe siècle. Ces témoins du texte NT ne s’accordent pas entre eux sur un grand nombre de points, mais assez peu de ces différences sont significatives. Aucun autographe ou manuscrit original d’un livre du NT n’a été conservé ; les différences se sont produites durant la copie de l’original. Toutes ne sont pas le fait d’erreurs des copistes ; certaines proviennent de changements délibérés. Les copistes en effet se sentaient parfois tenus d’améliorer le grec du texte reçu, de moderniser l’orthographe, d’ajouter des phrases explicatives, d’harmoniser les évangiles, et même d’omettre tel point qui leur paraissait douteux. On pourrait penser que les plus anciennes copies conservées (en tout ou partie) du NT grec sont le meilleur guide pour remonter aux originaux ; mais il n’en va pas nécessairement ainsi. »

 

Westcott et Hort sont les deux critiques du 19ème siècle qui ont corrigé les « erreurs » du texte Reçu[2] selon leurs propres déclarations et celles de leurs partisans en se basant sur les grands onciaux grecs (Codex Sinaiticus, Vaticanus, etc.). Ils ont affirmé que la Bible qui fit surgir la Réforme Protestante fut « un texte corrompu contenant environ 6000 erreurs ».

Il a donc fallut attendre le 19ème siècle pour retrouver la véritable Parole de Dieu, ce qui veut dire que toutes les Bibles qui étaient basées sur le Texte Reçu étaient fausses. Contrairement à l’affirmation de Westcott et Hort, les partisans du texte Reçu ont un avis tout autre concernant la découverte de nos critiques anglais.

 

Concernant le Codex A ou Sinaiticus John William Burgon écrit dans son livre « Unholy hands on the Bible » (Des mains souillées sur la Bible), éditions Lafayette. Indiana : « Le Codex A (Sinaiticus) comporte seulement pour les Évangiles, 1640 variantes (par rapport aux Evangiles canoniques, en usage depuis près de deux milles ans, chez les chrétiens). Le manuscrit pullule d’erreurs de copies, avec des omissions de mots et même de lignes entières ! Uniquement dans les Évangiles, par rapport au texte Reçu, le Codex A, enlève 3455 mots, en rajoute 1265, en substitue 1114 avec d’autres, change l’emplacement des mots dans les phrases à 2299 reprises et en altère 1265. Au total, cela porte les variantes à 8972 unités. Dix correcteurs ont du travailler dessus pour mettre en ordre une partie des erreurs les plus grotesques ! […] Enfin le Codex A inclut l’Epître de Barnabé et le Pasteur d’Arma, qui sont des écrits pleins d’hérésie ! »

 

Barry Burton écrit quant à lui : « Le Sinaiticus est un manuscrit découvert par un certain M. Tischendorf en 1844, dans un tas d'ordures du monastère Sainte-Catherine, près du mont Sinaï. Il contient presque tout le Nouveau Testament en plus d'y ajouter le Berger d'Hermas et l'Épître de Barnabas. Un examen du manuscrit a prouvé que ce dernier était très peu fiable. John William Burgon a passé des années à étudier chaque manuscrit disponible du Nouveau Testament. À propos de Sinaïticus, il écrit: « À plusieurs occasions, on a retiré sans précaution 10, 20, 30, 40 mots. Des lettres, des mots et même des phrases complètes ont souvent été écrites deux fois, ou encore commencées pour être aussitôt annulées ; cette erreur grotesque par laquelle une clause est omise parce qu'elle se termine par les mêmes mots que la clause précédente, ne survient pas moins que 115 fois dans le Nouveau Testament. » Non seulement il a fallut attendre le 19ème siècle pour retrouver la Parole de Dieu, mais en plus de cela on la retrouve dans les poubelles…

 

John William Burgon avait même écrit à ce sujet : « Il m’est impossible de croire que la promesse de Dieu a tellement manquée, qu’à la fin de 1800 ans, il fallut que le texte de l’Evangile soit cueilli d’un panier à ordures du Couvent de St. Catherine par un critique allemand ! » Barry Burton ajoute : « En plus de tout cela, on a omis 237 mots, 452 paragraphes et 748 phrases entières des Évangiles seulement. Le Vaticanus était à la disposition des traducteurs de la bible "King James" (américaine) qui ne l'ont pas utilisé, puisqu'ils le savaient non fiable. »

 

Concernant le Codex B ou Vaticanus John William Burgon écrit dans son livre « Unholy hands on the Bible » (éditions Lafayette. Indiana) ceci : « Le Codex B (Vaticanus) quant à lui, comporte 589 variantes uniquement dans les Évangiles. Comparé avec le texte Reçu, le Codex B, omet 2877 mots, en remplace 935, en ajoute 526, change de place 2089 mots et en modifie 1132, soit un total de 7578 variantes. Le Codex B est très proche du Codex A, ce qui concerne les passages emprunts d’hérésie contre la personne de Jésus-Christ. En plus de tout cela, que penser des savants anglais Westcott et Hort qui ont déclaré que le Codex Vaticanus était la quintessence du « Texte Pur », privé d’influence et égal à l’original ? »

 

Mais voici aussi le constat établi par le révérend D. A. White, qui écrit (en page 41 de son livre "Defending the King James Bible") : « Le texte de Westcott et Hort modifie le Texte Reçu en plus de 5 600 endroits… Mon compte personnel remonte au 2 août 1984 et, au moyen du NOUVEAU TESTAMENT GREC de Scrivener, j'ai relevé 5 604 modifications apportées au Texte reçu par Westcott et Hort dans leur Nouveau Testament grec. De ces 5 604 modifications, j'ai noté :

1 952 omissions (35 %), 467 ajouts (8 %), 3 185 modifications (57 %).

