Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:56


 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Voir : Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ de Sheïkh Ibrahim e-Ruhaïlî.

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : « Quant à moi, - ceux qui s’assoient avec moi le savent très bien –, je compte parmi les gens qui défendent avec le plus d’acharnement de condamner une personne en particulier d’apostat, de pervers, ou de désobéissant sauf s’il devient certain que les arguments prophétiques ont été fournis à son encontre (Qâmat el Hudja e-Risâliya) de sorte que toute personne qui les contredit est condamnable d’être soit apostat, soit pervers, ou soit désobéissant. J’ai par ailleurs établi qu’Allah pardonne les erreurs commises par les membres de cette communauté : cela concerne aussi bien les paroles et les questions théoriques que les questions pratiques. »[1] Il a expliqué ailleurs : « Si nous citons sans restriction les textes concernant le sort de l’homme dans l’Au-delà (el Wa’d wa el Wa’îd) et si nous employons les termes d’apostat (Takfîr) et de pervers (Tafsîq), nous ne pouvons pas faire entrer une personne en particulier dans leur sens général avant d’établir à son encontre ce qu’ils impliquent de façon irréfutable. »[2] Il a dit également : « Les Textes divins concernant le mauvais devenir de l’homme (Wa’îd) et ceux provenant des grandes références sur les questions du Takfîr, du Tafsîq, et autres, n’impliquent pas qu’ils faillent les appliquer à une personne en particulier sauf si celle-ci répond aux conditions pour le faire et si toute restriction en est exclue. »[3]    

 

Sheïkh el ‘Uthaïmîn a dit à ce sujet : « Ainsi, il devient clair que les paroles et les actes peuvent relever de l’apostasie ou de la perversité, mais cela ne veut pas dire que leur auteur soit un apostat ou un pervers sauf dans la mesure où les conditions requises pour le faire soient rassemblées (Tawaffur e-Shurrout) et où toute restriction en soit exclue (Intifâ el mawâni’). »[4]

 

Par conséquent, avant de condamner une personne d’innovateur (Mubtadi’), il faut considérer les deux principes suivants qui correspondent aussi à la question du Takfîr :

1-                  l’énoncé explicite des Textes que telle parole ou telle action innovée soit effectivement un acte pervers.

2-                 Que le statut en question (Tabdî’) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tafsîq soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue.[5]

 

Sheïkh Ibrahim e-Ruhaïlî a fait le commentaire suivant : « Il incombe aux personnes en quête de science, aux personnes investies dans l’orientation des gens et de la Da’wâ, et aux enseignants de mettre ce principe extraordinaire en pratique dans leur relation avec les gens. Ils ne peuvent taxer les musulmans de Takfîr, Tabdî’ ou de Tafsîq uniquement pour ce qu’ils affichent et les choses sur lesquelles ils sont certains, ou en fonction de la réputation de la personne.[6]Allah (I) révèle en effet : (Ne t’avance pas sur les choses que tu ignores car les oreilles, les yeux et le cœur seront tous interrogés).[7] Juger les gens en se fiant juste aux impressions, aux suspicions, et surtout aux passions, sur des choses qu’ils n’ont pas faites, cela revient à dire au sujet d’Allah ce que l’on ignore. Si j’insiste vraiment sur ce principe et si je fais preuve de sévérité c’est pour avoir constaté certains mauvais comportements répandus aujourd’hui, de la part de certains Tullâb el ‘Ilm débutants et d’autres parmi les gens du Hawa. Ils se sont érigés en effet le droit d’ouvrir les cœurs des gens en les taxant de kâfir ou de Mubtadi’ sur une simple impression et surtout sur aucun fondement. Ces gens-là devraient plutôt apprendre leur religion avant de s’investir dans les affaires des autres au nom de la Da’wa et d’el Amr bi el Ma’rûf, afin de mieux pénétrer les ambitions de la religion dans ces deux registre. Ils doivent réfléchir aux conséquences qu’un tel jugement implique en terme d’el Walâ wa el Barâ, et bien s’imprégner des critères que la Législation a déterminés (…) Wa Allah A’lam ! »[8]

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Traduit par :

Karim ZENTICI

 



[1] Majmû’ el Fatâwâ (229/3).

[2] Majmû’ el Fatâwâ (28/500-501).

