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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 18:37

magnifique-paysage1

 

 

 

 

Ibn Taïmiya et la philosophie

(Partie I)

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiyaa dit : Etymologiquement, le terme philosophie signifie « amour de la sagesse ».[1] Il fait allusion aux philosophes grecs bien que toutes les civilisations ayant reçu un livre révélé ou non, ont leurs propres sages comme les religions païennes de l’Inde et la religion mazdéenne chez les perses. Quant aux sages musulmans, ils incarnent les savants instruits dans les enseignements qu’Allah a révélés à Son Messager, et qu’ils mettent en pratique. L’Imam Mâlik disait à ce sujet : « La sagesse, c’est connaître la religion et la mettre en pratique. » Dans l’usage, le philosophe désigne le disciple de la pensée et de la sagesse grecque.[2]

 

Les grecs maitrisaient les sciences de la nature (ou physiques), les mathématiques, et l’astronomie dans une certaine mesure (étant donné qu’ils adoraient les astres). Quant au domaine de la théologie, Aristote et ses adeptes en parlaient très peu, sans compter que la plupart de leur discours était erroné dans ce domaine.[3] Les grecs et les romains étaient des païens qui vouaient le culte aux idoles et aux astres. Aristote vécu trois cent ans avant le Christ et il fut le conseillé politique d’Alexandre fils de Philipe de Macédoine. Certains s’imaginent à tord qu’il serait Dhû el Qurnaïn dont le Coran fait mention. Contrairement à Alexandre le Grand, ce dernier était monothéiste. Il a vécu par ailleurs, bien longtemps avant Aristote et il parvint à l’extrémité de l’Orient et de l’Occident. Il a construit notamment la barrière qui retient actuellement Gog et Magog. Le Macédonien n’a jamais atteint ces limites et encore moins cette fameuse barrière.

 

Les romains et les grecs adoraient donc le soleil, la lune, et les étoiles pour lesquels ils consacraient des temples et érigeaient des statuts. Ils croyaient également à la magie à la manière de Nemrod fils de Canaan. Il reste des traces de cette forme de paganisme en orient, sur les terres turques et celles du Khatâ (en Asie Centrale ndt.) où les habitants érigent des statuts énormes de Nemrod. Ils se mettent des chapelets autour du cou et glorifient leur idole, sans oublier d’injurier l’Ami d’Allah Ibrahim. Ces pratiques existent dans le Shâm, en Égypte, et en Iraq.

 

Ainsi, la plupart des pratiques polythéistes s’expriment de deux façons : par le culte des tombeaux et des idoles du monde inférieur comme ce fut le cas à l’époque de Noé, et le culte des astres du monde supérieur et la pratique de la magie comme à l’époque d’Ibrahim dont la mission fut destiné aux Chaldéens qui pratiquaient la plus grande forme de sorcellerie (l’astrologie). Harrân[4] était la cité des sabéens où Ibrahim serait né ; une autre hypothèse avance qu’il serait en fait venu d’Iraq. Ils construisirent plusieurs temples en hommage à la « cause première », au « premier intellect », au soleil, à la lune etc. La religion chrétienne s’est installée à Harrân[5] mais le sabéisme perdura jusqu’aux conquêtes musulmanes. Il reste toujours des philosophes sabéens dans le nord de l’Iraq et à Bagdad où ils exercent les professions de médecins et d’écrivains mais certains d’entre eux ne se sont pas convertis à l’Islam. El Fârâbî est passé par Harrân au quatrième siècle de l’Hégire. Il s’est inspiré de sa culture philosophique auprès de ses habitants. Le philosophe sabéen Thâbit ibn Qurra (m. 288 h.) avait déjà fait le commentaire de « la métaphysique » d’Aristote. J’ai déjà eu sous les yeux cet ouvrage qui renferme des erreurs énormes.

 

Il existe deux sortes de sabéens : les monothéistes et les polythéistes. Les monothéistes étaient soumis aux lois de la Thora puis à l’Évangile avant leur abrogation. À la première époque, les sabéens suivaient la religion d’Ibrahim fidèle à Dieu (Hanîf). Par la suite, ils ont innovées certaines formes d’associations et ils sont devenus païens. Les anciens grecs adoraient un seul dieu et ils reconnaissaient qu’Allah avait créé l’univers. En fait, tous les païens en général, que ce soit les hindous ou les arabes, étaient convaincus de la formation de l’Univers.[6]

 

Aristote serait le premier à avoir soutenu la prééternité de l’univers. L’historiographe Mohammed ibn Yûsuf el ‘Âmirî assume que les anciens grecs se rendaient sur les terres de Palestine où ils prenaient le savoir des adeptes des prophètes comme Sulaïmân et Dâwûd. Pythagore aurait rencontré Luqmân le sage. Par contre, Aristote n’a jamais voyagé sur la terre des prophètes et en cela, il ne fut pas aussi influencé par la prophétie que ses devanciers. Les premiers grecs en effet reconnaissent que le monde a une origine, et qu’il existe un autre monde au-dessus de l’univers qu’ils décrivent comme le Paradis dont fait mention la Révélation. Des philosophes comme Socrate et Thales conviennent de la résurrection des corps.[7]

 

Les philosophes musulmans comme Averroès et Avicenne ont cherché à palier au manque d’intérêt que les grecs portaient à la « théologie ». Inspirés par les adeptes du Kalâm dans ce domaine, ils cherchaient à rapprocher entre la révélation et la pensée grecque. Ils faisaient croire que les principes de la philosophie n’allaient pas à l’encontre de la prophétie, mais ils étaient convaincus au fond d’eux-mêmes que le discours prophétique concernant le divin et la résurrection était métaphorique et imaginaire. Il aurait pour but de rapprocher certains entendements au commun des hommes afin d’améliorer leur vie sur terre, bien qu’au même moment il serait éloigné de la réalité. En cela, les prophètes auraient le droit de mentir. Ainsi, la force imaginative ou hallucinatoire serait l’une des plus grandes caractéristiques de la prophétie. Malheureusement, la plupart des gens ne pénètrent pas les implications de leur discours, surtout dans la mesure où il fut enrobé par un vocabulaire islamique.[8]

