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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 11:04

 

 

L’enfant-sacrifice : la preuve par la Bible 3/3





Le chapitre du « premier-né » revêt également une importance profane et symbolique en matière de droit d’ainesse. Genèse 43.33 Les frères de Joseph s’assirent en sa présence, le premier-né selon son droit d’aînesse, et le plus jeune selon son jeune âge ; et chacun faisait part de son étonnement à son voisin. Deutéronome 21.16-17 « il ne pourra pas, quand il partagera l’héritage entre ses fils, donner le droit d’aînesse au fils de celle qu’il aime davantage, de préférence au fils de celle qu’il aime moins, et qui est le premier-né. Mais il reconnaîtra pour premier-né le fils de celle qu’il aime moins et lui donnera sur tout son avoir une double part ; car ce fils est les prémices de sa vigueur, le droit d’aînesse lui appartient. »

 

Cette tradition de l’offrande de l’animal premier-né remonte au crépuscule de l’Histoire des hommes avec  Abel qui, de son côté, apporta en sacrifice des agneaux premiers-nés de son troupeau (Genèse : 4.4). En outre, Les légendes patriarcales sont d'une importance capitale pour se rendre compte de l'organisation nomade dès une haute époque. Il suffira de constater que le premier-né d'Abraham, le grand ancêtre, est Ismaël. Le récit de l'intervention divine qui détourne le couteau du sacrifice avait pour objet de reporter le titre de premier-né sur Isaac en même temps que d’ouvrir la voie à la substitution dans le sacrifice du premier-né.[1]

 

Le droit d’aînesse d’Ismaël est gênant au point même que sa filiation avec Abraham soit controversée. Römer (1999 : 172) cite l’avis du Rabbi ‘Awira qui présume qu’Abraham, lors du festin eschatologique, aurait dit : « je ne peux pas rendre grâce, car j’ai engendré Ismaël ».

 

Le sacrifice d’Isaac, dans la tradition juive, est en quelque sorte l’annulation de la première alliance d’Ismaël faite par la circoncision. Cette hypothèse est bien confirmée par un passage rabbinique : « Ismaël se vantant du mérite qu’il avait à endurer la circoncision déjà âgé de treize ans plutôt qu’à huit jours comme Isaac, celui-ci se déclare prêt à donner sa vie en témoignage d’obéissance à Dieu » (de Menasce, 1951 : 100). L’alliance d’Isaac par le sacrifice est perçue, non seulement, comme plus importante que l’alliance d’Ismaël faite par la circoncision, mais elle en est l’abrogation. Dans certains cas, comme dans le Livre des Jubilés, c’est l’âge même de la circoncision d’Ismaël, à treize ans, qui est évoqué pour l’exclure de toute alliance possible.

 

Mais ces interprétations exclusivistes, comme le rappelle Römer (1999), vont à l’encontre du texte de la Genèse où le personnage d’Ismaël revêt un caractère important, voire principal. Non seulement la Genèse relate l’histoire de la naissance d’Ismaël et explique le sens de son nom, mais elle l’inclut aussi dans l’alliance qu’établit Dieu avec Abraham. Le récit relate l’intervention divine aussi bien pour sauver Ismaël et sa mère d’une mort certaine que pour la promesse d’une grande descendance. Mais bien que ce soit la circoncision qui permet de définir le lien étroit qui unira Ismaël et Isaac, l’alliance divine sera accordée essentiellement à ce dernier (Genèse 17,21). « C’est presque un paradoxe, écrit Römer, dans la mesure où Ismaël participe au signe de l’alliance » (1999 : 170). Tout se passe comme si Ismaël, bien qu’il partage le même symbole de l’alliance qu’Isaac, n’était que l’héritier d’une promesse partielle qui ne concerne que la multiplication de sa descendance.

 

Souvent, c’est aussi l’ascendance agarienne d’Ismaël qui est rappelée pour l’écarter de toute alliance. Les positions différentes d’Ismaël et d’Isaac doivent donc être interprétées non seulement par rapport à leur statut respectif mais aussi en fonction de celui de leurs mères distinctes.

Paul, dans l’Épître aux Galates 4,22-26, développe une exégèse surprenante de la différence entre les deux fils d’Abraham ainsi que de leurs mères respectives : « il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces faits ont une valeur allégorique ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, c’est Agar – car Agar, c’est le mont Sina en Arabie – et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère [Sara] ».

