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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 10:07

L’inerrance coranique

(Partie 1)

 

Comme Margaret Nydell l’exprime, « Ils [i.e., Les musulmans arabes] sont en sécurité dans leur croyance concernant la nature globalement complète de l’islam, vu qu’il est accepté comme étant le troisième et dernier raffinement des deux religions révélées précédemment, le judaïsme et le christianisme. »

Nydell, Margaret K. 2006. Understanding Arabs. Intercultural Press. p. 34.

 

L’invention de l’Islam. Dans cet essai, Michel Orcel nous ramène aux sources de l’Islam afin de nous éclairer sur la naissance du dernier monothéisme : Dans quels contextes politique et religieux l’Islam est né ? Comment le Coran a-t-il été retranscrit après la mort du prophète Muḥammad en 632 ?

 

Autant de question clés pour la compréhension de l’Islam aujourd’hui. Le livre se présente sous la forme d’une enquête sur l’Islam ce qui lui confère un certain dynamisme. Le lecteur est rapidement captivé par l’intrigue. Il convient de préciser que contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre, ce livre « démonte » certaines thèses islamophobes. Il a s’agit de confronter sereinement avec la plus stricte neutralité le corpus islamique à la science laïque contemporaine. Pour se faire, comme tout chercheur, Michel Orcel est retourné aux sources. Cependant, prenant en compte que l’essentiel des sources musulmanes est constitué de sources orales et que celles-ci ont été compilées par écrit tardivement, deux ou trois siècles après le prophète de l’Islam, Michel Orcel est allé chercher d’autres éléments, des éléments « parallèles », exogènes. Il a ainsi utilisé des sources grecques, arméniennes, syriaques, non musulmanes, ou encore des sources musulmanes secondaires, qui ont été souvent écartées par la tradition.

 

Les énigmes du Coran

 

Cette partie de l'enquête vise à élucider la constitution du Coran en vulgate et à vérifier que sa composition correspond bien à la version qui fut révélée au Prophète. L'auteur commence par narrer les circonstances de la découverte des manuscrits de Sanaa (du nom de la ville du Yémen où ils furent découverts) et des premières études qui portèrent sur ces derniers (pp.41-47). Composés de palimpsestes,[1] il s’agit quasiment des plus anciennes versions de Coran disponibles. Dans un premier temps, il fut annoncé que ces manuscrits contenaient des variations par rapport à la vulgate. Cependant, les études menées montrèrent qu’il s’agissait de copies ayant servi à l’apprentissage, expliquant ainsi ces différentes variantes relevées entre les textes inférieurs et les textes supérieurs des feuillets (p.47). L’auteur nous explique ensuite la constitution de la vulgate selon la Tradition musulmane (pp.49-52) et passe en revue les interrogations s’y rattachant (pp.53-55). Une fois encore, afin de répondre à ces interrogations, l’auteur tente de faire appel aux sources externes, chrétiennes en l’occurrence (pp.55-62), mais aussi aux historiens hétérodoxes arabes du IX siècle. De tous ces témoignages nulle certitude ne se dégage sur la véracité de la version canonique de la constitution de la vulgate, mais dans le même temps rien ne vient formellement la contredire.

 

Quant au contenu proprement dit du Coran, nous sommes dans la même configuration. Comme l’indique la version « officielle », des variantes « non valides » du Coran ont pu cohabiter dans les premiers temps (comme le Codex d’Ibn Mas’ud) (p.65). Pour finir, la problématique des versets abrogés (Mansukh) et abrogeant (Nasikh) est abordée comme nouvelle pièce à conviction (p.67). L’auteur conclut : « On voit que même si le récit officiel de la fixation par écrit du Texte saint paraît aujourd’hui substantiellement fiable, les énigmes entourant la constitution du Coran ne sont pas peu nombreuses. » (p.68).[2]

 