 

El Fârâbî (m. 339 h.) est le premier philosophe musulman à élargir les notions de la théologie grecque, aux enseignements de l’Islam comme dans son livre Ârâ el Madîna el Fâdhila. Il est considéré comme le « deuxième philosophe » après Aristote.[9] Ibn Sînâ (m. 428 h.) a résumé la pensée aristotélicienne et péripatéticienne auxquelles il ajouta un discours religieux qui lui fut inspiré par les adeptes du Kalâm. Il a réussi ainsi à donner plus de cohérence au discours des anciens, étant donné qu’il fut plus imprégné de la lumière prophétique.[10] Des penseurs comme e-Râzî et e-Tûsî (m. 672 h.), ont fait le commentaire de son œuvre el Ishârât wa e-Tanbihât, mais ces derniers n’ont pas toujours pénétré les subtilités de son discours. Ibn Rushd (m. 520 h.) fut fanatisé par la pensée d’Aristote à tel point qu’il lui chercha des circonstances atténuantes sur ses pensées les plus éloignées de l’Islam.[11] Averroès est toutefois plus précis qu’ibn Sînâ quand il s’agit de rapporter les tendances des premiers philosophes. Dans son livre el Mu’tabar fî el Hikma, Ibn Mulkâ (m. 560 h.) réfute remarquablement certaines pensées d’Aristote. Il se distingue pour rapporter scrupuleusement les paroles d’Aristote à partir de ses œuvres originales. Doté d’un grand esprit d’analyse, il fut parmi les philosophes affiliés à l’Islam ayant le discours le plus pertinent et le plus proche de la vérité. Contrairement à ibn Rushd et à ibn Sîna, il ne s’attache pas aveuglement à la pensée du « Philosophe » et des péripatéticiens. Il avait une approche rationnelle des écrits du disciple de Platon et fut plus éclairé par la révélation que ses prédécesseurs étant donné qu’il vécut à Bagdad au milieu des traditionalistes.[12]

 

Ibn ‘Arabî (m. 638 h.) fut influencé par la pensée d’ibn Sînâ,[13] mais ibn Sibrîn (m. 669 h.) était plus versé en philosophie que ce dernier. Il a d’ailleurs développé les notions du monisme ou panthéisme (Wihda el Wujûd) comme personne ne l’avait fait avant lui.[14] L’un de leur savant m’a même demandé de lui expliquer Lawh el Asâla, l’une des œuvres d’ibn Sibrîn qui fut réservée au cercle des initiés et dont je ne connaissais pas l’existence.[15] El Ghazâlî (m. 505 h.) quant à lui, alimente son discours philosophique avec le vocabulaire des Soufis qui ne peuvent distinguer en le lisant entre le vrai et le faux, entre le dogme musulman et la pensée helléniste et sabéenne. En définitive, il ramène les mêmes implications qu’ibn ‘Arabî et ibn Sibrîn qui ne font aucune distinction entre le Créateur et Sa création, [16] bien qu’il s’est donné la vocation de réfuter la philosophie. En fait, ses opinions sont très instables et elles varient d’une œuvre à l’autre ; dans certaines œuvres, il fait la critique acerbe de la philosophie mais dans d’autres œuvres il la rejoint dans certains principes en essayant pour le moins maladroitement de concilier entre la sagesse helléniste et la prophétie.[17] Abû Hâmid fut un admirateur de la logique grecque, il prétend l’avoir apprise de la langue des prophètes mais en fait il l’a trouvé dans les livres d’ibn Sînâ, qui s’inspire directement des œuvres d’Aristote.[18]

 

Voir Mawqif Sheïkh el Islam ibn Taïmiya min el Falâsifa par le D. Sâlih el Ghâmidî

 

Traduit pour Islam.house par :

Karim ZENTICI 

          

        

 

          



[1] Manhaj e-Sunna (1/359).

[2] E-Safdiya (2/325).

[3] E-Rad ‘alâ el Muntiqyîn (323-324).

[4] Harrân était la ville natale d’ibn Taïmiya. À l’âge de six ans, il prit la route de Damas au sein de sa famille pour échapper aux invasions mongoles. Il est intéressant de comparer cet événement avec l’annonce prophétique disant : « Il y aura émigration après émigration, et les hommes (dans une version les meilleurs hommes) vont se réfugier sur la terre d’émigration d’Ibrahim. » Rapporté par Ahmed (1/83, 198, 199). Ibrahim en effet a du fuir d’Iraq pour se réfugier sur les terres du Shâm. Les mauvais événements sont souvent précurseurs d’évènements heureux. Est-ce une bonne nouvelle à une époque où bon nombre d’irakiens se sont installés en Syrie en vue d’échapper aux invasions… anglo-saxonnes ?

[5]Hélène la mère de l’Empereur Constantin était originaire de Harrân. Les savants et les moines chrétiens se sont rendus compte que les romains et les grecs n’allaient pas se détacher facilement du paganisme. C’est pourquoi, ils leur ont concocté une religion à mi chemin entre celle des prophètes et celle des païens. (Voir : E-Rad ‘alâ el Muntiqyîn (335).

[6] Idem. (328-334).

[7] Voir Mawqif Sheïkh el Islam ibn Taïmiya min el Falâsifa par le D. Sâlih el Ghâmidî (250-251).

[8]Voir : e-Safdiya (1/237).

[9]Voir : el Jawâb e-Sahîh (3/214-215), et Majmû’ el Fatâwâ (2/82).

[10] Manhâj e-Sunna (1/347-348).

[11]Voir : Dar Tarârudh el ‘Aql wa e-Naql (9/333, 397, 401).

[12]Idem. (3/324) et (9/397-416).

[13] Voir : e-Safdiya (1/265).

[14] Idem. (1-302-303).

[15] Idem.

[16] Jâmi’ e-Rasâil (1/164).

[17] Manhâj e-Sunna (1/356-357).

[18] Voir : E-Rad ‘alâ el Muntiqyîn (14-15).

