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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 09:31

 

Des traces du cube de la Kaaba dans le culte et la culture hébraïque 2/2

 

Moyses, le miraculé

 

 

 

 

« N’approche pas d’ici, ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte » (Ex 3,5).

 

Moïse, de la lignée lévitique, fut adopté par la nièce du cruel Pharaon,  Pépi II (je rappelle que les datations officielles sont aléatoires, voire arbitraires), qui exerça le pouvoir sur le royaume en déclin avec un joug implacable. Ce qu'on sait surtout de ce tyran, c'est qu'il resta au pouvoir extrêmement longtemps. Manéthon lui prête 94 années de règne, et il aurait vécu plus de cent ans. Le Sefer Hayachar, le livre du juste, une référence rabbinique, parle de Mélul qui régna 94 ans ; il s’agit de Pépi II, Pharaon de la VI dynastie. Il fut intronisé au Trône dès son enfance, et ce fut sa mère, alors régente du pays, qui aurait ordonné la mise à mort du mâle premier né de tous les foyers israélites. Ce monarque tyrannique fit construire, dans sa folie des grandeurs, deux villes Pithom et Ramsès, et prit les Hapirou (les hébreux) pour mains d’œuvre, comme le révèlent les papyrus de Leyde 348.

 

Moïse fut élevé à l’intérieur du Karnak qui était pris en charge par les prêtres lévites. Il jouissait d’une double culture, et connaissait sur le bout des doigts tous les secrets du Temple qui, par décret pharaonique immuable, jouissait de privilèges en hommage à Joseph. Les lévites furent donc épargnés des mesures draconiennes dont furent frappés les ouvriers de l’Empire, sous ordre du tyran, afin d’accélérer les grands travaux de construction qui visait à redorer le prestige des ancêtres. Malheureusement, leurs frères de Deir el Medineh, bien que relativement bien lotis, se plaignirent de la surcharge de travail dont ils furent accablés. La goûte qui déborda le vase survint le jour où les approvisionnements furent subitement coupés. Des manifestations de mécontentement, révèle le papyrus de la grève, furent exprimés par les ouvriers qui boycottèrent le travail. Un jour, arrivé à la fleur de l’âge, Moussa sortit de son confort pour se rendre aux nouvelles auprès des gens de sa race qui logeaient de l’autre côté de la rive. Là, il vit un notable égyptien prendre à partie un membre du clan frère. Dans un élan de solidarité, il assena à l’agresseur un coup de poing qui le foudroya sur place. Il avait mal dosé sa force qui était prodigieuse.

 

Malgré le rang qu’il concédait auprès de la cour et des privilèges dont jouissait son clan, il dut prendre la fuite pour échapper au courroux de Pharaon qui ne lui pardonnerait jamais cet homicide perpétré sur un citoyen de condition supérieure. Cet acte fut interprété comme un véritable sacrilège. Le fugitif se réfugia dans le désert de Madian, de l’autre côté de la Mer rouge où, Jéthro, un proto-arabe issu d’une tribu semi-nomade, lui accorda la main de sa fille en échange de ses services à l’entretien des troupeaux et des besognes quotidiennes. Une fois qu’il eut remboursé sa dote, et que  Pépi II s’éteignit, il décida de se rentre à Tsoan, actuellement Tanis, la Capitale de la Basse Égypte qui était contrôlée par Néferkarê II sur lequel on sait bien peu de choses si ce n’est qu’aucun reste de lui n’a été retrouvé. Il aurait régné quatre années qui furent ponctuées par une période de déchéance et d’anarchie. Notamment, les trésors égyptiens furent pillés par les hébreux. Dans ce climat délétère, qui fut probablement provoqué à la suite d’une vacation du pouvoir, la reine Nitocris monta sur le trône avec l’ambition d’endiguer autant que faire ce peu, la chute inéluctable qui se profilait.