 

Hagar, l’esclave, est donc l’allégorie de l’alliance du désert, une alliance qui a instauré l’esclavage de la Loi, alors que Sara, la femme libre, symbolise la nouvelle alliance, libératrice et qui préfigure les chrétiens. Selon Pabst (2003), ce sont les pères de l’Église qui furent les premiers à interpréter le couple Sara/Hagar comme une allégorie du dedans et du dehors. Si Sara symbolise le dedans positif et identificateur, Hagar, quant à elle, représente l’altérité rejetée et expulsée.

 

Dans la tradition rabbinique, le couple duel Sara/Hagar représente aussi une allégorie du même et de l’autre. Si Sara représente Jérusalem et Israël, Hagar symbolise l’étrangeté et l’altérité dans son absolu (Pabst, 2003). Zucker (1990 : 44) confirme pour sa part le rôle négatif souvent assigné à Hagar dans certaines sources juives classiques. Celle-ci, affirme-t-il, est non seulement inculpée exclusivement dans le conflit qui l’a opposée à Sara, mais elle est aussi rabaissée au statut d’idolâtre et de païenne.

 

Reis, dans un article très récent, réserve à Hagar le même rôle négatif. Selon elle, la réaction cruelle de Sarah contre Hagar est légitime dans la mesure où c’est cette dernière qui, après avoir rempli son rôle de mère « porteuse », continue à s’introduire dans la tente d’Abraham.

 

Si l’on se réfère à Genèse 16,3, on remarque que les termes « femme » et « mari », désignant Saraï et Abram, sont martelés d’une façon répétitive : « Alors Saraï, femme d’Abram, prit Agar, l’Égyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abram, son mari... ». Pour Reis, ce caractère répétitif du verset a pour but de désigner, haut et fort, Sara comme seule femme du Patriarche. Servante et esclave, Hagar est acculée, quant à elle, au statut de mère porteuse. 

 

Genèse 21,14 est, selon Reis, la preuve, non pas d’une séparation géographique entre Hagar et Abraham, mais d’une rupture maritale. Le verbe « renvoyer » dans le verset renvoie, selon elle, au divorce.

Comme le note Leviant (1999), bien que le terme hébreux, isha, pour désigner Hagar dans Genèse 16,3, signifie épouse et non concubine, c’est plutôt ce dernier terme qui en est la traduction la plus courante.

 

L’intimité entre l’Éternel et Hagar était perçue comme insupportable, et c’est pourquoi on procéda à ce que Jarrell appelle le « nettoyage patriarcal ». L’auteur n’exclut pas la possibilité d’une restructuration des récits primitifs par les rédacteurs patriarcaux, par l’insertion d’un intermédiaire contractuel, un mari notamment. Selon Jarrell, ce genre de réarrangement est bien perceptible dans l’histoire d’Hagar ; surtout si l’on compare la version J, (Genèse, 16,10), où la promesse lui est directement adressée (L’ange de l’Éternel lui dit : Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu’on ne pourra la compter), à la version E, (Genèse, 21,13), où la promesse est plutôt adressée à Abraham (Je ferai aussi une nation du fils de ta servante ; car il est ta postérité).

 

Une affaire d’héritage !

 

Le revirement dans le comportement de Sara envers Hagar et son fils Ismaël montre clairement le facteur principal mis en jeu dans le réseau des relations liant l’ensemble des membres de la famille du Patriarche. Genèse 21,9-10 laisse entrevoir le rôle important que joue l’héritage dans le conflit qui oppose Sara à Hagar. Plusieurs auteurs (Hackett, 1989 ; William, 1993) confirment le rôle décisif de l’héritage dans l’expulsion d’Ismaël et sa mère.

 

Certaines lectures juives vont dans ce sens ; Ismaël, selon le Midrash, aurait indécemment réclamé le droit, en tant qu’aîné, de recevoir une part double de l’héritage (Reis 2000 : 94). Bien que le récit biblique ne donne aucun indice de la portée péjorative du geste d’Ismaël, certaines interprétations juives classiques l’ont exagérée au point de l’assimiler à un acte immoral grave : l’idolâtrie et le meurtre (Zucker, 1990 : 40 ; Reis, 2000 : 94), acte qui pourrait irrémédiablement priver Ismaël de tout droit à l’héritage.