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commentaires

Mohamed 29/09/2014 05:59

As salam aleyka wa rahmatuAllah,

BarakAllahu fik très intéressant,

Je cite: " Ils croyaient également à la magie à la manière de Nemrod fils de Canaan. Il reste des traces de cette forme de paganisme en orient, sur les terres turques et celles du Khatâ (en Asie Centrale ndt.) où les habitants érigent des statuts énormes de Nemrod. Ils se mettent des chapelets autour du cou et glorifient leur idole, sans oublier d’injurier l’Ami d’Allah Ibrahim. Ces pratiques existent dans le Shâm, en Égypte, et en Iraq."

Ici, si j'ai bien lu, c'est la parole d'ibn taymiyya, aurait-tu plus d'informations sur cela; du genre comment se nomme cette forme de paganisme en orient ? De nos jours ceci existe encore ?, et on m'avait dit qu'en Irak ils avaient découvert une tablette en Irak, où il y'avait un "dessin" d'un personnage et était écrit en dessous, cette personne se nomme "Abraham" maudissait le car ils a détruit nos statues, ma question est aurait-tu entendu parlé de cette découverte ?

JazakAllahu khayra.

mizab 30/09/2014 12:24

Wa 'aleikom salem wa rahmat Allah !

Ma sha Allah !

C'est très intéressant si tu pouvais nous amener plus d'information sur le sujet en s'appuyant sur des documents...

Personnellement, je n'en sais pas plus...


Jazaka Allah kheir !

omar (abid001) 31/03/2013 16:03


Intéréssant, BaarakAllahoufik

mizab 31/03/2013 17:10



 


 


wa fik baraka Allah !



Malik 22/12/2012 13:52


salamou alaykou, il serais bien de mettre un sujet sur les monument historique en terre sacre.. J'ai recu un mail me disant que le gouvernement saoudiens serait en train de detruire le patrimoine
islamique. Est vrai ??

mizab 18/08/2013 08:00

wa 'aleikom salem wa rahmat Allah !


l'article est dans le site de sheikh el Fawzan, il faudrait que je retrouve,

j'ai également traduit une risala du sheikh sur le même sujet...

youc' 15/08/2013 07:00

salamou alaykoum, pouvez vous cher frere me fournir la source de ce texte !! je suis tres interressez.. ou alors orientez moi vers une explication beaucoup plus detaillée, car beaucoup de personne sont toucher par ce qui se passe a la mecque et trouve sa scandaleux.
Barakallaho fik en tout cas

mizab 22/12/2012 16:18



 


 


wa 'aleikom salem wa rahmat Allah wa barakatuhu !


 


C'est une très bonne proposition baraka Allah fik !


 


 


Voici une fatwa de sheikh el Fawzan qui en parle en détail :


 


Le patrimoine de la Mecque, c’est la Ka’ba et les sites sacrés 


 


Par Sheïkh Sâlih el Fawzân


 


Louange à Allah ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ! Nous entendons beaucoup de bruits ces derniers sur les vestiges de la Mecque – qu’Allah l’élève –. Certains appellent à conserver son patrimoine
historique qui est lié avec le patrimoine commun des musulmans. Il serait, à leur yeux, un crime de le laisser partir en fumée.


 


Nous leur répondons que nous avons certes une responsabilité commune envers les Lieux saints. Cela passe par
l’entretient de la Ka’ba, des sites sacrés qui gravitent autour de la ville, et du respect de son caractère sacré. Allah (I) révèle : [Son Seigneur crée ce qu’Il veut, et élit]. Il a notamment élu ou choisi parmi les
endroits La Mecque où règne un climat de paix. Un autre Verset nous apprend : [Ne voient-ils pas que Nous avons installé un Lieu saint où règne la paix,
alors que tout autour les hommes se déchirent ?] Ce sanctuaire qui est un havre de paix garantit aux hommes de vouer le culte à Leur Seigneur. Il leur est imposé de se tourner
en sa direction lors de la prière, et d’y consacrer un pèlerinage.


 


Allah (I) révèle : [Les hommes doivent envers Allah faire le pèlerinage à la Maison sacrée dans
la limite des moyens].[1] Cette particularité lui est propre. La présence des sites sacrés
(Minâ, Muzdalifa, ‘Arafa) en est une autre. En outre, le Législateur condamne la profanation d’un certain nombre de choses (chasser, toucher à la végétation, récupérer les objets perdus
sauf pour retrouver leurs propriétaires) à l’intérieure des frontières sacrées entourant la ville : [Celui qui entre dans son enceinte est en
paix],[2] même le gibier.


 


Le Temple fut fondé sur le symbole du monothéisme : [Et lorsque nous indiquâmes à
Ibrahim l’endroit de la Maison… Ne M’associe rien, et purifie Ma Maison pour les fidèles qui font le tawâf et qui se tiennent au cours de la prière debout, inclinés et
prosternés].[3]  Et, son entrée fut interdite aux
païens : [Les païens sont impurs, ils ne doivent pas approcher la Maison sacrée à partir de l’année prochaine].[4] La réaction du meilleur des hommes
(r) ne se fit pas
attendre. Il dépêcha ‘Alî ibn Abî Tâlib (t) qui communiqua au milieu des pèlerins : « À partir de l’année prochaine, il n’y aura plus de pèlerinage pour les
païens, de te tawâf sans vêtements. »


 


Un païen est un polythéiste adorateur des idoles, tombes, prophètes, walis, djins, etc. ce qui va en
contradiction avec l’ambition pour laquelle la Maison sacrée fut édifiée. Mekka doit rester la source d’où se répand l’unicité (tawhîd)
au quatre coins du monde. Le hadj, la ‘omar, et l’i’tikâf (retraite spirituelle) en sont les symboles. Les polythéistes
de l’ère préislamique avaient la main mise sur la Ville sainte. Ils introduire dans la Ka’ba plus de trois cents idoles et installèrent sur Safâ et Marwa d’un côté Isâf et de l’autre Nâila. E-Lât, à laquelle il faut ajouter el ‘Uzzâ et Manât, se trouvaient dans les environs. Le jour
de la conquête de la Mecque, le Messager d’Allah (r) brisa et réduisit en cendre toutes ces idoles, tout en récitant : [Dis : la vérité est
venue et le faux a disparu, car il était voué à disparaitre]. Il envoya également des hommes pour se débarrasser des trois idoles qui régnaient dans la région. L’idolâtrie fut éradiquée
et ses adeptes interdit d’accès. Toute manifestation du paganisme était désormais bannie, selon la Volonté du Législateur qui coupa le mal à la racine en prohibant tout moyen menant à
l’association.