 

Le Papyrus d'Ipou-Our relate avec une précision chirurgicale les dix plaies d’Égypte. Historiquement, les sources non bibliques nous ramènent sur la plage de Nuweiba où campèrent les fugitifs avec affaires, familles, troupeaux, et provisions. Bien sûr, le chiffre de deux millions, dont le calcul est peut-être dû à une erreur de scribe, est hautement farfelu. L’essentiel est que de part et d’autre qui séparait le Sinaï de l’Arabie, deux piliers imputés à l’œuvre de Salomon furent érigés en commémoration à l’évènement.

 

Il existe un pont de terre le long duquel les eaux sont peu profondes, et qui relient les deux bords. Des fouilles sous-marines ont permis de retrouver des roues de chars à 4 ou 8 rayons, un modèle de l’époque de la 5ième dynastie, les autres dynasties fabriquaient des roues à 6 rayons. On a débusqué un fémur humain et un sabot de cheval. Les cartes anciennes indiquent l’endroit exact où le miracle se produisit. Des inscriptions hiéroglyphiques sur un sarcophage noir trouvé dans les années 60 à el Arish décrit la mort sous les eaux du Pharaon du nom de Thom ou Thoum en référence à Pithom, ville rattachée à Ramsès qui, avant tout, était un titre au même titre que César chez les Romains.

 

Il devint facile à Moshé ben Amram, qui retrouvait un endroit familier, de mener son peuple vers le lieu de rendez-vous que lui avait donné le Seigneur, de la même manière qu’à l’époque où il avait fait paitre les troupeaux de Jéthro. En route, il fit halte auprès d’un oasis coiffé d’un riche palmerais et de douze puits qui existent toujours aujourd’hui. Les bédouins du coin les nomment encore les puits ou les douze sources de Moussa. Il se dirigea vers Jabal Al Lawz, une montagne dans les environs de laquelle fut découvert des inscriptions proto-hébreux, des représentations bibliques comme la Menorah, des gravures de taureaux, de veaux, et de vaches, voire l’autel sur lequel siégeait le veau d’or. Les élus avaient atteint le Mont Sinaï, le Mont Tor, le fameux Mont Horeb de la Bible. Les hébreux seront restés 210 ans en Égypte dont 86 ans en esclavage.

 

Notons que le Temple de Salomon sera une copie exacte de Karnak où git le sépulcre de Joseph. Sa stèle commémorative transmet à la postérité des enseignements exclusivement scientifiques, loin de toute incantation magique et de rite païen. Il est possible que le fils de David ait reçu cet héritage par le biais de son ancêtre Moïse ayant grandit à l’intérieur du Temple.

 

Nous venons de brosser l’Histoire des deux plus grands miraculés de la vieille Alliance, Joseph et Moïse aux périples extraordinaires, en nous appuyant essentiellement sur des références extrabibliques.[1]

 

Voir pour la thèse révisionniste :

https://eschatologiablog.wordpress.com/2017/05/15/document-exclusif-al-%C2%ADhijaz-terre-dorigine-dabraham-et-des-prophetes-israelites/

 

 

La Bible, le vivier, le puits qui dessert… La Mecque

 

 

 

 

« Porte tes regards sur les alentours et vois : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi, tes fils vont arriver du lointain, et tes filles sont tenues solidement sur la hanche. Alors tu verras, tu seras rayonnante, ton cœur frémira et se dilatera, car vers toi sera retournée l’opulence des mers, la fortune des nations viendra jusqu’à toi. Un afflux de chameau te couvrira, de tout jeunes chameaux de Madiân et d’Eifa ; tous les gens de Saba viendront, ils apporteront de l’or et de l’encens, et se feront les messagers des louanges du SEIGNEUR. Tout le petit bétail de Qédar sera rassemblé pour toi, les béliers de Nebayoth seront pour tes offices ; ils monteront sur mon autel, ils y seront en faveur ; oui, je rendrai splendide la Maison de ma splendeur. »