Pour plus d’informations sur les découvertes archéologiques récentes qui constituent de véritables pieds de nez à des chercheurs engagés comme Patricia Crone qui, devant l’évidence, a revu ses vues à la baisse avant de rendre l’âme, dont ses allégations sur le mythe de la Mecque,[3] voir :

http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/22/01003-20150722ARTFIG00367-de-fragments-tres-anciens-du-coran-decouverts-a-l-universite-de-birmingham.php

http://www.canalacademie.com/ida10344-Graffiti-islamiques-du-debut-de-l-islam-nouvelles-decouvertes-en-Arabie-Saoudite.html

 

Pour paraphraser J. Johns, l'absence d'une preuve n'est pas la preuve d'une absence

 

Patricia Crone et Michael Cook défient le récit traditionnel selon lequel le Coran fut compilé du vivant de Mahomet quand ils écrivent « Aucune preuve de l'existence du Coran sous aucune forme n'existe avant la dernière décade du viie siècle de l'ère commune. » Ils soulèvent aussi le débat sur la précision de quelques-uns des récits « historiques » donnés par le Coran. On admet le plus souvent que le travail de Crone et Cook renouvelle l'approche dans sa reconstruction de l'histoire des origines de l'islam, mais leur récit alternatif de cet islam originel fut à l'origine quasi unanimement rejeté48. Josef van Ess récusa leur thèse disant « qu'une réfutation n'est peut-être pas nécessaire vu que les auteurs ne font aucun effort de démonstration dans le détail... Là où ils ne donnent qu'une nouvelle interprétation de faits bien connus, ils ne sont pas décisifs. Mais là où les faits acceptés sont consciemment mis sous le tapis, leur approche est désastreuse. »

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Historicit%C3%A9_de_Mahomet#cite_ref-40

Pour ce qui concerne les thèses révisionnistes, quant à la non-existence de Mahomet, elles sont, pour l'instant, dépassées. Elles ont toutefois eu un grand mérite : ouvrir de nouveaux paradigmes. Pour paraphraser J. Johns, l'absence d'une preuve n'est pas la preuve d'une absence

 

L'approche historico-critique est bien entendu un dénominateur commun des orientalistes depuis les travaux de Ignaz Goldziher. Néanmoins, s'il est bien clair que l'histoire de Mahomet a été sacralisée à des fins de légitimation religieuse, dans un contexte marqué par la canonisation de la tradition islamique, on ne peut plus, pour autant, tomber dans les dérives ultra-critiques du courant « sceptique » représenté par Wansbrough et ses élèves (Gerald R. Hawting et Patricia Crone, entre autres). Certains d'entre eux, notamment Patricia Crone, sont revenus sur leurs thèses quant à l'historicité de Mahomet.

 

L'idéalisation d'une figure religieuse est un fait « anthropologique » qui concerne toutes les religions. Pour le Coran, contrairement aux thèses révisionnistes, qui ont culminé avec Wansbrough, les manuscrits de Sanaa – malgré tous les obstacles qui nous empêchent encore d’en connaître l’ensemble – attestent que le Coran existait bien en tant que tel à peine un demi-siècle après la mort du Prophète. En revanche, le même corpus nous confirme qu’il existait des variantes textuelles (assez mineures, au fond) et que l’ordre des sourates n’était pas du tout l’ordre aujourd’hui canonique.[4]

 

Des études philologiques entérinent la thèse de la pérennité de l’ordre des Versets

 

Cette démonstration a été déjà faite par des chercheurs non musulmans par différentes analyses qui convergent vers ce constat de cohérence interne :

  • L’analyse de la structure rythmique des sourates de Pierre Crapon de Caprona[5] ;
  • L'analyse rhétorique faite par Michel Cuypers a permit de démontrer la cohérence interne du Coran en dépit de ses apparentes contradictions et ruptures thématiques ; Michel Cuypers s'est basé sur les règles d'appréhension de la rhétorique sémitique, mises en évidences par Robert Lowth au 18ième siècle et théorisées plus tard par Nils Wilhelm Lund sous forme de règles connues sous le nom "Lois de Lund" ;
  • L’analyse de la méta-textualité, de la rhétorique, de la binarité et de l'auto-canonisation du Coran (Anne-sylvie Boiliveau) dans Le coran par lui-même Brill 2013.

