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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 11:28

 

Le Tout-Puissant met à notre connaissance le repentir de plusieurs de ces Apôtres à partant d’Adam, et de Noé pour arriver au dernier d’entre eux qui clôt leur mission. L’une des dernières révélations que reçut celui-ci est très claire sur la chose : [Quand viendra la victoire d’Allah, le jour de la grande conquête • Quand tu verras les hommes embrasser Sa religion en masse • Alors glorifie Ton Seigneur par Ses Louanges, et implore-Lui Son Pardon qu’Il prodigue à foison].[1]

 

D’après el Bukhârî et Muslim, selon ‘Âisha – qu’Allah l’agrée –, dans ses inclinations et ses prosternations, en accord avec le Coran, le Prophète (r) multipliait la formule : « Ô Allah, Notre Seigneur, sois glorifié par Tes Louanges ! Ô Allah, pardonne-moi. »[2] Le Livre saint dépeint également la dure épreuve par laquelle le bastion de la foi passa lors de sa sortie à Tabouk pour terrasser un ennemi puissant : [Allah déversa Son Pardon sur le Prophète, ainsi que sur les émigrés mecquois et les auxiliaires médinois qui le suivirent au péril de leur vie, sous la chaleur si accablante du soleil qu’une partie des troupes était au bord de l’abandon ;  mais, Allah, le Dieu Absoluteur et Tout-Miséricordieux, les arma de courage et leur accorda Son Pardon].[3]

 

Le recueil d’el Bukhârî immortalise également l’exhortation du premier homme de Médine (r) : « Écoutez bonnes gens, faites acte de repentance à Votre Seigneur, car je jure par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains, que moi-même, je Lui réclame la rémission de mes péchés plus de soixante-dix fois en un seul jour. »[4]

 

Chez Muslim, selon el Agharr el Muzanî, l’Élu (r) confie : « Je suis parfois absorbé par des préoccupations à telle enseigne que, cent fois par jour, je fais rémission de mes péchés. »[5] Ses Compagnons, à l’image d’ibn ‘Omar qui scrutait tous ses faits et gestes, avaient remarqué qu’à l’occasion de ses assemblées, il répétait cent fois : « Seigneur, accorde-moi Ton Pardon et Ton Absolution, Toi le grand Pardonneur et Absoluteur ! »[6]

 

Abû Mûsâ el Ash’arî ramène une autre formule du Bien-aimé (r) : « Ô Allah, pardonne-moi mes fautes, mon ignorance, mes excès et mes manquements à mes devoirs, et tout ce qui échappe à ma connaissance et que Tu es seul à savoir ! Ô Allah, accorde-moi Ton Pardon pour les fautes que j’ai commises même par plaisanterie ou involontairement, car j’accuse tout cela à la fois ! Ô Allah, accorde-moi Ton Pardon pour mes péchés passés et futurs, ceux que j’ai perpétrés en public ou en privé, et tous ceux qui échappent à ma connaissance et que Tu es seul à savoir ! C’est Toi qui décernes les premières ou les dernières places à Tes Créatures, Toi qui a le Pouvoir sur toute chose ! »[7]

 

Abû Huraïra restitue l’échange qu’il a entretenu avec l’Ami d’Allah (r), et dans lequel il l’interroge : « Messager d’Allah, tu gardes un temps d’arrêt entre le début de la prière et ta récitation ; que dis-tu à ce moment-là ?

  • Je dis : Ô Allah, mets entre mes fautes et moi une distance aussi grande que celle qui sépare l’orient et l’occident ! Ô Allah, nettoie-moi pour me rendre aussi blanc qu’un habit débarrassé de ses souillures ! Ô Allah, lave-moi avec de la neige, de la grêle, et de l’eau froide ! »[8]

 

Plus d’un compilateur de hadîth, à l’image de Muslim, signale que le grand Pédagogue (r) réservait la même invocation après le retour de l’inclination.[9]

 

Le Khalife ‘Alî (t) fut le témoin d’une autre invocation que le Législateur (r) consacrait en préambule à sa lecture, et que voici : « Ô Allah ! Tu es le Roi ; nul dieu n’est digne d’être adoré en dehors de Toi ! Tu es Mon Seigneur, et moi Ton serviteur, je me suis fait du tort à moi-même, et je reconnais mes fautes, alors fais-moi absolution de tous mes péchés que Tu es seul à pardonner ! Guide-moi vers les meilleures vertus que Tu es seul à accorder, et éloigne-moi des vices contre lesquels Toi seul es à même de préserver ! »[10]