Ésaïe ; 60.4-7

 

Voir : http://mizab.over-blog.com/2017/04/l-invention-de-la-mecque-partie-6/1.html

http://mizab.over-blog.com/2017/04/la-bible-le-puits-le-vivier-qui-dessert-la-mecque-partie-1.html

http://mizab.over-blog.com/2017/04/la-mecque-la-terre-de-la-nouvelle-alliance-partie-1.html

 

Là où nous rejoignons Kamal Salibi, c’est qu’il existe tout un vocabulaire autour de La Mecque et de ses alentours que les copistes de la Bible se sont réappropriés pour décrire Jérusalem et ses alentours. C’est d’ailleurs cette confusion qui a dû notamment induire notre chercheur en erreur. Des auteurs musulmans de l’époque classique ont répertorié un nombre incalculable de versets bibliques qui prophétisent l’avènement ou qui tout au moins vantent les vertus de la Ville sainte de la Presqu’île arabique. Alors certes, il incombe de relativiser cette approche apologétique qui est propre à toute communauté d’idées, mais celle-ci a forcément un fond de vérité. Elle a donc le mérite de pointer du doigt une réalité ô combien troublante, et nous allons le démontrer.

 

Parân ou Pharan est le désert rocailleux du Hijâz ; Kadish (Saint, Qadesh ou Kadesh­Barnea, désert sacré d’errance) où Moussa arriva à la fin de l’exode, n’est rien d’autre qu’un ancien nom de la Mecque, comme le rapportent des sources médiévales arabo-musulmanes ; Béthel (bétyle : beït/el, Maison de El) désigne la Kaaba, la Maison de Dieu ; la vallée de Baca correspond à Bakka, un autre nom de la Cité sacrée ; Beer-Shiva évoque le puits de Zam-Zam au milieu d’un désert aride, d’ailleurs des écrits rabbiniques parlent explicitement de Zamum, Zamzum, etc.[2]

 

Au début de l’ère chrétienne, le Mont Sinaï était localisé en Arabie. Ce fut en tout cas ce que croyait Paul de Tarse : « Il est écrit en effet qu’Abraham eut deux fils, nous dit-il, un de la servante, un de la femme libre ; mais le fils de la servante était né selon la chair, tandis que le fils de la femme libre l’était par l’effet de la promesse. Il y a là une allégorie : ces femmes sont, en effet, les deux alliances. L’une, celle qui vient du mont Sinaï, engendre pour la servitude : c’est Agar – car le mont Sinaï est en Arabie. Et Agar [Hajar] correspond à la Jérusalem actuelle puisqu’elle est esclave avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle notre mère. »[3] « Notre mère » serait donc Sarah. Paul nous parle de cette rivalité entre ces deux sites sacrés sur laquelle nous allons revenir.

 

Dors et déjà sachons qu’il fallut attendre le 4ième siècle, sous l’impulsion d’Hélène l’Impératrice, pour que le Sinaï fût délocalisé à la pointe de la Péninsule qui porte aujourd’hui son nom. John D. Keyser, un historien de renom, explique que : « Le monde Chrétien a longtemps cru, depuis l’empereur Constantin, que la péninsule dite de Sinaï est en fait l’endroit où se situe la légendaire montagne dont il est fait état dans l’Ancien et le Nouveau testament, et où l’on dit que Dieu aurait parlé à Moïse. Ce que la grande majorité des gens ne savent pas, c’est que le choix de cette péninsule comme emplacement de la montagne biblique est en fait le résultat de l’opinion personnelle de l’empereur Constantin. »

 

Nous nous rapprochons donc du site sacré où vécut une tribu de laquelle le sceau des prophètes sera issu, les Qurayshites (les descendants de Qédar, Adnan) qui avaient la charge d’approvisionner les pèlerins en eau. La fonction de ce clan (ou de ses ancêtres) est délivrée dans le Thora en Ésaïe ; 21.14-15 qui révèle selon la version œcuménique : « Allez à la rencontre de l’assoiffé, apportez de l’eau, habitants du pays de Téma ; allez au-devant du fugitif avec son pain, car ils s’enfuient devant les épées. »