 

À ces 5 604 endroits où on notait des modifications, on avait ajouté 4 366 mots, ce qui porte à 9 970 le nombre de mots grecs. C'est donc dire que dans un texte grec de 647 pages (p. ex., le texte de Scrivener), cela représente en moyenne des modifications à 15,4 mots par page du Texte Reçu. »

 

Matthieu 5.17. Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes. Je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

18 En vérité je vous le dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota, pas un seul trait de lettre de la loi ne passera, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

19 Celui donc qui violera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux, mais celui qui les mettra en pratique et les enseignera, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.

20 Car je vous le dis, si votre justice n’est pas supérieure à celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

 

                     

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

[1] Misquoting Jesus par Bart D. Ehrman page 207-208

[2] * Le Texte Majoritaire (ou texte Reçu) est basé sur les anciens manuscrits et fut suivi jusqu’au 19ème siècle par toutes les églises du monde avant son abandon (même si aujourd’hui certaines bibles sont encore basées sur ce texte).

* Le texte Minoritaire est basé sur les fameux codex qui sont antérieurs au texte Reçu. Le texte Minoritaire est actuellement suivi et sert de traduction aux bibles modernes. Les Textes Minoritaires omettent environ 200 versets des textes sacrés. C'est l'équivalent de la première et seconde épîtres de Pierre.

D’après la critique textuelle moderne :

* Les Textes Minoritaires étaient le fruit du travail de scribes égyptiens ;

* Les Textes Minoritaires regorgent de modifications ; souvent, un simple manuscrit a été modifié par de nombreux scribes sur une période de plusieurs années : c'est une chose que les prêtres Aaroniques et les Massorètes n'auraient jamais tolérée pour la transcription des Écritures saintes.

 

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commentaires

PouletBio 09/03/2017 20:40

Je rajoute qu'aucune doctrine fondamentale du christianisme n'est dépendante d'un texte où d'un autre, toutes concordent sur la doctrine fondamentale et sur la trinité! désolé!!

PouletBio 09/03/2017 20:37

Sur la question du texte reçu, du texte majoritaire et du texte minoritaire je vous laisse méditer cela:
http://timotheeminard.com/bible-selon-shora-kuetu-2-texte-majoritaire-question-du-texte-original-du-nouveau-testament/

mizab 09/03/2017 20:50

Encore une fois, vous faites une mauvaise analogie :

Vous confondez entre corriger une erreur d'appréciation qui ne falsifie en rien le texte (je pars du postulat que votre histoire est vraie) et superposer des falsifications pour aller dans le sens de son crédo dans un combat acharné entre factions chrétiennes en plein balbutiement !

Après-demain, vous aurez plus de précision sur l'incidence des variantes sur le crédo chrétien !

Mais, dors et déjà :

Tous ces manuscrits retrouvés peuvent être réparti en trois catégories selon les spécialistes :
1. Les Papyrus (P en abrégé, ex : P52, P66, etc.) ;
2. Les grands codex onciaux (B : codex Vaticanus ; S : codex Sinaiticus ; etc.) ;
3. Les Minuscules
A ces trois catégories, nous pouvons ajouter les Vulgates qui sont des traductions de la Bible en d’autres langues (latin et syriaque) telles que la Vulgate Latine (VL), la Vieille Syriaque (VS) ou la Vulgate de saint Jérôme.

Ces textes ont été répartis dans des « familles textuelles » :
1. ‘Alexandrin’ pour les textes qui proviennent d’Alexandrie ;
2. ‘Occidental’ pour les textes qui circulaient en Afrique du Nord, Italie et en Gaule et d’autres textes grecs qui circulaient dans les églises syriaques et en Egypte qu’on peut rattacher à ce groupe ;
3. ‘Césaréen’, pour les textes qui proviennent de la ville côtière de Césarée ;
4. ‘Byzantin’ (ou Koiné) pour les textes qui furent utilisés dans la liturgie de l’Eglise byzantine.