 

Ce thème de l’auto référentialité est également traité par Stefan Wild in “Self-referentiality in the Qur'ān” et par Daniel Madigan in "Quran self image". Ces dernières thèses mettent à mal les résultats de la méthode historico-critique en affirmant la cohérence interne du texte coranique et donc l’unicité de sa source.

 

Fait qui subjugua de Crapona qui en arrive à la conclusion sans appel : « La complexité des structures exclut une composition consciente de Mahomet. C’est pourquoi nous sommes en faveur de ranger cette hymnologie dans une catégorie que nous définirions comme transpersonnelle. »[6]

 

Voir : https://mideo.revues.org/384

 

Analyse rhétorique et critique historique

 

Selon le principe de philosophie analytique nommé « principe de charité » (Halbertal, 1997 : 27), plus on estime quelqu’un, plus on est indulgent, « charitable » envers lui. Or, l’apologie d’un fait historique par ses partisans, qui somme toute est naturelle, n’est discréditée, comme l’a démontré la science moderne avec l’approche apologétique chrétienne, que dans la mesure où des éléments concordants corroborent la suspicion de départ – qui est propre à tout chercheur – non d’emblée !

 

Même si le discours coranique, surtout en version traduite, peut sembler à certains égards « décousu », « passant sans transition d’un sujet à l’autre », voire « incohérent » (Berque, 2002 : 722-723), « hétérogène et fragmenté » (De Prémare, 2004 : 30), il est en réalité logique et argumenté. De récentes études (Cuypers, 2007) sur l’agencement interne des sourates ont permis de saisir pourquoi des éléments a priori disparates se côtoient : l’agencement répond à des règles de figures concentriques souples s’emboîtant les unes dans les autres, les éléments correspondants se faisant face comme dans un miroir. Les correspondances semblent perdues lors d’une lecture linéaire et partielle, alors qu’elles apparaissent lors d’une lecture élargie. De plus, nombre de correspondances et de répétitions sur l’ensemble du corpus se révèlent davantage à l’oral. Le Coran utilise ces correspondances et ces structures concentriques pour argumenter, et aussi de nombreux autres procédés rhétoriques, logiques, ou implicites (Gwynne, 2004 ; Urvoy, 2002, 2007). Alfred-Louis de Prémare nuance son jugement en notant les « éléments rhétoriques de cohésion » du texte, « l’organisation de certaines compositions » ainsi que « des thèmes doctrinaux récurrents » (De Prémare, 2004 : 32-34).

 

Le schéma présenté par le texte est simple : Muḥammad est un véritable prophète, il reçoit l’Écriture que Dieu lui révèle et la récite mot à mot. À cela s’ajoute une unité de rhétorique, qui traduit cette volonté de persuasion. La logique est simple afin d’être forte, claire, percutante ; les répétitions sont nombreuses, les sous-entendus sont relativement faciles à intégrer pour l’auditeur ou le lecteur, la subtilité résidant dans l’utilisation de ces éléments rhétoriques simples, comme le fait d’enfermer la pensée en deux solutions seulement, par exemple. A.-L. de Prémare a lui aussi noté la force rhétorique de cette opposition binaire (De Prémare, 2004 : 33). Il reconnaît aussi un certain nombre d’éléments d’unité : cohésion, organisation et récurrence de thèmes.