 


Cette campagne de prévention toucha les sites historiques comme les endroits où vivaient le Prophète
(r), sa famille et ses
Compagnons. Non seulement ils ne furent jamais conservés, mais jamais il ne recommanda de le faire. Après la grande conquête, on lui demanda : « Est-ce que demain, tu vas descendre
chez toi.


-           Est-que ‘Aqîl nous a laissé un fond de terre ? »


 


‘Aqîl ibn ‘Aqîl ibn Abî Tâlib qui était le cousin du sceau des
envoyés (r) avait tout
vendu. Pourtant, son cousin ne chercha pas à récupérer ses biens, ni même à les garder pendant son exil. Il ne vit pas d’inconvénient à ce qu’ils soient mis sur le marché ou éventuellement pris
pour habitation, voire détruits si le besoin le réclame. Ainsi, sa maison n’avait aucune particularité par rapport aux autres, et les agrandissements du Haram réclament de tout déblayer dans le périmètre alentour. On ne peut reprocher à l’autorité en place de prendre en main un tel projet, et il ne
viendrait à l’esprit d’aucun de crier à la violation du patrimoine mecquois.


 


Par ailleurs, après la prises des Lieux saints, ni le Messager (r) ni
ses Compagnons n’eurent l’idée de visiter la grotte de Hira ni à Thawr. Les seuls endroits pour qui ils vouaient de
l’encensement, et desquels ils tiraient la baraka étaient les sites sacrés. Ils s’y rendaient en vue d’accomplir les rites du pèlerinage prévus à l’occasion. Le but, était de couper
court à toute tentation polythéiste et à toute innovation religieuse. Nous, les musulmans d’aujourd’hui ne sommes pas mieux qu’eux, car selon la formule consacrée : « Rien ne vaut
mieux pour les dernières générations que ce qu’il fallait pour les premières. » Le Messager d’Allah (r) déclare également en effet : « Accrochez-vous donc à ma tradition et à celle des nobles
khalifes bien guidés après moi. Tenez-la bien et prenez-la fermement par les molaires. Et méfiez-vous des choses nouvelles, car toute nouveauté est innovation et toute innovation est
égarement. »[5]


 


Le Coran nous a immortalisé le Temple autour duquel fut édifié la Ville actuelle à travers des Versets
comme : [Le premier temple édifié aux hommes, celui qui se trouve à Bekka, est bénit et il est un guide pour l’humanité • Il abrite des signes clairs, le maqâm d’Ibrahim ;
celui qui entre dans son enceinte est en paix ; Les hommes doivent
envers Allah faire le pèlerinage à la Maison sacrée dans la limite des moyens][6] ; [N’avons-Nous pas mis sous leur main un sanctuaire paisible qui attire les richesses de toute
sorte] ; [Ne voient-ils pas que Nous avons installé un Lieu saint où règne la paix, alors que tout autour les hommes se déchirent ?] ; [Seigneur,
rends  ce pays paisible et pourvoit à ses habitants les richesses], [Les mécréants détournent de la voie d’Allah et de la mosquée sacrée que nous
avons offerte indistinctement à tous les hommes ; qu’ils soient résidents ou de passage, et Nous ferons goûter un châtiment douloureux à tous ceux qui songent injustement à commettre une
déviation].[7] En s’adressant à Son Prophète (r), Allah (I) révèle également :
[Il me fut
simplement ordonné d’adorer le Seigneur de cette ville qu’Il a rendu sacrée].


 


Un hadîth nous apprend également : « Ce pays fut
rendu sacré par Allah le jour où il créa les cieux et la terre, et il le restera ainsi jusqu’au jour de la résurrection. »


 


Il incombe de préserver  la ville du monothéisme et la source de l’Islam dans le même esprit
qu’Allah l’a créé et comme le Messager d’Allah (r) nous l’a laissée l’année de sa conquête ; soit un havre de paix qui garantit aux hommes de vouer le culte à Leur
Seigneur. Ils y apprennent la croyance qui touche à l’unicité, et la sunna. Ils sont sensibilités sur l’importance de renoncer à l’association et l’innovation, sur les traces des deux
Amis de Dieu Mohammed et Ibrahim – que le salut soit sur eux – qui la purifièrent de ces deux fléaux. Ils ne firent que se soumettre à la Volonté
divine leur enjoignant d’éradiquer toute trace de polythéisme, et de couper court à ses causes, ainsi que les causes de l’innovation dans la religion.


 


Cette ville qui vit naitre la Révélation repousse les païens et les innovateurs ; celle-ci ne tolère
d’encenser rien d’autre que la Maison et les sacrés où se recueillent les croyants, et d’où émane la croyance authentique qu’elle diffuse aux quatre coins de la terre.


 


J’implore Allah d’assister ceux qui sont chargés de l’entretenir, les savants, les responsables du pays, les
historiens, ses habitants et ses visiteurs ! Qu’Il facilite la propagation du savoir utile et de la prédication clairvoyante !


 


Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !


 


 


Écrit par : Sâlih ibn Fawzân el Fawzân.


Membre de l’Ordre des Grands Savants


d’Arabie saoudite.


Le 2/07/1433 h.


 


 


 


 


 


 






[1] La famille d’Imrân ; 97




[2] La famille d’Imrân ;
96-97




[3] Le pèlerinage ; 26




[4] Le repentir ; 28




[5]




[6] La famille de ‘Imrân ;
96




[7] Le pèlerinage ; 22




 


 



Youc" 10/12/2012 10:51


JazaakaLLAHO khayran noble frere

mizab 10/12/2012 14:05



 


wa anta kadhalik !



