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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 12:15

Le tâghût chez ibn Taïmiya 1/4

 

Les ingrédients du salut sont au nombre de quatre : la foi, les bonnes œuvres, la recommandation mutuelle de la vérité, et de la patience. Cette recette fait défaut aux hérétiques et aux pécheurs qui succombent aux passions intellectuelles et aux passions sensorielles.

Traité de l’amour révérenciel d’ibn Taïmiya.

 

(As-tu songé à ces hommes héritiers des Écritures qui donnent foi au sorcier et à tous ces êtres maléfiques ; ils vont jusqu’à assurer aux impies qu’ils empruntent une meilleure voie que les croyants).[1]

 

[N’avions-nous pas déjà offert à la famille d’Ibrâhîm le Livre et la sagesse, en plus d’un vaste royaume ?][2] 

 

(Allah vous ordonne de restituer les dépôts à leurs ayants droit, tout comme Il vous ordonne d’arbitrer avec équité les litiges soulevés par vos semblables ; vous avez là une édifiante recommandation à laquelle vous exhorte Allah Votre Dieu qui entend tout et qui voit tout • Vous croyants, faites obéissance aussi bien à Allah qu’à Son Messager, puis à ceux qui vous dirigent, et veillez à soulever le moindre de vos litiges à Allah et à Son Messager si réellement vous donnez foi en Allah et au jour du jugement dernier, car il en va de votre intérêt et de votre salut • As-tu songé à ces hommes qui, en apparence, donnent foi à la Révélation qui te fut consacrée et aux Écritures anciennes, alors qu’ils recourent à l’arbitrage d’une loi maléfique à laquelle ils sont sensés renoncer ; c’est bien là l’œuvre de Satan qui cherche à les enfoncer davantage dans les ténèbres de l’égarement • On a beau convier ces hypocrites à l’arbitrage de la Révélation et du Messager, ils ne font à chaque fois que littéralement te tourner le dos • Qu’adviendra-t-il le jour où le malheur les frappera en punition de leurs actes, et qu’aussitôt ils viennent te trouver pour t’assurer, en prenant Dieu en sermon, que leur seule motivation à travers leur refus était de bien faire et d’apporter une solution conciliante • Allah connait parfaitement le fond de leur poitrine, alors ne te préoccupe pas d’eux, et contente-toi pour l’heure de leur prêcher la bonne parole quitte à les sermonner pour mieux les sensibiliser • Dès lors que Nous envoyons un messager aux hommes, Nous attendons d’eux qu’ils se soumettent à son obédience sous l’égide de la Loi céleste ; Ces gens-là auraient dû, pour réparer les torts qu’ils avaient causés à l’encontre de leur propre personne, se présenter aussitôt devant toi pour implorer le Pardon d’Allah, et par-là même profiter de ton intercession pour renforcer leur demande, et ils auraient trouvé un Dieu Absoluteur et Tout-Miséricordieux • Non, jure Ton Seigneur par Lui-même ! Ils ne prétendront jamais à la foi sans te soumettre leurs litiges, avec pour volonté d’accueillir ton jugement à cœur ouvert, en s’y pliant sans réserve ni le moindre ressentiment • Si l’ordre leur avait été donné de s’entretuer ou de prendre le chemin de l’exil, ils ne s’y seraient jamais pliés à part une infime minorité d’entre eux ; ils feraient bien mieux de prendre Nos exhortations au sérieux, car il en va de leur intérêt et de la vitalité de leur foi • Et ils auraient droit, en prime, à une récompense incommensurable de Notre part En plus d’être guidés sur le droit chemin • Par son obéissance à Allah et à Son Messager, on intègre le cercle des élites touchés par la Grâce d’Allah tels que les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux, avec lesquels on partage pour toujours le meilleur entourage).[3]

 

Extraits du traité de l’amour révérenciel d’ibn Taïmiya.