 

Mieux, les fils d’Israël, nouvellement baptisé ainsi, entrèrent en contact avec la Maison de Dieu, bien avant l’existence des gardiens du Temple mecquois. L’hérésiographie musulmane, qui s’inspire certainement des annales israélites, envoie en Terre sainte auprès du parallélépipède Béthel 70 000 pèlerins juifs (ce chiffre est déjà beaucoup plus raisonnable que les deux millions supposés de la Bible) sous l’égide de Moïse. Cette obsession musulmane confinerait-elle à la paranoïa ?[4] Hé bien, figurez-vous que le Pentateuque enregistre cet évènement, bien que la plupart des traductions actuelles veillent, inconsciemment ou non, à l’enterrer dans les oubliettes de la conscience humaine.

 

Exode 5.1  « Moïse et Aaron se rendirent ensuite auprès de Pharaon, et lui dirent : Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : Laisse aller mon peuple, pour qu’il célèbre au désert une fête en mon honneur. »[5] Au milieu de toutes ces traductions qui tournent autour de la célébration d’une fête en l’honneur de Yahvé en plein désert, on dégote : « Ensuite, Moïse et Aaron vinrent dire au Pharaon : « Ainsi parle le SEIGNEUR, Dieu d’Israël : Laisse partir mon peuple et qu’il fasse au désert un pèlerinage en mon honneur. » Ces deux traductions ne s’opposent pas si l’on sait que l’aïd se déroule en plein hadj.[6]

 

Ce thème est repris dans un autre passage de l’Exode 12.14 : « Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

 

Inconsciemment, la tradition juive commémore cette procession grâce au rite du phylactère, appelé également tefillin : un Cubes de cuir noir contenant des bandes de parchemin sur lesquelles sont inscrits des passages de la Torah. On les porte au bras gauche et sur le front, fixés par des lanières de cuir, par sept fois autour du bras ; Dieu dit à Israël : « Tu les attacheras comme symbole sur ton bras, et les porteras en fronteau entre les yeux. » (Deutéronome 6.8).

 

Le terme « phylactère » est même expressément cité dans le Nouveau Testament pour décrier l’ostentation des scribes et des pharisiens en Mathieu, 23.5.

 

Les manuscrits de la mer morte parlent d’une façon directe de la sainte Kaaba dans l’un des ces manuscrits intitulé : Livre d’Adam et Êve où nous lisons : Verset 29 : 5 – 7 : « Adam informe son fils Sheth que Dieu indiquera aux personnes fideles où construire sa maison (MAISON DE DIEU). » Le Docteur Charles qui a traduit le livre en anglais écrit : « ne pas mentionner le temple de Jérusalem au chapitre 29 (où il est mentionné la maison de Dieu) indique que ce livre est écrit dans une ville étrangère ». Puis, il précise pour seul commentaire : « L’endroit où Adam avait l’habitude de faire sa prière est le même lieu où les musulmans ont appris à vénérer la Kaaba. »

 

Parmi les livres appelés pseudépigraphes, il y a celui intitulé Livre d’Hénoch (ch. 70) en référence au fameux prophète Idris de la tradition musulmane, et dans lequel figure la description d‘une maison de culte céleste dont la ressemblance est si proche de la description islamique de la Kaaba, comme elle est proche de la description de la nouvelle Jérusalem de l ‘Apocalypse.