 

Comme on l’a mentionné pour Hagar, ou pourrait affirmer que les interprétations négatives de la figure ismaélienne vont à l’encontre de l’esprit du texte biblique (Zucker, 1990 ; Leviant, 1999 ; Römer, 1999 ; Kaltner, 2002). On pourrait parler, dans ce cas, d’une inversion symbolique qui concerne le droit d’aînesse d’Ismaël et ses conséquences en matière d’héritage. L’héritage dont il est question ici est plus un capital symbolique et spirituel. C’est l’héritage de toute une tradition prophétique qui représente une alliance avec le divin. Aussi, le juif cherchant à défendre le droit d’Isaac à l’héritage abrahamique, contre celui d’Ismaël, tente-t-il de légitimer son propre héritage de cette alliance avec le divin. Le musulman essaie tout autant de conforter la position sociale de la mère d’Ismaël pour pouvoir prétendre au même titre que le juif à cet héritage.

 

Selon Zucker, ce sont les interprétations tardives, surtout dans la littérature talmudique et certaines exégèses du Moyen Âge, qui ont assigné un rôle très négatif à Ismaël, sa mère et leurs descendants. 

 

Dans le judaïsme, la généalogie abrahamique reste absolument nécessaire à la représentation religieuse où l’Isaac et l’Israël spirituels ont remplacé l’Isaac et l’Israël charnels. Ainsi, le judaïsme se veut l’héritier non seulement spirituel, mais également physique du Patriarche.[2]

                     

« fils unique » = « premier-né »

 

Alors, que s’est-il passé ce fameux matin sous le soleil de plomb dans les ravins qui arpentent Mina ? Nous allons essayer de reconstituer l’évènement à la lumières des indices relevés dans la Bible exposés plus haut. Après la construction de la Kaaba, Abraham qui était de passage à la Mecque, prit de bon matin son fils Ismaël qui l’avait aidé à la tâche et qui était donc en âge de marcher. Le Patriarche avait eu, probablement la vieille, une vision qui le guida dans son choix d’égorger son fils unique/ou premier né (en fonction de savoir si Isaac qui se trouvait à Hébron était venu ou non au monde au moment de l’évènement). Il se trouvait sur le « mont élevé » de Marwa, le Mont de la « vision » d’où éventuellement Hagar avait vu l’ange au chevet de son fils à 400 mètre en contrebas il y avait quelques années de cela. Il se dirigea vers les ravins de Mina qui se trouvaient à une distance de trois miles (non trois jours contrairement à la version biblique) accompagné d’Ismaël « ton fils premier-né », nous dit la version du livre des Jubilés, ou, selon le Targum Palestine « ton fils, ton unique engendré ».[3] Les Jubilés relatent l’épisode où le prince Mastema chercha à séduire Abraham pour le dissuader de mener sa mission à bien, mais ce dernier resta inflexible.[4]

 

Sur place, le père s’exécuta avec détermination, « celui qui sacrifie n'hésite pas et celui qui est sacrifié tend la gorge » en guise de résignation, mais l’ange sauva l’enfant in-extrémiste en tendant un bélier. Nebayoth, le fils d’Ishmael perpétuera cette coutume de l’offrande du bélier immolé à l’intérieur du périmètre sacré. Les chercheurs notent l’association symbolique entre les ismaélites et le bélier.   

 

Ensuite, il y a l’épisode de la promesse d’une grande nation en Genèse 22. T. Römer note que ce chapitre ne semble pas à sa place. Un consensus se dégage aujourd’hui pour dire en tout cas, que cette promesse est un rajout tardif, probablement postexilique. Il s’agit d’une reprise de Genèse 16, voire de Genèse 21. Pour J. L. Ska, K. Schmid et d’autres auteurs, les discours divins des promesses dans le Pentateuque présupposent l’écrit sacerdotal et le discours deutéronomiste, ils appartiennent à la dernière rédaction du Pentateuque.

 

Conclusion, dans les deux cas, la promesse d’une descendance abondante s’adresse à Ismaël.

