Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 16:08

 

L’autre camp dans cette controverse se range du côté des annales de plusieurs anciens nous étant parvenues grâce à des chaines narratives qui sont d’autant plus incontestables que le Coran les conforte à la faveur du passage : [Il n’y a pas eu de prophète avant toi ni de messager envoyé par Nos soins sans que Satan n’insuffle, dans sa lecture, son venin. Mais, à chaque fois, Allah frappe de nullité ces murmures pour ratifier ses Versets, Lui le Dieu Savant et Sage Au début, Il laisse faire les tentatives sataniques pour altérer Sa Parole, afin de confondre tous ces cœurs infectés d’hypocrisie ou insensibles à la vérité ; dans leur rébellion, les méchants s’enfoncent davantage dans l’obscurité des ténèbres • Et afin que les éclairés sachent qu’ils tiennent là la vérité émanant de Ton Seigneur ; alors qu’ils se ruent dessus le cœur humilié et ouvert à la foi, car Allah guide les croyants vers le chemin droit • Alors que les impies sont toujours envahit par le doute, et ils le resteront jusqu’au jour où la fin du monde les prendra par surprise, ou qu’ils seront frappés par un châtiment funeste].[1]

 

La chronique rapporte, en exégèse à ce passage, plusieurs narrations aussi célèbres qu’irréprochables, et que consignèrent les recueils de tafsîr et de hadîth. Le saint Coran entérine l’idée qu’Allah abroge les versets forgés par Satan pour consolider la bonne parole, et séparer le bon grain de l’ivraie. Ce stratagème par lequel le Malin s’emploie à déstabiliser les cœurs durs ou atteints par les affres de l’hypocrisie, se matérialise par un murmure que tout le monde entend. Il est donc exclu qu’il s’agisse des incitations que le Maudit instille dans les pensées de sa victime. Cette méthode opérée par Dieu pour faire triompher la vérité ébranle tout autant les âmes faibles ou corrompues que l’autre forme d’abrogation en vigueur dans le Livre saint. Elle constitue même un outil plus éloquent au service de la prophétie, et elle confirme d’autant plus que Mohammed (r) n’est pas un imposteur. Ce dernier n’agit pas sous l’effet des passions, sinon il ne se ferait pas corriger par une « force extérieure » qui lui indiquerait qu’une nouvelle révélation abroge d’anciennes dispositions. Et, à fortiori, il ne ment pas quand il prétend que cette même « force supérieure » nettoie son discours des parasites susurrés par le démon à l’oreille de ses auditeurs. ‘Âisha, qui partageait son intimité, nous fit cette confidence ô combien révélatrice au sujet d’un Verset par lequel le Seigneur réprimandait sa conduite : « Si Mohammed avait tenu caché la moindre révélation, lâcha-t-elle, son choix se serait arrêté sur celle-ci : [Tu veillais à dissimiler ce que de toute façon Allah allait rendre public : tu redoutais la réaction des hommes, mais Il est plus digne de cristalliser tes craintes].[2] »[3]

 

Généralement, les narcissiques n’admettent pas quand ils ont torts, et ils défendent farouchement leurs points de vue, quitte à mentir. Le Prophète (r), lui, fit profil bas, et accueillit à bras ouvert les rectifications de Son Seigneur. Il donnait ainsi un précieux gage de son honnêteté et de sa sincérité qui est le signe distinctif de la prophétie. C’est pourquoi, le traiter de menteur est le comble de l’impiété.

 

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

[1] Le pèlerinage ; 52-55

[2] Les coalisés ; 37

[3] Rapporté par Bukhârî (n° 4612), et Muslim (n° 177).

Partager cet article
Repost0

commentaires