Youc' 08/12/2012 11:34


A vrai dire il est assez long.. Mais je le met quand meme inchaaLLAH. 


 


 


........
Salamou 3aleykoum,
voici une démonstration scientifique, que shaykhoul islam Anwawi ra était incontestablement ash3ari et que seuls les ignorants wahhabis peuvent nier....:


L’Imam an-Nawawi était Ash’arite


 


- Une réfutation des allégations des Salafis -


 


 


Par Abu Layth ash-Shâfi’î [1]


 


 


 


 


Nawawi_sunnisme_com.jpg


 


 


 


Au nom d'Allâh, le Très-Miséricordieux, le Tout Miséricordieux,


 


Une des allégations du mouvement Salafi [Wahhabi] est de déclarer que l’Imâm an-Nawawi radiallahanhou.gif n’était pas Ash’arite dans la croyance [‘Aqîda]. C’est un postulat supplémentaire dans
leur tentative de réécrire l’histoire afin de la faire pencher en leur faveur. Avant de prouver que l’Imâm an Nawawi était bel et bien Asha’rite, nous devons analyser pourquoi les pseudo-salafis
émettent de telles allégations. L’Imam an-Nawawi est un Mujtahid dans l’école Shafi’ite jouissant du plus haut rang, juste après l’Imam ash-Shafi’i radiallahanhou.gif ! L’Imam an-Nawawi est
respecté par tous les savants Sunnites et même non-Sunnites! Ses ouvrages ont été lus, mémorisés et préservés par chaque génération venant après lui. Il est sans doute l'un des savants les plus
connus et les plus présents à l’esprit de la communauté Musulmane. Son commentaire du « Sahih de Muslim » est considéré par beaucoup comme étant le meilleur commentaire de l’histoire de l’Islam.
Son livre « al Majmu’ » est considéré comme le seul livre pouvant rivaliser avec al-Moughni d’Ibn Qudama. Si les pseudo-salafis prétendent qu’il est anthropomorphiste et en accord avec leur
croyance littéraliste, c’est parce qu’ils ont en face d’eux un savant hautement respecté au sujet duquel il n’existe aucune divergence sur son rang élevé en Islam. C’est pour cette raison que le
groupe déviant pseudo-salafi fait tout son possible, n’hésitant pas à utiliser le mensonge, pour prétendre que l’Imam an-Nawawi est un des « leurs ».


 


 


Passons en revue les allégations des pseudo-salafis (prétendus suiveurs des Salafs) :


 


1) L’Imam an-Nawawi n’est pas cité [comme référence] dans le domaine de la ‘Aqida car il n’est pas en accord avec la méthode des pieux prédécesseurs [Salaf as-Salih] en matière de croyance. Ou en
d'autres termes, il n'est pas en accord avec ce que l'intervenant estime être le credo d'Ahl us-Sunnah ! L’Imam An-Nawawi réfute lui-même cette allégation comme vous le verrez par la suite.


 


 


2) An-Nawawi aurait « réfuté » le kalam (ou ‘ilm al kalâm). Ils avancent pour cela le fait qu’un Ach’arite ne peut être qualifié ainsi qu’à partir du moment où il adopte le kalâm. Ce n’est pas
tout à fait exact, vu qu’il est connu qu’il existe deux méthodes dans l'école des Ach’arites pour aborder le sujet des Attributs d’Allâh.


 


 


La position de l’Imâm an-Nawawi selon les gens de la Sunnah (Ahl us-Sunnah)


 


 


Il y a 3 faç

mizab 08/12/2012 14:44



Oui, le sujet est long en effet, mais voici un texte qui y répond en partie (désolé il est en arabe) :


 