Ce livre désigne une ascension du prophète Hénoch vers le ciel, où il trouva un bâti en cristal dans le septième ciel, et qui contenait quatre coins autour desquels les anges tournaient et entraient dedans. Un cube identique a la Bakka qui sert de pèlerinage aux Anges dans le « Temple céleste », qui est la « réplique » de la Ka’ba terrestre, sauf qu’elle est destinée aux habitants d’en haut. Chaque jour, il y a soixante-dix mille anges qui entrent par sa porte, sans plus jamais n’en sortir. Le lendemain, c’est un nouveau groupe qui se présente devant son battant pour renouveler la même procession.

 

Le livre des Jubilés, appelé Pseudepigrapha, évoque la «  Maison d’Abraham » qui a un double sens : une lignée et un Temple édifié en l’honneur du Dieu du ciel. Il ne fit, en fait, que reconstruire la Kaaba datant de l’époque d’Adam.

 

Enfin, d’aucun voit dans le Pasteur d’Hermas une allusion à la Kaaba : « La douzième montagne était toute blanche ; son aspect était très riant, et en elle-même la montagne était très belle. 79. (2) 1. Au milieu de la plaine, il me montra un grand rocher blanc qui s'y dressait. Il était plus haut que les montagnes et carré, de façon à contenir le monde entier. 2. Ce rocher était ancien, une porte y était creusée, mais cette porte paraissait avoir été creusée récemment. Elle resplendissait plus que le soleil : je m'étonnais de son éclat. 3. Autour de la porte se tenaient douze vierges. Les quatre qui se tenaient aux angles me paraissaient plus glorieuses, mais les autres l'étaient aussi. Aux quatre côtés de la porte, à mi-distance des quatre premières, se tenaient deux par deux les (autres) vierges. 4. Elles étaient revêtues de tuniques de lin, avec une charmante ceinture et laissaient sortir l'épaule droite, comme si elles se préparaient à porter un fardeau. »[7]

 

Quoi qu’il en soit, la Mecque est la Mère des citées, le berceau de l’Humanité, et la Kaaba, le premier édifice construit à l’attention des hommes.[8] C’est peut-être le message que veut nous faire passer l’obscur Stanley Kubrick dans son fameux 2001, l'Odyssée de l'espace s’ouvrant sur l’image d’un cube noir qui s’inscrit dans le temps à l’aube de la présence des hommes sur terre. On a l’impression qu’il nous dit : « Au commencement était la Kaaba », à moins qu’il pense au symbole occulte de Saturne…

 

La guerre des Temples

 

La tradition judéo-chrétienne oppose Sarah qui renvoie à l’image positive de Jérusalem, à Agar représentée par La Mecque aux connotations négatives, car enchainée par les carcans du paganisme et tenue à l’écart de la civilisation. L’islam est venu rétablir la vérité, et rappelle que la Kaaba incarne le symbole de la Nouvelle Alliance, comme prophétisé par l’Ancien Testament, et Jésus lui-même, qui, s’adressant à la samaritaine proclamera : « Crois-moi femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. »[9] Jésus s’exclama au milieu d’une assemblée : « Aussi, je vous le dis, beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux, tandis que les héritiers du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. »[10]

 

Selon Mathieu l’Apôtre, Jésus a déclaré : « N’ont-ils pas lu dans les Écritures : la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’œuvre du Seigneur : quelle merveille à nos yeux. Aussi, je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera elle l’écrasera. »[11]

 

Devenu Messager, Mohammed dira plus tard : « Je suis au milieu des autres prophètes, à l’image d’une belle maison construite avec soin sauf qu’il manque une brique à l’un des coins. Étonnés, les passants s’exclament tour à tour : « Il manque une brique ici pour finir la construction. » Et moi, je suis cette fameuse brique ! »[12]

 

L’Élu posa la dernière pierre de la Ka’ba qui fut l’objet de travaux à l’ère préislamique, annonçant ainsi symboliquement la clôture du cycle de la prophétie.

