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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 17:51

Karim Hanifi crucifié sur l’autel du réformisme néo-rationaliste II 1/3

 

Psaumes 7
14 Voici, le méchant prépare le mal, Il conçoit l'iniquité, et il enfante le néant.
15 Il ouvre une fosse, il la creuse, Et il tombe dans la fosse qu'il a faite.
16 Son iniquité retombe sur sa tête, Et sa violence redescend sur son front.
Psaumes 9
15 Les nations tombent dans la fosse qu'elles ont faite, Leur pied se prend au filet qu'elles ont caché.
16 L'Eternel se montre, il fait justice, Il enlace le méchant dans l'œuvre de ses mains. -Jeu d'instruments. Pause.
Psaumes 35.8  
Que la ruine les atteigne à l'improviste, Qu'ils soient pris dans le filet qu'ils ont tendu, Qu'ils y tombent et périssent !
Proverbes 11
5 La justice de l'homme intègre aplanit sa voie, Mais le méchant tombe par sa méchanceté.
6 La justice des hommes droits les délivre, Mais les méchants sont pris par leur malice.
Proverbes 26:27 
Celui qui creuse une fosse y tombe, Et la pierre revient sur celui qui la roule.
Ecclésiaste 10:8  
Celui qui creuse une fosse y tombera, et celui qui renverse une muraille sera mordu par un serpent.

 

Voir : http://mizab.over-blog.com/2019/07/karim-hanifi-crucifie-sur-l-autel-du-reformisme-neo-rationaliste-1/4.html

 

Finalement, Karim Hanifi, comme ne l’indique peut-être pas sa physionomie, est un bourrin avec sa propension à jeter à la poubelle tout ce qui ne va pas dans le sens de ses idées funestes, si tant est qu’il donne l’impression d’obéir à un planning en vue de mettre en place la destruction contrôlé de l’orthodoxie musulmane. La tâche fut facile au début quand il a fallu éliminer de sa route les apocryphes chrétiens et le très controversé Évangile de Barnabé pour notamment défendre sa thèse sur l’enfant-sacrifice et la crucifixion.  Après, vu sa carrure, à cette étape de sa carrière, il s’est fendu d’une attaque en règle des deux compilations de hadîth les plus solides, les incontournables Bukhârî et Muslim, et force est de constater qu’il n’a pas froid aux yeux, car rien ne lui fait peur dans le lourd patrimoine islamique. Il relève tous les défis qui se présentent à lui quitte à annihiler d’un revers de la main pas moins de cent exégèses, rien que cela.

 

Aux grandes ambitions les grands moyens. Désormais, intrépide, il cherche à séparer les musulmans de leurs exégètes pour mieux leur inoculer ses vues en phase avec la Bible. Pourtant, il criait à qui voulait l’entendre que je mentais sur lui. Décidemment, la fuite en avant qu’il s’est tracée nous ouvre bien des perspectives de réfutation. Merci champion de nous faciliter l’entreprise. À quand la nouvelle flèche à ton arc, la thèse de l’islamologue Hassan Chahdi qui manque à ton tableau de chasse pour atteindre les sommets de la gloire en te distinguant de la petite gens et du commun des mortels au sein des musulmans.

 

C’est une véritable manie chez ces chercheurs de trophées qui mènent leur intelligence au service de leur égo, sur les hauteurs tout la haut, loin des troupeaux et des ouailles apeurées que tu toise de ton regard dédaigneux, et que tu alimentes des miettes de ton érudition débordante dans les nues de ta généreuse imagination immaculée. Le problème, c’est qu’en prenant de l’assurance face à une résistance faible, on en arrive à baisser sa garde. Il devrait savoir, lui l’illustre érudit, qu’il ne faut jamais sous-estimer son adversaire, cette erreur fatale qui risque véritablement de lui en coûter. Car, il s’empêtre aujourd’hui dans un dilemme inéluctable. Ha, sacrée folie des grandeurs, il faut bien un jour en payer les pots cassés. Je comprends que pour arriver à ses fins, il ne faille pas lésiner sur les moyens, mais alors assume mon ami, et confie-nous le fond de ta pensée, bien que, je ne suis pas dupe, cela reste paradoxal, et anecdotique dans ton parcours vers les sommets de la reconnaissance intellectuelle, à défaut d’être un grand orateur à la photogénie impeccable. On ne peut pas tout avoir, il faut se faire une raison Super Karim.

 

Alors, voici le dilemme qui s’impose à toi : est-ce que le Coran, le Livre sacré des musulmans est un mauvais plagiat des apocryphes judéo-chrétiens ? Ce n’est pas en séparant le Coran de son exégèse que tu vas te tirer d’affaire, et retirer cette épine enfoncé dans ton pied collé au bois consacré au sacrifice du supplicié, si ce n’est qu’auprès des dupes et des incultes complexés, ou des ouailles aveuglées par la grandeur de l’Occident matérialise en cruelle perte de vitesse.