اضطرب المترجمون للإمام النووي _ قديماً وحديثاً _ في عقيدته في الصفات ، فبعضهم نعتها بأنها ((سلفيه))!! ونعتها آخرون بأنها ((أشعرية)) تأويلية وخلفية !! ونعتها فريق
ثالث بأنها ((تفويضية))!! وإليك ما وقفت عليه من نقول في هذا الباب ، ومن ثم ينفصل معنا الحق في هذه المسألة على وجه الصواب ، إن شاء الله تعالى الكريم الوهاب :
قال الذهبي في ترجمة ( النووي ) في (( تاريخ الإسلام )) :
(( إن مذهبه في الصفات السمعية السكوت ، وإمرارها كما جاءت ،وربما تأول قليلاً في (( شرح مسلم )) )) .
ونقله السَّخاوي في ((ترجمة الإمام النووي )) (36)عنه ، وتعقبه بقوله : (( كذا قال، و التأويل كثير في كلامه )) .
ونقل السَّخاوي قبل ذلك عن بعض مترجميه أنه وصفه بأنه أشعري ، فقال : (ص 36) : (( وصرح اليافعي والتاج السُّبكي _ رحمهما الله _ أنه أشعري )) .
قلت : نعته السُّبكي في (( طبقات الشافعية الكبرى )) ( 8/395 ) بـ ((شيخ الإسلام ، أستاذ المتأخرين ، وحجة الله على اللاحقين، والداعي إلى سبيل
السالفين )) وبـ ((له الزهد والقناعة ، ومتابعة السالفين من أهل السنة والجماعة ))
أسباب وقوعه في هذه الأخطاء :
والحق أن هذا الإمام ممن أفنى عمره في الطلب والتحصيل ، وتوالت وتتابعت عبارات مترجميه على مدحه، ولم نعلم أن أحد منهم قدحه، وهو _ والله حسيبه _من أهل الصلاح والفلاح، ولكن وقع فيما وقع فيه من الأخطاء
لعدة أسباب ، هذه أشهرها :
أولاً : سار في (( شرحه )) في مسائل الصفات على نهج المازري والقاضي عياض ، فما من موطن من المواطن التي أول فيها الصفات إلا وينقل إما عن المازري أو القاضي عياض ،
ويصرح بذلك تارة، ويلمح أخرى، ويأتي بالنص أحياناً، وينقله بالمعنى في أحايين أخرى، وقد اعتنيت بكشف ما تحقق لي من ذلك في هذه الدراسة، ولله الحمد والمنَّة ,
ثانياً : لم يكن الإمام النووي _ رحمه الله تعالى _ محققاً في هذا الباب ، وإنما وقعت له عبارات من سبقه من العلماء، فارتضاها من غير تمحيص وتحقيق وتدقيق، وصدقت عليه
فيها مقولة الأسنوي لما قال عنه في أوائل ((المهمات )):
(( أعلم أن الشيخ محي الدين النووي _ رحمه الله _ لما تأهل للنظر تصنيفاً ينتفع به الناظر فيه، فجعل تصنيفه تحصيلاً، وتحصيله تصنيفاً، وهو غرض صحيح، وقصد جميل، ولولا ذلك لم يتيسَّر له من التصانيف ما
تيسر له .
وأما الرافعي فإنه سلك مسلك الطريق العالية فلم يتصدر للتأليف إلا بعد كمال انتهائه،_ وكذا ابن الرفعة_ رحمة الله عليهم أجمعين )).
ثالثاً : كان _ رحمه الله تعالى_ في عصرٍ قريب عهد بانتشار مذهب الأشاعرة، ((فمن المعلوم أن إمام الأشعرية المتأخر الذي ضبط المذهب وقعد أصوله هو الفخر الرازي ( ت
606هـ )، ثم خلفه الآمدي ( ت631هـ )، و الآرموي (ت682هـ) فنشرا فكره في الشام ومصر ، واستوفيا بعض القضايا في المذهب )) .
فتأثر _ رحمه الله تعالى _ بكلام هؤلاء وغيرهم ،إذ كان ما ضبطوه وقعدوه هو السائد المنتشر آنذاك، لاسيما في الديار الشامية والمصرية ، ولم يقيض الله _ بعد _من يمحص كلام هؤلاء، كما وقع لشيخ الإسلام ابن
تيمية، فإن كتابه ((درء التعارض)) _ مثلاً _ قائم موضوعه على رد ما كتبه هؤلاء الثلاثة.
ولو أن الله يسر له _ رحمه الله _ كما يسر لتلميذه ابن العطار شيوخاً أو تلاميذ ممن اتضحت لهم معالم أهل السنة والجماعة في الأسماء والصفات لغير وبدل.
فإن ابن العطار اشتغل على شيخه النووي، ولازمه فترة حتى كان يُقال له : ((مختصر النووي )) وقد يختصر فيقال : ((المختصر)) .
وكان من شدة إعجابه بشيخه _ويحقق له ذلك_ قد انقطع فترة تزيد عن ست سنوات إلى التلمذة عليه، والأخذ منه،فها هو يقول: (وكانت مدة صحبتي له ،مقتصراً عليه دون غيره،من أول سنة سبعين وست مئة وقبلها بيسير
إلى حين وفاته))، حتى أنه حفظ كتاب ((التَّنبيه)) بين يديه، وكان النووي _ رحمه الله تعالى _ يثق بمقدرة تلميذه العلمية، والدليل عليها ما قال التلميذ عن نفسه :(( .......وأذن لي _ رضي الله عنه _ في
إصلاح ما يقع لي في تصانيفه، فأصلحت بحضرته أشياء، فكتبه بخطه، وأقرني عليه، ودفع إلى ورقة بعدة الكتب التي كان يكتب منها ويصنف بخطه، وقال لي : إذا انتقلت إلى الله تعالى، فأتمم (( شرح المهذب )) من
هذه الكتب ، فلم يقدر ذلك لي )).
وكان يعلل ابن العطار أخذه على شيخه في الدرس، بقوله :
((لا تسقط الثمرة من الشجرة إلا بهز الأفنان أو التَّـقطف بالبنان ))
أقول : على الرغم من هذه العلاقة الشديدة الوطيدة بين النووي وتلميذه ابن العطار، إلا أن ابن العطار تأثر بعصره الذي كان فيه شيخ الإسلام ، وتأثر ببعض
من أخذ عنه كالذهبي _وكان أخاه لأمه من الرضاعة_،وظهرت آثار هذا التأثر بكتاب صنفه في التوحيد بعنوان (( الاعتقاد الخالص من الشك و الانتقاد)) نصر فيه العقيدة السلفية، وإليك جملاً منه :
قال _ رحمه الله تعالى : (( يجب أن نعتقد أن ما أثبته الله في كتبه على لسان رُسله _صلوات الله عليهم وسلامه _ حق ، وأن جميع ما فيها من الموجود والإيجاد الثابتين للإلهية والتنزيه عن الحدث والمحدث
وصفاتهما حق )) .