Que Westcott et Hort se trompent ou les partisans du texte Majoritaire n’a aucune importance pour nous. Nous ne sommes pas tenus de départager entre les deux approches. Résumons ce que nous savons sur les deux groupes de texte.
A. Qu’est-ce que le texte Majoritaire ou dit Reçu ?
D’après ses partisans :
* Le Texte Reçu compose pour la grande majorité (90 %) des plus de 5000 manuscrits grecs existants. C'est pourquoi on l'appelle aussi le texte Majoritaire.
* Le Texte Reçu n'a pas subi les retraits, les ajouts et les modifications que l'on retrouve dans le Texte minoritaire.
* Le Texte Reçu sert de base aux premières versions de la Bible: Peschitto (150 apr. J.-C.)
* Ancien Vulgate Latin (157 apr. J.-C.), Bible Italique (157 apr. J.-C.), etc. Ces Bibles ont été élaborées quelque 200 ans avant les manuscrits minoritaires d'Égypte favorisés par l'Église romaine.
* Le Texte Reçu adopte la grande majorité des plus de 86 000 citations provenant du texte sacré rédigé par les pères de l'Église.
* Le Texte Reçu n'est pas corrompu par la philosophie égyptienne.
* Le Texte Reçu était et est toujours l'ennemi de l'Église romaine.

B. Qu’est-ce que le texte Minoritaire ?

Note : Le texte Reçu (ou Majoritaire) est représenté par l’abréviation TR, tandis que le texte Minoritaire est représenté par l’abréviation TM.

Bibles bien connues qui se basent sur le texte Reçu (ou texte Majoritaire) : Bible annotée Neuchâtel, Bible Ostervald, Bible Martin 1744, Bible d'Olivétan, Bible de Castellion, Bible de l'Epée, Bible de Genève, etc.


Note : la bible américaine mondialement connue, la célèbre "King James" se base également sur le texte Reçu.

Bibles bien connues qui se basent sur le texte Minoritaire (l'édition de Westcott et hort) : Bible Louis Segond et Nouvelle bible Segond, Bible TOB, Bible Osty, Bible du Semeur, Bible Crampon, Bible de Chouraqui, Bible du nouveau monde, Bible de Jérusalem, Bible Scofield, Bible Darby, les Bibles américaines (Rsv, Niv etc....), etc.

Quel texte des Actes des Apôtres est le véritable inspiré de Dieu, le texte Occidental ou le texte Oriental ?

Quelle version de la Bible est authentique parmi celles qui existent ?
Lequel de ces deux textes est-il l’authentique Parole Divine : le TM (Texte Massorétique) ou la LXX (Septante) ?

La Septante (LXX) était la base (ainsi qu’un texte Proto-Massorétique) des auteurs du Nouveau Testament et fut largement utiliser par les premiers chrétiens. Les Bibles en générale se basent sur le texte de la LXX et le texte Massorétique pour établir leur texte intégral et les traducteurs doivent choisir entre les deux textes pour mettre un verset. Mais lequel des deux est la Parole de Dieu vu qu’ils contiennent des milliers de divergences entre eux ?

Lequel de ces 2 textes est-il l’authentique Parole Divine : le TM (Texte Massorétique) ou la LXX (Septante) ?

Quel Canon est le véritable Canon authentique ?

Parmi ces différents Canons qui existaient et dont certains existent toujours, nous voudrions que le chrétien nous éclair sur l’authenticité de chacun et lequel bien sure est le seul et véritable Canon Divin préservé par le Saint Esprit : Canon Catholique, Protestant, Orthodoxe, Syriaque (Peshitta), Vulgate, Septante, Slavon ou Ethiopien (nous pourrions ajouter le Canon de Muratori et encore bien d’autres..).

S’il existe des différences entre ces différents Canons, il est logique qu’un seul ne peut être d’origine Divine !

Quelle Bible acheter ? La version Protestante, Catholique ou Orthodoxe ? Quelle est la véritable Parole de Dieu puisqu’aucune ne contient le même nombre de livres ou de versets que les autres ?

Que faire des près d’un million de variantes (selon le grand savant Kennicott) entre les Manuscrits disponibles ? Qui dit variantes dit retouches de textes, et donc l’Enfer selon le livre de l’Apocalypse.

Voir : http://blog.decouvrirlislam.net/Home/christianisme/bible/alerte-rouge-La-Bible-est-elle-la-Parole-de-Dieu

PouletBio 09/03/2017 20:35

Je précise que dans le cas du codex vaticanus il y a au moins deux correcteurs identifiés en plus du copiste!

PouletBio 09/03/2017 20:33

L'altération qu'ont subi les manuscrits de la bible prend parfois des sens parodiques, c'est l'exemple de la page 1512 du codex Vaticanus, ou un scribe correcteur écris un message sur le coté se plaignant du scribe qui a altéré le texte d'Hébreux 1.3
« Idiot, fripon, ne pouvais-tu pas laisser l’ancienne écriture sans l’altérer »

C'est ce qui arrive dans un système où des correcteurs sont attentifs. Cela arrive aussi dans les plus anciens manuscrits du Coran, les palimpsestes de sannaa: au début de la sourate 9 le rédacteur écrit "basmala" il est reprit dans la marge par un correcteur qui lui dis "Ne dis pas Bismillah" car il n'y a pas cette formule au début de la sourate 9.

Donc l'argument comique se retourne contre vous du fait que vous ne faites que des recherches à charge!