 

(Ne soyez pas comparables aux païens • qui ont suscité, au sein de leur religion, maintes divisions pour former une multitude de factions où chacun se complait de ses acquis).[4]

 

Ainsi, la religion vouée entièrement au Dieu Tout-Puissant immunise la foi et la fidélité aux préceptes de la prophétie qui prônent la vérité et rien que la vérité. Au-delà de cet attachement, il y a les sectes hétérodoxes qui s’appuient forcément sur le discours d’un leader charismatique, et qui puisent leur légitimité dans des idéologies hérétiques en opposition avec les Commandements révélés par le Seigneur. Ce schisme idéologique est, sous cet angle, une forme de polythéisme.

 

Le phénomène de divinisation émane de cette fameuse ferveur et du désir qui est aussi vital et intrinsèque que le besoin de manger et de s'accoupler. Ces besoins vitaux sont indispensables à l’existence, au maintien du groupe, et à la préservation de l'espèce humaine. Toutefois, le recours à la divinité est prioritaire par rapport aux besoins culinaires dans la mesure où l'absence de nourriture met, au pire, le corps en danger, tandis que le paganisme met directement le cœur en péril. Le monothéisme est la seule voie salutaire qui s’impose à l’homme. Celui-ci est en parfaite adéquation avec la nature humaine insufflée par le Seigneur. D'après el Bukhârî et Muslim, le Prophète (r) enseigne : « Chaque enfant vient au monde à l’état de nature, mais ce sont ses parents qui le rendent Juif, chrétien ou mazdéen, à l’image du petit d’un animal, pensez-vous qu’il naisse avec l’oreille mutilée ? »

D'après Muslim, selon 'Iyâdh ibn Himâr, le Messager (r) relate les Paroles du Seigneur disant : « Moi, j’ai inscrit dans la nature de Mes créatures une attirance fidèle envers Leur Créateur, mais les démons les ont fourvoyés et détournés de cet objectif, alors, pour les redresser, J’ai durci Mes commandements. Ces démons les ont entrainés, sans la moindre autorisation de Ma part, à partager Mon Culte avec de vulgaires idoles. »

 

La plupart des actes polythéistes constatés chez les hommes découlent de l’amour qu’ils accordent à une idole. Cette idolâtrie se manifeste de diverses façons, et elle engendre une panoplie de rites. Nous pouvons dégager deux réflexes anthropologiques pour le maintien des sociétés :

• Le besoin inhérent d'un dieu protecteur aimé et convoité par tous en raison de ses aptitudes supposées à pourvoir à leurs aspirations et à les préserver de tous les dangers ;

• Le besoin de maintenir un équilibre entre la nécessité d’acquérir les éléments indispensables à leur survie et celle de se défendre contre tout élément nuisible faisant obstacle à leur bien-être.

 

Ces réflexes vont les pousser à imiter la Révélation qui invite au monothéisme pur. Cette transgression se vérifie à ces deux niveaux : l’exclusivité du culte et l’exclusivité du mode d’emploi à même d’optimiser le culte par le truchement des Apôtres de Dieu. Les idolâtres vont donc contester leur légitimité en partageant leur amour entre le Dieu suprême et les idoles, et entre Sa Loi et celle des hommes. Leur amour idolâtre prend des formes diverses, notamment au niveau des codes qui constituent leur législation et qui régulent leur mode de vie.

 

L’amour transcendant est donc le moteur qui anime les sociétés tant monothéistes que païennes. L’engouement qu’elles éprouvent pour leur « constitution » est d’origine spirituel, car celle-ci ne se contentent pas de veiller à leur pérennité matérielle, mais elle entretient avant tout sa relation avec l’entité supérieur qui cristallise toutes les attentions. Il est faux de réduire la vraie religion à la justice que l’autorité fait régner entre les citoyens et qui a une dimension purement temporelle. Cette approche matérialiste est soutenue par des courants philosophiques qui limitent les missions prophétiques à des considérations primaires et matérielles. Celles-ci rempliraient la fonction d’organisation des sociétés dites évoluées – et qui faisait défaut dans les sociétés dites primitives – en vue de l’intérêt commun. Elles auraient donc la seule vocation de combler un manque.