 

Un autre argument en faveur de cette idée est qu’une lecture diachronique – qui suit les diverses hypothèses de développement chronologique du texte – donne les résultats suivants. Nous avons constaté une réelle progression de l’idée dans le texte : une période où les récitations de Muḥammad sont directement désignées comme les récitations dictées par Dieu, puis très vite une période où elles sont désignées comme un kitâb descendu sur un prophète, parallèlement à une définition de la prophétie. Et enfin, une dernière période, qui est celle de la confrontation avec la présence d’Écritures réelles aux mains des autres communautés (Boisliveau, 2010 : troisième partie). Il nous semble difficile de penser qu’une telle évolution, au moins en grande partie, ait eu lieu après la mort de Muḥammad.

 

Si nous cherchons à situer le Coran au milieu des autres textes sacrés des religions, nous constatons qu’il présente une particularité assez rare : il se présente comme un texte ouvertement destiné à faire autorité pour la communauté et à la guider. La seule exception pré-coranique connue est semble-t-il celle des textes du prophète Mani (m. 277 ap. J.-C.), présentés par lui-même comme « Écritures » (Graham, 2006 : 560-561).

 

Ainsi au contraire d’Écritures telles les Évangiles ou les Lettres de Paul, et avec une force et une prégnance bien supérieure au discours canonisant du Deutéronome, le Coran se définit lui-même comme Écriture révélée, descendue directement de Dieu. Une « auto-canonisation », en quelque sorte. Le Coran est Écriture sacrée avant tout parce qu’il l’affirme, et non parce qu’une communauté l’aurait désigné comme tel. Ceci, même si la communauté fondée sur cette idée l’a ensuite faite sienne. Déclaration de canonicité, causes de la canonisation, fixation du texte et fondement d’une communauté s’entremêlent. Ainsi, cette formulation textuelle du statut d’autorité du Coran au cœur du texte « brouille les pistes » qui remontent aux sources de son statut canonique.

 

La rhétorique sémitique n’est pas de la poésie, avec des formes définies a priori (si elle l’était, on l’aurait découverte depuis longtemps !), mais un ensemble de procédés souples donnant lieu à des textes de formes variées, mais relevant cependant d’un système parfaitement codifiable.

 

Sperl montre, dans son étude, que le genre prière, en Orient, est composé généralement de trois temps qu’il appelle « invocation – worship – petition » (correspondant aux trois morceaux de la Fātiḥa) et que la demande (petition) comporte à la fois demande de bienfait et demande de protection contre le mal. Il donne à l’appui l’exemple du Pater et d’une prière babylonienne, particulièrement évocatrice pour ses similitudes avec la finale de la Fātiḥa (sans qu’il y ait bien entendu la moindre influence directe de la première sur la seconde).

 

Voir : https://remmm.revues.org/7141

http://remmm.revues.org/7067

 

À suivre…

                     

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

 

[1] Un palimpseste est un manuscrit constitué d’un parchemin déjà utilisé, dont on a fait disparaître les inscriptions pour pouvoir y écrire de nouveau.

[3] Patricia Crone est revenue en partie sur sa thèse notamment dans deux articles :

- Le premier article a été publié en 2007 « Qurays and the Roman army: Making sense of the Meccan leather trade» publié dans le Bulletin of the School of Oriental and African Studies 70, n°1, 2007, pp 63-88

- Le deuxième en 2008 : What do we actually know about Mohammed?

En plus il faut noter que même son maître John Wansbrough ne l'a pas suivi, pourtant chef de file de l'école de la critique radicale de l'Islam.

Depuis 2007, P.Crone admet l'existence d'un site préislamique, en effet, elle n’a plus vraiment le choix avec les découvertes archéologiques récentes, notamment les graffitis qui témoignant de l’existence des chemins de Pèlerinage à la Mecque.

[5] Publication : Le Coran : aux sources des paroles oraculaires. Etude rythmique des sourates mecquoises au Publications Orientalistes de France, 1981.

Dommage que cet auteur soit décédé avant d’achever l’analyse des sourates médinoises !

 

[6] Pierre Crapon de Crapona, Le Coran : aux sources de la parole oraculaire, p. 557.