 

Puis, le Patriarche retourna vers la Kaaba sur le mont Sion. Il avait prouvé qu’il était « amoureux » et « fidèle », contre toute affliction pour reprendre les termes des Jubilés, qu’il aimait le Seigneur, son Khalil (Ami), en d’autres termes, qu’il était hanif. Il fit sept tours autours du Temple pour achever son pèlerinage, ce que les Jubilés arrivent mal à dissimuler ou à retranscrire. Il venait de réussir ses dix épreuves, ses dix travaux qu’il acheva à la gloire d’Elohim sur la sainte montagne qui abritait le Sanctuaire sacré.

 

Conclusion

 

Karim Hanifi veut nous faire admettre que non seulement les musulmans ne comprennent pas le sens de « fils unique », mais qu’ils utilisent une version fabriquée de la Bible à l’époque médiévale utilisant l’expression « premier-né ».

Nous venons de démontrer que « premier-né » faisait partie inhérente du patrimoine biblique. On le retrouve dans deux sources du judaïsme, et quand bien même, celles-ci ne seraient pas canoniques, elles prouvent que le terme fut employé bien avant l’avènement de l’Islam. Un personnage aussi ignoble que Woody Allen, qui, rappelons-le, est de culture juive, remplaça « fils unique » par « seul enfant » dans le cadre d’un pamphlet indigeste sur la ligature d’Isaac.

 

Les rabbins eux-mêmes ont très bien assimilé les enjeux qui se cachent derrière le choix des mots. Ils ont compris la problématique que pose « fils unique ». Reconsidérons maintenant la version biblique du sacrifice. Dans Genèse 22,2, on lit : « Dieu dit [à Abraham] : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ». S’il est vrai que le chapitre précédent, Genèse 21,21, relate l’installation d’Ismaël dans le désert, cette séparation géographique, comme le rappelle judicieusement Römer (1999 : 162), n’indique nullement qu’il cesse d’être le fils premier-né d’Abraham. Tout se passe comme si le narrateur voulait ignorer ou oublier Ismaël. La tradition rabbinique, affirme Römer, a bien ressenti le problème de l’ordre divin dans Genèse 22 et a « inventé » le dialogue suivant : « Prends ton fils. – Lequel ? demande Abraham. J’en ai deux. – Ton unique. – L’un est l’unique pour sa mère et l’autre est unique pour la sienne. – Celui que tu aimes. – J’aime celui-ci et j’aime celui-là. – Isaac ». Cette transformation, bien qu’elle ait permis au Midrash de rappeler qu’Abraham avait deux fils et non un seul, ne permet toutefois que partiellement de réhabiliter Ismaël en l’insérant dans un récit dialogique entre le Père et Dieu. Ismaël n’est inclus dans le récit de la paternité que pour être exclu de l’alliance. « Apparemment, écrit Römer, il est très difficile d’accepter cette double paternité d’Abraham telle que la Bible nous la présente. Selon l’interprétation juive et chrétienne des récits de la Genèse, c’est Isaac qui apparaît toujours comme le “vrai” fils d’Abraham » (1999 : 162). Vrai, peut-être ! Mais est-ce qu’il est l’unique ? Sur un ordre chronologique, Isaac ne peut en aucun cas être l’unique de son père ; tandis qu’Ismaël l’était avant la naissance de son frère. La progression du récit du sacrifice de ton « fils unique » à « Isaac », pourrait être lue comme une forme d’inversion par précision.[5]

 

Encore aujourd’hui, dans l’inconscient collectif judéo-chrétien, l’expression « premier-né » convient tout à fait à Isaac. Celle-ci s’imbrique très bien dans leur vision biblique de la confrontation Isaac/Ismaël, selon leur prisme et leur paradigme. Je me suis amusé à reproduire des passages de sites ou blogs d’internautes d’obédience juive ou chrétienne orientant ce terme dans le sens de leur idéologie. En voici trois exemples :

 

Si l’on ajoute le fait que la loi du rachat du premier-né fait partie du Code de l’Alliance promulgué sur la montagne dans le même contexte (voir Ex 22, 28-29), on a un autre indice nous invitant à lire l’Aqédah dans la même ligne d’interprétation que la théophanie de l’Horeb, Isaac jouant le rôle de fils unique de son père (par l’épouse de celui-ci, Sara). Abraham doit accomplir le rite de l’offrande du premier-né à l’égard d’Isaac.