 

« Le sceptre ne s’écartera pas de Juda, ni le bâton d’entre ses pieds jusqu’à ce que vienne celui à qui il appartient et à qui les peuples doivent obéissance. »[13] « Ils m’ont donné pour rival ce qui n’est pas Dieu, ils m’ont offensé par leurs vaines idoles. Eh bien ! moi, je leur donnerai pour rival, ce qui n’est pas un peuple, par une nation folle je les offenserai. »[14]

 

Ésaïe confirme : « Je me suis laissé rechercher par ceux qui ne me consultaient pas, je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas, j’ai dit : « Me voici, me voici » à une nation qui n’invoquait pas mon nom. J’ai tendu mes mains, à longueur de jour, vers un peuple rebelle, vers ceux qui suivent le chemin qui n’est pas bon, qui sont à la remorque de leurs propres pensées. C’est un peuple qui me vexe, en face, sans arrêt : ils font des sacrifices dans des jardins, ils font fumer des aromates sur des briques, ils se tiennent dans des sépulcres (…) ; attention cela est mis par écrit en face de moi, si bien que je ne resterai pas inactif, jusqu’à ce que j’ai payé de retour, et payé de retour en plein cœur vos perversités et les perversités de vos pères. »[15]

 

Les fils d’Israël jouissaient du statut de peuple élu depuis l’époque d’Isaac jusqu’à l’avènement de Jésus, mais ayant failli à leur devoir de conserver le pacte noué avec le Seigneur, ils perdirent ce privilège. Et, la tâche de sauver le monde de la perdition revint à un peuple insignifiant, sauvage, illettré, et dont la civilisation naitra sur les cendres de l’ancien monde. Jamais les descendants des douze tribus ne digéreront ce double affront.

 

Voir : http://mizab.over-blog.com/article-the-kingdom-of-heaven-partie1-66674889.html

                           

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

 

 

 

 

[2] Selon l’encyclopédie linguistique Al Yaqût, « Bakka » désigne l’emplacement de la Kaaba tandis que Mekka désigne l’ensemble de la cité qui porte une vingtaine de noms : Nassa, Bassa, Kutha, al Haram, ar Râs, Al qâdis (le Qadesh de la Bible) al Hatîma, et plus souvent : Umm-l-Qurâ (métropole ou mère des cités) et aussi Bayt-al-‘atiq : le temple antique… Géographes et commentateurs pensent que le terme de « Bakka » serait d’origine chaldéenne.

[3] Epître aux Galates : 4.22-26

[4] Sans vouloir pousser le bouchon, des références très sérieuses vont jusqu’à affirmer que Sion, la « Terre sainte » ferait allusion à… La Mecque.

[6] René Brunel confirme : « (…) Nous supposerons quand à nous que l'antique Ka'aba, dont Diodore de Sicile parlait cinquante ans avant Jésus-Christ comme étant le véritable panthéon de l'Arabie païenne, était visitée par le culte Égyptien de Bubastis dans le pèlerinage chaque année, lors des fêtes votives qui s'y donnaient (...) » René Brunel, Le monachisme errant dans l'Islam, Sidi Eddi et les Heddawa, Paris, Maisonneuve et Larose, 2001, p. 428

[7] Ce rapprochement est peut-être tiré par les cheveux, surtout qu’à la base la Kaaba n’est pas carré. Le Livre de l'Apocalypse - chapitre 21 fait également allusion à une construction en forme de carré.

[9] Jean ; 4.19-21

[10] Mathieu ; 8.11-12

[11] Mathieu ; 21.42-44

[12] Rapporté par Muslim (kitâb el fadhâil ; hadîth n° 21).

[13] La Genèse ; 49.1-12

[14] Deutéronome ; 32.21 Une version de la Bible de 1844 parle d’un peuple ignorant, ce qui correspond tout à fait au peuple arabe illettré. Voir : Izhâr el Haq de Rahmatu Allah el Kaïrânawî, résumé par Mohammed Mulkâwî.

[15] Ésaïe ; 65.1-7

 

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commentaires

A
This is an excellent post.
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