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commentaires

mizab 09/03/2017 22:48

Entre parenthèses, ce qui n'est pas scientifiquement prouvées n'est pas systématiquement faux, contrairement à l'approche péremptoire de certains chercheurs qui voient dans le scepticisme une forme absolue d'objectivité !

Il leur échappe que pour paraphraser J. Johns, l'absence d'une preuve n'est pas la preuve d'une absence.

Qui ignore haït !

La science objective est celle qui s'arrête à ses limites et qui dit : je ne sais pas quand c'est effectivement le cas !

La vraie science est humble et part du principe : je sais que je ne sais pas, contrairement à la confiture qu'on étale à défaut de combler la tartine !

Donc, un palimpseste est un manuscrit constitué d’un parchemin déjà utilisé, dont on a fait disparaître les inscriptions pour pouvoir y écrire de nouveau.

Vous confondez les causes et les effets ; si certains écris n'ont pas été retenus, c'est que le Coran était déjà compilé dans les poitrines, non l'inverse !

Ce n'est pas parce qu'on est sur le lien du crime qu'on est forcément coupable !

On ne cherche pas des indices à charge sous prétexte qu'on veuille veuille noyer son chien, que dire alors quand on cherche tout bonnement à en créer de factices, c'est pire que de simples conjectures !

mizab 09/03/2017 22:25

Vous confondez lectures et divergences, et vous omettez qu'un même support pouvait servir à plusieurs écritures, le papier n'existait pas encore !

Vous pêchez et vous péchez en eau trouble, et vous le savez !

Je compatis sincèrement !

Comment de misérables bédouins auraient-ils l'ascendant sur le summum de la civilisation ?

C'est inconcevable !

Le progrès entérine le Coran contre toute attente, en même temps qu'il discrédite la Bible, quel paradoxe et quel revanche de l'Histoire !

La civilisation moderne s'est construite sur les cendres de la chrétienté qui doit son héritage à la culture islamique !

Quelle frustration, quel retour de bâton, quelle justice immanente, quel dénouement extraordinaire !

PouletBio 09/03/2017 22:02

L'étude des palimpsestes de Sannaa montre que la couche ancienne (la plus proche de Othman) diverge du Coran actuel, voyez les travaux de Puin ou de Hilali! De grâce arrêtez d'affirmer des choses qui ne sont pas vraies ou pas scientifiquement prouvées!

PouletBio 09/03/2017 21:53

Il n'y a pas de Coran entier contemporain des premiers califes, ils sont tous postérieurs d'un siècle voire deux. C'est intéressant quand on songe que des bibles entières du IVe siècles (ou le canon n'est pas encore fixé intégralement) existent! Les musulmans n'étaient pas assiégés mais incapables de conserver le Coran de Othman, quand les Chrétiens assiégés conservaient des Bibles et des textes antérieurs au IVe siècle!

Essayez la méthode critique!

Sur les études de Crapon et Cuypers, elles ne prouvent pas l'inerrance du Coran mais simplement que le Coran s'inscrit dans une tradition sémitique de même valeur que l'ancien testament! A croire qu'il fut rédigé par un juif!!

mizab 09/03/2017 22:18

Je comprends votre désarroi et votre errance !

Vous oubliez un paramètre de taille, et qui est que le Coran était déjà dans les poitrines avant sa canonisation, ce qui faut cruellement défaut à la Bible...

Encore une fois, vous comparez l'incomparable, et vous le savez...

Au 4ième siècle, la religion chrétienne n'a plus aucun lien avec l'Eglise primitive, comme va le démontrer le prochain article !

Les études de Crapon et Cuypers démontent l'allégation selon laquelle le Coran fut élaboré par les autorités en place après la mort du Prophète ;

En cela, ils appuient le constat d'inerrance, même s'ils ne le prouve pas d'emblée, et je dis cela par condescendance...

En tout cas, celles-ci écroulent le révisionnisme chrétien, et l'islamophobie savante !