http://biblissimo.com/2016/12/isaac-epreuve-d-abraham-gn-22-1-19-aqedah-ligature.html

 

Yéshoua est appelé Fils unique ("monogenes", unique en son genre, mais aussi ou parce que "premier-né d'un grand nombre de frères") pour nous faire comprendre avec un langage terrestre une réalité spirituelle de la plus haute importance : Comme il est dit qu’Abraham a engendré son fils unique Isaac à sa ressemblance bien qu’il ait eu d’autres enfants et surtout plus tard la descendance de Jacob-Israël, Elohim le Père a également engendré Un Fils Unique à Son Image, le Messie Yéshoua, pour être ce "premier-né" de nombreux frères (Romains 8:29; Colossiens 1:15 et 18; Héb 1:6; Apoc 1:5), ceux qui veulent "marcher comme Il a Lui-même marché" (1 Jean 2:6)

http://jyhamon.eklablog.com/un-fils-unique-en-son-genre-pour-un-elohim-unique-explications-a120664850?fbclid=IwAR21bzLkb8_z1v-Rs84BEi9OIgreZG0nFldfZk1cazJHe4idbAPNq78mv9U

 

La tradition juive de la Brith milah veut que l'on soit circoncis à l'âge de 8 jours, comme Isaac. L'épisode biblique encore appelé improprement sacrifice d'Isaac dans le christianisme est connu dans le judaïsme sous le nom de ligature d'Isaac (עקדת יצחק, 'akedat itshak en hébreu) parce que ce dernier n'a pas été immolé et parce que Dieu ne prononce à aucun moment les mots « tuer » ou « sacrifice ». D’après Rachi, dans cet épisode, il est écrit que Dieu demanda à Abraham le sacrifice de son fils « unique » en parlant d’Isaac parce qu'il est vraiment le premier-né de sa femme Sarah, alors qu'Ismaël n'est autre que le fils d'Agar, la servante égyptienne de Sarah. C’est la raison pour laquelle Dieu dit à Abraham « ton fils unique » en parlant du fils (Isaac) de son épouse légitime Sarah. Dans la tradition juive, alors qu'Abraham représente la charité (midat hahessed), Isaac représente la rigueur (midat hadin). Isaac n'a jamais quitté de sa vie la Terre d'Israël. La tradition identifie la grotte de Makpéla, où Isaac est enterré, avec le Tombeau des Patriarches qui est un lieu saint du judaïsme

https://gw.geneanet.org/arnac?lang=en&n=d%20israel&oc=1&p=isaac&fbclid=IwAR1YVqqOvOJAYR_rRAv8NDAEFeH2fxrAaFf6FkQCG-G3Dh5kNW4YORyXPqg

                           

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

 

 

 

[1] Philippe Lippens. — Expédition en Arabie Centrale. Préfaces de H. St.- J.-B. Philby et de G. RYckMANS. Un vol. in-8° de xi et 215 pages avec 38 photogr., 4 planches en couleur et un itinéraire. Paris, Adrien Maisonneuve, 1956.

https://www.persee.fr/doc/syria_0039-7946_1958_num_35_1_5285_t1_0151_0000_2

[3] PAL      22:16     and said, By My Word have I sworn, saith the Lord, forasmuch as thou hast done this thing, and hast not withheld thy son, thy only begotten,

https://juchre.org/targums/comp/gen22.htm?fbclid=IwAR1HGRPS3cAd42RllSp0sXtIU8ZocVfN9sFDRDwQPThZmiO90InM5Uw91ow

[4] L'histoire de Satan essayant d'empêcher Abraham et sa famille de réaliser le sacrifice est un thème bien connu de la littérature légendaire juive. Post-Muhammad * Des sources juives telles que Tanhuma, Sefer HaYashar et Midrash VaYosba 'sont très proches des légendes islamiques…

Des sources juives préislamiques contiennent également l'histoire de Satan attrayant, avec le parallèle le plus proche trouvé à Bereshit Rabbab. Une autre légende islamique reliant Satan à la tentative de sacrifice et la reprenant…

On retrouve souvent dans le Talmud de Babylone dans la littérature midrashique ultérieure…

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commentaires

R
Merci beaucoup pour cet article très complet.
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