وقال : (( فإذا ثبت نصاً في الكتاب العزيز والسنة النبوية على قائلها أفضل الصلاة والتسليم أنه سبحانه خلق آدم بيده، وأنه قال لإبليس :{ما مَنَعكَ أن تَسجُدَ لمَا خَلقتُ بِيَديَّ}.
وثبت في (( الصحيح )) في محاجة آدم وموسى قوله له : (( خَلَقَك الله بيده )).
وقال صلى اله عليه وسلم حاكياً عن ربه :
(( لا أجعل ذريتي من خلقت بيدي كمن قلت له كن فكان )).
وقوله صلى الله عليه وسلم :
(( خلق الله الفردوس بيده، وخلق جنة عدن بيده، وكتب التوراة لموسى بيده )).
وغير ذلك من الأخبار، وجب علينا اعتقاد أن ذلك حق، وحرم علينا أن نقول : إن الله تعالى خاطبنا بما نفهم ، ولا نفهم اليد إلا ذات الكف و الأصابع فتشبِّهه بخلقه فيُفضي إلى التجسيم، تبارك الله وتعالى عما
يقول الظالمون علوا كبيراً .
أو نقول : المراد النعمتين أو القدرتين، لأنه تعذر حمله على اليد التي نفهمها فتعين حمله على ذلك خوفاً من التشبيه!!
وهذا تحريف لما فيه من التعطيل، كيف والإجماع على أن الصفات توقيفيه، ولم يثبت ذلك بالمراد على ما تأولوه ، وهو فعل المعتزلة و الجهمية، أعاذنا الله من ذلك، فتعين تنزيه الباري _ عز وجل_ عن التشبيه
والتعطيل بكشف التحريف والتكييف والتمثيل،والأخذ بقوله تعالى : { ليس كمِثله شيء وهو السميع البصير}.
منا من الله _ تعالى _ بالتفهيم والتعريف لسلوك التوحيد والتنزيه ، وكذا القول في جميع ما ثبت من ذلك ، واله يعلم المفسد من المصلح ))
قلت : ما أثبته ابن العطار من صفة اليد لله _عز وجل _، اضطرب فيه شيخُه النووي، فجنح إلى التأويل الذي نفاه وخطأه التلميذ ، كما تراه في هذا الكتاب
.
وقال ابن العطار : (( ......... فإذا نطق الكتاب العزيز ووردت الأخبار الصحيحة بإثبات السمع، والبصر، والعين، والوجه، والعلم، والقوة، والقدرة، والعظمة، والمشيئة، والإرادة، والقول، والكلام، و الرضى،
والسخط، والحب، والبغض، والفرح، والضحك، : وجب اعتقاد حقيقته من غير تشبيه لشيء من ذلك بصفات المربوبين المخلوقين، والانتهاء إلى ما قاله الله _ سبحانه _ورسوله صلى الله عليه وسلم من غير إضافة، ولا
زيادة عليه، ولا تكييف، ولا تشبيه، ولا تحريف، ولا تبديل، ولا تغيير، ولا إزالة لفظ عما تعرفه العرب وتضعه عليه،والإمساك عما سوى ذلك)).
قلت : قوله: ((ولا إزالة لفظ عما تعرفه العرب وتضعه عليه)) ينسف ما مال إليه النووي من أن مذهب السلف التفويض كما سيأتي بيان ذلك عنه، وتفنيد حججه
.
وفي مقولة ابن العطار إثبات جملة من صفات الفعل لله _ عز وجل _، لم يوفق شيخه النووي إلى الحق فيها، وإنما أخذ في تأويلها ، كما تراه مبسوطاً في موطنه من هذا الكتاب.
وقال ابن العطار أيضاً : (( وقد نفى بعضهم النزول وضعف الأحاديث أو تأولها خوفاً من التحيز أو الحركة والانتقال الملازمين للأجسام والمحدثين، والمحققون أثبتوها وأوجبوا الإيمان بها كما يشاء سبحانه
)).
وقال : (( وجميع الآيات والأحاديث الثابتات من المجيء، والنزول، وإثبات الوجه، وغير ذلك من الصفات أوجب العلماء الإيمان بها، وعدم التفكر فيها ، أو تصورها )).
وقد تأول النووي _كما تراه مبسوطاً في هذا الكتاب _المجيء والنزول .
وحاصل ما أريد تقريره وتأكيده هنا :أن ابن العطار على الرغم من حبه الشديد لشيخه النووي، وأنه انقطع في الأخذ عنه ست سنين، ومع هذا فلم يتابعه على أخطائه في الأسماء والصفات ، لأنه عاش عصراً غير عصر
شيخه، ووقف على تحقيق وتمحيص لم يكن سائداً أيام النووي في مثل هذه القضية الاعتقادية المهمة جداً .
* سبب الاختلاف في تحديد عقيدة الإمام النووي :
لعله ظهر لك _أخي القارئ _ سبب الاشتباه في نسبة الإمام النووي للأشاعرة، أو أهل السنة، فهو قد وافق الأشاعرة من خلال النقل عن مصنفاتهم، والسكوت عنها، بل تصريحه في بعض الأحايين بقبولها، ووافق السلف
في كثير من عقيدتهم، لتأثره واشتغاله بالنقل، وابتعاده عن علم الكلام، والخوض في تفصيلاته، فالناظر إلى المواضع التي قرر فيها عقيدة أهل السنة، ونافح عنها ، ورد فيها على أهل البدع والضلالة يعده
سلفياً، فهذا التداخل هو أصل الاشتباه و اللبس.
ورحم الله شيخ الإسلام ابن تيمية لمَّا قال : ((وقلَّ طائفة من المتأخرين إلا وقع في كلامها نوع غلط لكثرة ما وقع من شُبه أهل البدع، ولهذا يوجد في كثير من المصنفات في أصول الفقه، وأصول الدين،والفقه،
والزهد،والتفسير،والحديث، من يذكر في الأصل العظيم عدة أقوال ، ويحكي من مقالات الناس ألواناً، والقول الذي بعث الله به رسوله لا يذكره، لعدم علمه به،لا لكراهية لما عليه الرسول )).
قلت : وقوله هذا ينطبق تماماً على الإمام أبي زكريا النووي رحمه الله تعالى .
موقفنا من الإمام النووي _ رحمه الله تعالى _وتأويلاته :
لا تتسع هذه السطور لتدبيج عبارات العلماء التي فيها مدح وثناء على أبي زكريا النووي، ولا إخالني بحاجة إلى التركيز على هذا ، لشهرته ومعرفته عند كل واحدٍ من طلبة العلم ، ومع هذا فقد سطرته بإسهاب من
خلال نشري وتحقيقي لكتاب ابن العطار ((تحفة الطالبين في ترجمة محي الدين)) فمن رام الوقوف عليه، فليطلبه هناك، يجد – إن شاء الله تعالى _ ما يسره .