 

Ces desseins sociétaux, aux yeux de ces doctrines athées et philosophiques, seraient le lot des systèmes monarchiques en vogue à l’époque de Noé, sous le règne du Roi mésopotamien Nemrod, ou du conquérant tatare Gengis Khan qui fonda l'Empire mongol. Cette vision étroite de la prophétie les prive malheureusement du bonheur éternel.

Les despotes cités plus haut, auquel on peut rajouter Pharaon,[5] l’un des plus emblématiques, sont, au moment de mourir, confrontés à un leurre qui intensifie leur malheur dans l'au-delà, comme en témoigne le saint Coran : (Nous te relatons, à l’attention des croyants, un véritable évènement qui se déroula entre Moïse et Pharaon • Pharaon, qui régna en tyran, divisa les habitants d’Égypte en plusieurs clans. Il opprima l’un d’eux avec la mise à mort des garçons nouveau-nés arrachés à leurs mères qu’il épargnait, comme pour les humilier davantage, car une âme maléfique coulait en lui).[6] l'histoire de ce despote est relatée à divers endroits du Livre sacré mettant en exergue le régime monarchique à la tête duquel il était investi. La Sourate Yûsaf donne de plus amples détails sur ce mode de gouvernance qui était en vigueur sur les rives du Nil : (Nous inspirâmes à Joseph cet artifice sans lequel il n’était pas en mesure de retenir son frère à ses côtés en vertu de la loi du roi régnant).[7]

Joseph[8] vivait sous le règne de ce roi égyptien intronisé à son époque de la même manière que, plus tard, Moïse sera confronté au Pharaon qui lui sera contemporain. Pharaon était le titre des souverains d'Égypte, à l’instar de César chez les romains, Chosroês chez les perses, et du Négus chez les abyssins, etc.

 

Ainsi, les philosophes sabéens, réformistes, péripatéticiens (aristotéliciens), et leurs émules au sein des trois grandes religions réduisent la prophétie à de vulgaires considérations temporelles telles que l’organisation de la vie en société sur le modèle de célèbres despotes à travers l’Histoire. Ceux-ci occultent littéralement la dimension transcendante de la mission prophétique mettant l’accent sur le devoir qui incombe aux terriens de rendre un culte unique à Leur Créateur. Ils confinent le bonheur terrestre à des concepts d’ordre rationnel tels que la justice, la probité, la loyauté, etc. Ils rangent dans la sphère privée le zèle religieux qui serait l’apanage des dévots toute confession confondue. Nous avons déjà eu l’occasion d’exposer les différences idéologiques constatées entre le naturalisme, le mysticisme, et l’orthopraxie (le credo orthodoxe). Je me suis contenté ici de les citer furtivement.

 

Paradoxalement, les naturalistes ont recours aux sciences occultes et son attirail de magie, sorcellerie et talisman, pour combler leur spiritualité. Leurs ouvrages mentionnent que ces pratiques occultes participent à l'instauration d'un ordre religieux comme il en existe chez les ésotéristes Qarmates, les prêtres de Pharaon, les païens turco-mongols, et indous, etc. Leur influence est présente jusqu'aujourd'hui. Les philosophes sabéens mettent sur le même pied d’égalité ces pratiques païennes et la prophétie. Ils se figurent que Moïse n’est pas différent de ces ennemis, Pharaon et les magiciens de sa cour. Un Verset dévoile l’imposture des sorciers : (Au lieu de cela, ils adoptèrent les pratiques des démons en usage sous l’ère de Sulaïmân qui ne fut coupable d’aucun blasphème à la différence des démons ayant transmis aux hommes l’art de la sorcellerie. Les hébreux furent tout autant enclins aux enseignements que Harout et Marout exerçaient en terre de Babel. Les deux anges prenaient soin de prévenir tout initié avant de l’instruire : prend garde de perdre la foi, car notre art n’a d’autre vocation que de tenter les hommes ! Ces initiés acquirent le pouvoir de séparer un homme de sa femme ; ce pouvoir maléfique, qui n’avait d’effet que par la Volonté de Dieu, causait leur ruine, malgré les maigres avantages qu’ils en tiraient. Ils savaient pertinemment qu’ils avaient troqué le bonheur éternel. Ils se rendaient ainsi coupable d’un piètre négoce s’ils en avaient vraiment conscience !).[9] Ils reconnaissent parfaitement que ces pratiques obscures sont sans intérêt pour leur vie future, bien qu’ils en tirent un bénéfice matériel au profit de leur avide ambition d’accéder aux hautes sphères du Pouvoir. En définitive, leur opportunisme leur fait plus de mal que de bien : (Ils auraient tiré un meilleur avantage de la part de leur Seigneur à se résigner à la foi et à la piété, mais en avaient-ils seulement conscience ?).[10]