 

Dans ses prosternations, le Prophète (r) prononçait : « Ô Allah, pardonne tous mes péchés du plus petit au plus grand, du plus intime au plus voyant, et du premier au dernier ! »[11]

 

Selon le Prince des croyants ‘Alî (t), un jour, son « beau-père » (r) célébra les louanges d’Allah juste avant de grimper sur une monture. Ensuite, il récita : [Gloire à Celui qui a mis entre nos mains ce que nous n’aurions jamais apprivoisé nous-mêmes • Notre Seigneur vers qui aura lieu notre retour ultime].[12] Puis, il enchaina par la célébration de la grandeur et des louanges d’Allah. À ce moment-là, il sourit avant de justifier : « Le Seigneur apprécie énormément d’entendre Sa créature implorer : fais-moi absolution de mes péchés que Tu es seul à pardonner ! La raison, comme Il l’explique Lui-même, c’est que : « Ma créature a su que Moi seul pardonne les péchés. » »[13]

 

L’Écriture sainte alimente cette idée : [Sache que nul dieu n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah, alors implore le pardon pour tes péchés et pour ceux des croyants et des croyantes][14] ; [Par Notre Grâce, tu as réalisé, sur le chemin de la conquête, une grande avancée • Qui te fera gagner le pardon d’Allah pour tes péchés à venir et passés].[15]

 

Sous la chaleur atroce du soleil planant juste au-dessus des têtes rassemblées sur la place du grand jugement, les hommes nus feront le tour des prophètes élus pour les supplier d’adresser leur requête à Dieu d’avancer son heure en vue d’abréger cette attente infernale. Arrivés à Jésus Christ qui imitera ses prédécesseurs, Noé, Abraham, et Moïse, ayant tous décliné cette intercession, ils essuieront un refus catégorique. Il les orientera malgré tout : « Allez voir Mohammed, cet humble serviteur à qui Dieu a pardonné tous ses péchés, du premier au dernier. »[16]

Pourtant, cela n’entama en rien l’enthousiasme de ce dernier qui avait les pieds meurtris à force de rester debout à prier Dieu dans l’obscurité de la nuit. Profondément affectée, ‘Âisha essaya en vain de l’en dissuader en lui rappelant qu’Allah lui avait fait rémission de ses péchés passés et futurs : « Ne devrais-je pas faire preuve de reconnaissance, soupira-t-il, tout serviteur que je suis ? »[17]

                           

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

[1] La victoire.

[2] Rapporté par Bukhârî (n° 4967), et Muslim (n° 4840) à qui revient l’énoncé.

[3] Le repentir ; 117

[4] Rapporté par Bukhârî (n° 6307), selon Abû Huraïra (t).

[5] Rapporté par Muslim (n° 2702).

[6] Rapporté par Abû Dâwûd (n° 1516) et Tirmidhî (n° 3434), à qui revient l’énoncé, et authentifié par el Albânî dans sa recension de ces deux ouvrages.

[7] Rapporté par Bukhârî (n° 6398), et Muslim (n° 2719).

[8] Rapporté par Bukhârî (n° 744), et Muslim (n° 598).

[9] Le hadîth en question est rapporté par Muslim (n° 476), selon ibn Abî Awfâ (t).

[10] Rapporté par Muslim (n° 771), dans sa longue version, selon ‘Alî ibn Abî Tâlib (t).

[11] Rapporté par Muslim (n° 483).

[12] Les ornements ; 13-14

[13] Rapporté par Abû Dâwûd (n° 2602), et Tirmidhî (n° 3446), et jugé « bon et authentique » par el Albânî dans sahîh el kalim e-taîb (n° 173).

[14] Mohammed ; 19

[15] La grande conquête ; 1-2

[16] Rapporté par Bukhârî (n° 4476), et Muslim (n° 193), selon Anas ibn Mâlik (t).

[17] Rapporté par Bukhârî (n° 4836), et Muslim (n° 2819), selon el Mughîra ibn Shu’ba (t).

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