 

Les preuves scripturaires que Jésus n’est pas mort sur la croix

 

Voir : fasl el maqâl fî raf’ ‘Îsâ hayyan du Sheïkh D. Mohammed ibn khalîl Harrâs

 

1- Allah (I) révèle : (Alors, Allah s’adressa à Jésus : Je vais te reprendre, t’élever vers Moi, te débarrasser des infidèles, et placer tes adeptes, jusqu’au Jour de la Résurrection, au-dessus de ces derniers. Puis, vous serez ramenés vers Moi, et là Je trancherais sur ce qui faisait l’objet de vos divergences)[1]

 

Les exégètes ont des avis partagés sur l’explication du Verset : (Je vais te reprendre, t’élever vers Moi). Pour Qatâda, notamment, l’ordre de la phrase est inversé. Autrement dit, « Je vais t’élever, et après cela te faire dormir ». D’après ‘Ali ibn Abî Talha, selon ibn ‘Abbâs, « te reprendre » signifie « te faire mourir ». Mohammed ibn Ishâq rapporte d’après une personne de confiance, les paroles de Wahb ibn Munabbih : « Allah l’a fait dormir à l’aube trois heures durant, le jour où Il l’a élevé vers Lui. » aux yeux d’ibn Ishâq, les chrétiens prétendent qu’Allah a repris l’âme de Jésus pendant sept heures avant de la lui rendre. D’après Ishâq ibn Bishr, selon Idrîs, selon Wahb, Allah lui a redonné la vie après lui avoir donné la mort et, au bout de trois jours, Il l’a élevé au ciel.

 

Matar el Warrâq, pour sa part, affirme que le Seigneur des cieux et de la terre lui a extirpé l’âme du monde des terriens sans pour autant l’avoir faire mourir. Ibn Jarîr Tabarî, en accord avec cette idée, interprète el wafâ (mourir ou dormir) ici par l’élévation au ciel. La majorité des exégètes définissent el wafâ dans ce contexte par le sommeil. En voici deux exemples dans le saint Coran : (Il est Celui qui vous reprend l’âme au cours de la nuit)[2] ; (Allah reprend les âmes au moment de leur trépas, mais aussi celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil ; Il retient les unes dont Il a décrété la mort, et libère les autres pour un délai déterminé).[3]

 

À chaque réveil, le Messager d’Allah (r) exprimait sa reconnaissance à Dieu en récitant la formule liturgique : « Louange à Allah, Celui qui nous a fait revivre après avoir repris nos âmes, etc. »[4] D’après ibn Abî Hâtim, selon Ahmed ibn ‘Abd e-Rahmân, selon ‘Abd Allah ibn Abî Ja’far, selon son père, selon e-Rabî’ ibn Anas, el Hasan qui commente le Verset : (Je vais te reprendre) : « Cela correspond au sommeil, assure-t-il, dans le sens où Allah l’a élevé au cours de son sommeil. » Selon el Hasan, l’Élu (r) a prévenu ses contemporains juifs que : « ‘Issa n’est pas mort, il reviendra parmi vous avant le Jour de la Résurrection. »[5]

 

(te débarrasser des infidèles) : c’est-à-dire en t’élevant au ciel. Fin de citation.[6]

 

Ibn Kathîr a cité ainsi un certain nombre d’exégèses de ce Verset. Il a ensuite opté pour l’opinion de la majorité des savants interprétant el wafâ par le sommeil. Il s’est inspiré dans son choix des deux Versets du Coran dans lesquels el wafâ prend le sens de faire dormir. Il a pris également pour argument le hadith selon lequel le sommeil est comparé à la mort et le réveil à la vie.

 

Pour appuyer son idée, Il s’est fondé notamment sur le Verset de la Sourate les femmes, dans lequel le Seigneur (I) révèle : (Tous les adeptes du Livre donneront foi à son ministère avant sa mort, et, le Jour du grand jugement, il présentera son témoignage qui sera ou non en leur faveur).[7] Le pronom personnel dans (avant sa mort) revient à ‘Issa (u) à qui  tous les adeptes des ancienne Écritures sans exception, vont croire. Cet événement aura lieu dès son retour sur terre peu avant la fin du monde comme nous allons l’expliquer plus loin. Dès lors, les juifs et les chrétiens vont se soumettre à son autorité, car il décrétera la levée du tribut[8] et il ne va tolérer aucune religion en dehors de l’Islam.

 

Ibn Kathîr a ensuite imputé cette opinion, sous l’autorité d’ibn Abî Hâtim, à el Hasan qui a rapporté sur le sujet un hadith dont la chaine narrative remonte au Prophète (r). Nous pensons avec ibn Kathîr que c’est à la lumière de cette interprétation qu’il incombe d’orienter le Verset en question. Celle-ci est en phase avec l’esprit du Coran qui enjoint de ramener les Versets ambiguës aux Versets formels afin d’en pénétrer le véritable sens. Le vocable « wafâ » est ambiguë, si l’on sait qu’il exprime à la fois la mort, le sommeil, et l’action de prendre ou de récupérer quelque chose, etc.

 

En revanche, le sens d’élever est formel et explicite. Rien ne sert de vouloir l’interpréter par l’élévation de l’esprit ou du rang d’une personne, car c’est une façon de dénaturer et de défigurer le Verset. Si cela est clair, il convient d’expliquer l’élévation vers Allah par l’un des sens d’el wafâ qui correspond dans ce contexte au sommeil non à la mort sinon le Verset perdrait toute sa signification ; il n’est pas pertinent en effet qu’un mort soit élevé vers Dieu.

 

À suivre…

                     

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

 

 

[1] La famille d‘Imrân ; 55

[2] Le bétail ; 60

[3] Les groupe ; 42

[4] Hadîth rapporté par el Bukhârî (n° 6312, 6313, et ailleurs) et Muslim (n° 2711).

[5] Ibn Kathîr a cité ce hadith dans son exégèse (1/367).

[6] Voir : Tafsîr ibn Kathîr.

[7] Les femmes ; 159

[8] La contribution que les non musulmans doivent verser à l’Etat musulman.

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commentaires

REBAI 11/10/2020 19:40

Merci beaucoup pour cet article très complet.