 

À suivre…

                     

Par : Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/

 

 

[1] Les femmes ; 51

[2] Les femmes ; 54

[3] Les femmes ; 59-69

[4] Les Romains ; 31-32

[5] Moïse, de la lignée lévitique, fut adopté par la nièce du cruel Pharaon, Pépi II (notons que les datations officielles sont aléatoires, voire arbitraires), qui exerça le pouvoir sur le royaume en déclin avec un joug implacable. Ce qu'on sait surtout de ce tyran, c'est qu'il resta au pouvoir extrêmement longtemps. Manéthon lui prête 94 années de règne, et il aurait vécu plus de cent ans. Le Sefer Hayachar, le livre du juste, une référence rabbinique, parle de Mélul qui régna 94 ans ; il s’agit de Pépi II, Pharaon de la VI dynastie. Il fut intronisé au Trône dès son enfance, et ce fut sa mère, alors régente du pays, qui aurait ordonné la mise à mort du mâle premier né de tous les foyers israélites. Ce monarque tyrannique fit construire, dans sa folie des grandeurs, deux villes Pithom et Ramsès, et prit les Hapirou (les hébreux) pour mains d’œuvre, comme le révèlent les papyrus de Leyde 348.

 

Moïse fut élevé à l’intérieur du Karnak qui était pris en charge par les prêtres lévites. Il jouissait d’une double culture, et connaissait sur le bout des doigts tous les secrets du Temple qui, par décret pharaonique immuable, jouissait de privilèges en hommage à Joseph. Les lévites furent donc épargnés des mesures draconiennes dont furent frappés les ouvriers de l’Empire, sous ordre du tyran, afin d’accélérer les grands travaux de construction qui visait à redorer le prestige des ancêtres. Malheureusement, leurs frères de Deir el Medineh, bien que relativement bien lotis, se plaignirent de la surcharge de travail dont ils furent accablés. La goutte qui fit déborder le vase survint le jour où les approvisionnements furent subitement coupés. Des manifestations de mécontentement, révèle le papyrus de la grève, furent exprimés par les ouvriers qui boycottèrent le travail. Un jour, arrivé à la fleur de l’âge, Moussa sortit de son confort pour se rendre aux nouvelles auprès des gens de sa race qui logeaient de l’autre côté de la rive. Là, il vit un notable égyptien prendre à partie un membre du clan frère. Dans un élan de solidarité, il assena à l’agresseur un coup de poing qui le foudroya sur place. Il avait mal dosé sa force qui était prodigieuse.

Malgré le rang qu’il concédait auprès de la cour et des privilèges dont jouissait son clan, il dut prendre la fuite pour échapper au courroux de Pharaon qui ne lui pardonnerait jamais cet homicide perpétré sur un citoyen de condition supérieure. Cet acte fut interprété comme un véritable sacrilège. Le fugitif se réfugia dans le désert de Madian, de l’autre côté de la Mer rouge où, Jéthro, un proto-arabe issu d’une tribu semi-nomade, lui accorda la main de sa fille en échange de ses services à l’entretien des troupeaux et des besognes quotidiennes. Une fois qu’il eut remboursé sa dote, et que  Pépi II s’éteignit, il décida de se rentre à Tsoan, actuellement Tanis, la Capitale de la Basse Égypte qui était contrôlée par Néferkarê II sur lequel on sait bien peu de choses si ce n’est qu’aucun reste de lui n’a été retrouvé. Il aurait régné quatre années qui furent ponctuées par une période de déchéance et d’anarchie. Notamment, les trésors égyptiens furent pillés par les hébreux. Dans ce climat délétère, qui fut probablement provoqué à la suite d’une vacation du pouvoir, la reine Nitocris monta sur le trône avec l’ambition d’endiguer autant que faire ce peu, la chute inéluctable qui se profilait. (N. du T.).