وأريد في هذا المقام أن أنبه على أمرٍ مهم جداً ، وهو : إن في (( الأشعرية علماء لهم قدم في خدمة الشريعة أمثال : الحافظين أبي بكر البيهقي ، وأبي القاسم بن عساكر ، والإمام العز بن عبد السلام، وغيرهم
من فضلاء الأشعرية، نذكرهم بما لهم من المحاسن، غير أننا ننبه على ما وقعوا فيه من البدعة، فإن الحق لا محاباة فيه، ولا تمنعنا بدعتهم من الانتفاع بعلومهم في السنن والفقه والتفسير والتاريخ وغير ذلك
،مع الحذر .
ولنا أسوة بالسلف والأئمة فإنهم رووا عن الكثير من المبتدعة لعلمهم بصدقهم .
ونجتنب التفكير والتضليل و التفسيق للمعين من هذا الصنف من العلماء، فإن هذا ليس من منهج السلف، وإنما نكتفي ببيان بدعته وردها إذا تعرضنا لها .
وهذا كله في حق العالم إذا لم تغلب عليه البدع والأهواء، وعلمنا منه حرصه على متابعة الرسول صلى الله عليه وسلم وتحري الحق من الكتاب والسنة إلا أنه لم يصبه لشبهة ما أو غير ذلك )) شأن الإمام النووي _
رحمه الله تعالى _، فإن له اجتهاداً في طلب الحقن والوقوف عليه، والأخذ به _ ولا نزكي على الله أحداً _.
ونختم هذه المقدمة بكلام لشيخ الإسلام نفيس غاية ، ذكر فيه الحكم على العالم المتأول الذي من عادته ودينه الوقوف على الحق ، ولكن لم يصبه في بعض الأمور ، أو في بعض الأحايين ، وذكر فيه أيضاً تحذير طلبة
العلم من إتباع هذا العالم في زلاته ، أو ترديد مقالاته ، ويقع ذلك بسبب شهرته وصلاحه ، وطول باعه، وكثرة مصنفاته ، قال _ رحمه الله تعالى :
(( وليس لأحدٍ أن يتبع زلات العلماء ، كما ليس له أن يتكلم في أهل العلم والإيمان إلا بما هم له أهل، فإن الله تعالى عفا للمؤمنين عما أخطئوا ،كما قال تعالى : { ربنا لا تؤاخذنا إن نسينا أو أخطأنا }
.
قال الله : {قد فعلت}.
وأمرنا أن نتبع ما أنزل إلينا من ربنا ولا نتبع من دونه أولياء، وأمرنا أن لا نطيع مخلوقاً في معصية الخالق، ونستغفر لإخواننا الذين سبقونا بالإيمان ، فنقول : { ربنا اغفر لنا ولإخواننا الذين سبقونا
بالإيمان } الآية .
وهذا أمر واجب على المسلمين في كل ما كان يشبه هذا من الأمور ، ونعظم أمره تعالى بالطاعة لله ورسوله، ونرعى حقوق المسلمين ، لاسيما أهل العلم منهم ، كما أمر الله ورسوله ، ومن عدل عن هذه الطريق فقد عدل
عن إتباع الحجة إلى إتباع الهوى في التقليد ، وآذى المؤمنين والمؤمنات بغير ما اكتسبوا ، فهو من الظالمين، ومن عظم حرمات الله، وأحسن إلى عباد الله، كان من أولياء الله المتقين، والله سبحانه أعلم ))
.
وقال أيضاً :
(( إذا رأيت المقالة المخطئة قد صدرت من إمام قديم، فاغتفرت لعدم بلوغ الحجة له، فلا يغتفر لمن بلغته الحجة ما اغتفر للأول، فلهذا يبدع من بلغته أحاديث عذاب القبر ونحوها إذا أنكر ذلك ، ولا تبدع عائشة
ونحوها ممن لم يعرف بأن الموتى يسمعون في قبورهم ، فهذا أصل عظيم، فتدبره فغنه نافع )) .
وقال بعد أن ذكر الفرقة الناجية واعتقادها، والدليل على نجاتها :
(( وليس كل من خالف في شيء من هذا الاعتقاد يجب أن يكون هالكاً، فإن المنازع قد يكون مجتهداً مخطئاً يغفر الله خطأه ،وقد لا يكون بلغه في ذلك من العلم ما تقوم به عليه الحجة )) .
وأوضح أنه ربما يكون العالم من المتأولين ومن أهل الاجتهاد، ومن ذوي فضل وصلاح ن وحرص على إتباع الشريعة ، واقتفاء آثار الرسول ، ولكنه أخطأ في فهم النصوص، وغلط في اجتهاده ،ن ووهم فيما ذهب إليه من
تأويل ، وبين أن هذا الصنف مأجور ومعذور، ولكن لا يجوز إتباعه في غلطه، فقال :
(( فمن ندب إلى شيء يتقرب به إلى الله، أو أوجبه بقوله أو بفعله من غير أن يشرعه، فقد شرع من الدين ما لم يأذن به الله ، ومن اتبعه في ذلك فقد اتخذه شريكاً لله ، شرع ما لم يأذن به الله، نعم، قد يكون
متأولاً في هذا الشرع ن فيغفر له لأجل تأويله،إذا كان مجتهداً الاجتهاد الذي يعفي معه عن المخطئ ، ويثاب أيضاً على اجتهاده ، لكن لا يجوز إتباعه في ذلك ، كما لا يجوز إتباع سائر من قال أو عمل قولاً أو
عملاً قد علم الصواب في خلافه، وإن كان القائل أو الفاعل مأجوراً أو معذوراً)).
ومع هذا فلا يتساوى من وقع في شيء من هذا لسبب من الأسباب،فقد يُغظُ على بعض دون بعض ، وهذا ما استخرجه شيخ الإسلام باستقراء النصوص الشرعية، والأحوال السلفية، وخلص إلى القول:
(( فإذا رأيت إماماً قد غلظ على قائل مقالته أو كفرهن فلا يعتبر هذا حكماً عاماً في كل من قالها، إلا إذا حصل فيه الشرط الذي يستحق به التغليظ عليه ، والتكفير له )) .
ولما نقرر قبول هذا العذر من هذا الأمام بسبب اجتهاد وتأول فلا يلزم من هذا القبول الإقرار بالخطأ والمخالفة، و الرضى بهما .
بل يجب بيان الصواب ، فالحكم بعذره في الآخرة ، وعدم نيله الوزر، والقول بالأجر بسبب الاجتهاد وبذل الوسع ؛ شيء وإنكار الخطأ والتحذير منه؛ شيء أخر ، فتنبه، ولا تكن من الغافلين .
نقلا عن كتاب : " الردود والتعقيبات على ما وقع للإمام النووي في شرح صحيح مسلم من التأويل في الصفات وغيرها من المسائل المهمات "
.
للشيخ مشهور حسن سلمان .