[6] Les récits ; 3-4

[7] Yûsaf ; 76

[8] Certains chercheurs contemporains identifient Joseph à Amenhotep fils de Hapou (1437-1356 av. J.-C. selon certaines sources). Appelé également Aménophis, il fut le premier ministre d'Amenhotep III. Il se distinguait pour être un homme polyvalent (vizir, premier ministre, général, directeur des ressources humaines, scribe, architecte, médecin, et théologien) et de grande culture. Amenhotep III, était le père du pharaon monothéiste Akhenaton. Le fils de Hapou (Hapou, qui signifie « celui qui est caché », fait probablement allusion à Jacob dont on ignorait l’identité sur la terre d’accueil de son fils) prit pour femme Neth, d’origine libyenne. Les annales archéologiques enregistrent trois de ses frères et son unique sœur. Deux des garçons sont explicitement nommés, Héby (Lévi de son nom biblique) et Youya (Juda de son nom biblique). L’une des filles de Youya, Tiyi, était mariée à un Pharaon ; Néfertiti, femme d’Akhenaton, est donc l’une des descendantes de Juda, et Âanen le grand prêtre, était Shéla un autre de ses enfants. Le troisième frère de Joseph est Ruben. Ce dernier ne fut pas nommé par l’historiographie pharaonique, car il s’était marié avec une égyptienne de haut rang, ce qui venant d’un étranger fut amèrement apprécié.

Sous l’influence de sa femme à la beauté légendaire, Akhenaton accélérera la réforme amorcée par son père, en vue d’imposer le culte monothéiste. Il sera assassiné par les prêtres d’Isis qui voyait d’un mauvais œil son zèle en faveur du Dieu unique. Son fils, Toutankhamon, réhabilitera le paganisme d’antan, et constituera ce qui peut être assimilé à l’ancêtre du premier ghetto à el Amarna en vue d’exercer une surveillance élevée sur les artisans qui furent sélectionnés pour matérialiser sa mégalomanie.

La dépouille de Joseph fut momifiée (celle-ci inspirera la légende du film la momie). Cette dérogation exceptionnelle accordée à un étranger montre la place croissante que la lignée hébraïque occupera dans les plus hautes instances du Pouvoir.  Il fut enterré dans le Temple de Ptah à Karnak, situé dans le Haut Nil ayant Thèbes pour Capitale. Depuis, les noms de la Maison de Joseph furent repris par les différentes dynasties successives. Karnak fut entretenu par son frère Lévi (appelé Kenel et Héby dans les hiéroglyphes) instaurant ainsi une tradition dans sa descendance dont Moïse sera issu. Une longue rivalité s’installa entre Thèbes au Sud sous l’emprise des Lévitiques, et Memphis, la Capitale du Bas Nil au Nord, qui promouvait l’idolâtrie.

Chéops, un nordique, qui érigea à sa gloire la grande pyramide de Gizeh, fut, aux dires d’Hérodote et de Théodore de Sicile, un despote cruel et blasphémateur. Celui-ci dispersa les hébreux au pouvoir grandissant. Il ignora le patrimoine de Joseph et expulsa les lévites au Sud faisant l’objet d’une diaspora avant l’heure. Il embrigada les artisans hautement qualifié de Deir el Medineh qui vouaient le culte au Dieu de Joseph (non loin du Temple de Ptah), et qui jouissaient malgré tout d’un relatif confort, à l’inverse des ouvriers traditionnels exploités par l’Empire. (N. du T.).

[9] La vache ; 102

[10] La vache ; 103

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commentaires

safia 06/09/2020 12:36

j'ai aimé lire ce merveilleux article