[3] Idem. (10/372).

[4] El Qawâ’id el Muthla fi Sifât Allah wa Asmâihi (p. 92).

[5] Voir : Mawqif ahll Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ (1/233).  

[6] Voir : Majmû’ el Fatâwâ (35/413-414).

[7] Le Voyage Nocturne ; 36

[8] Voir : Mawqif el Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ (1/124-125).

Partager cet article

Repost 0
Publié par mizab.over-blog.com - dans Takfir
commenter cet article

commentaires

abu al harith 14/01/2012 12:43


wa fikum barak Allah wa jazak Allah kheira pour vos réponses et le temps que vous nous accordez.     


Salam aleykum

mizab 14/01/2012 14:10



 


Non, c'est moi qui te remercie akhi el karim, pour ton attention et ta sagacité !


 


waffaqaka Allah li kulli kheir !


 


wa 'aleikom salem wa rahmat Allah wa barakatuhu !



abu al harith 12/01/2012 20:31


Oui, c’est exactement
ce à quoi je faisais allusion, à savoir que tabdi’ va avec tabdi’ et non avec tafsiq…wa Allah a’lem


Quoi qu’il en soit,
l’essentiel est d’avoir compris la règle. Barak Allah fikum


Si vous le permettez
j’avais une autre remarque à faire sur un de vos texte que vous avez intitulé : «L’Albani et l’irja » , la parie 8, le paragraphe intitulé :   « Le kufr extérieur est l’indice du kufr intérieur ».


Vous écrivez :
«  Mieux, Dans son fameux ouvrage e-sârim el maslûl, ibn Taïmiya considère que le kufr intérieur est la preuve (dalîl) du kufr extérieur. Qu’on en juge
: « La foi et l’hypocrisie puise leur essence dans le cœur. Ce qui apparait dans les paroles et les actes ne sont que la conséquence (far’)et la preuve (dalîl)de ce qu’il y a dans le cœur. Ce qui
permet de juger une personne, c’est qu’elle exprime extérieurement ce qu’elle a dans le cœur. »   


Or je comprends des
paroles d’ibn Taïmiya (et aussi du titre du paragrapheJ
) que c’est plutôt l’inverse, c’est-à-dire que ibn
Taïmiya considère que le kufr extérieur est la preuve (dalîl) du kufr intérieur.


S’agit-il d’une
simple erreur d’inattention de votre part ou est-ce moi qui est mal compris ?



Merci de m’éclaircir

mizab 14/01/2012 07:51



 


Oui, apparemment, c'est une très bonne remarque, il faudrait que je vérifie l'original que je n'ai pas sous les yeux !


 


Comme quoi, il faut toujours rester vigilants, car même en multipliant les révisions on ne remarque pas ce genre d'erreurs !


 


Quoi qu'il en soit, c'est une très bonne remarque, baraka Allah fik !



abu al harith 07/01/2012 09:39


wafikumbarakAllah


En fait, mon noble
frère, ma question portée sur le lien entre le statut du Tabdî’ et les conditions du Tafsîq. Je n’arrivai pas à comprendre pourquoi tout cas particulier qui remplissait les conditions du Tafsîq se voyait appliqué le statut du Tabdî’
et non du Tafsîq.


Néanmoins et de
toutes les manières vous avez répondue à ma question, en disant :


 « la relation, c'est que le statut du tabdi' dans l'absolu pour l'auteur de telle innovation est dans l'absolu, pour l'appliquer à un cas particulier, il
incombe que toutes les conditions du tabdi' soient remplies, »


Ceci dit, à
 moins que tout fasîq prenne forcément le qualificatif de  moubtadi’… je pense, wa Allah a’lem, que le
point 2 que j’ai cité dans mon premier commentaire nécessite une rectification…


Je vous remercie pour
les liens, je ne manquerai pas de les consultés incha Allah


Qu’Allah vous
récompense grandement

mizab 07/01/2012 09:46



 


Ha ! je viens de comprendre !


 


En effet, comprendre la chose de deux façons, soit que c'est une erreur, car tabdi' va effectivement avec tabdi'


 


soit, en fait, le tafsiq est plus vaste que le tabdi', le tabdi' concerne uniquement les innovations, mais les tafsiq englobe également les pervers qui font des péchés,


 


J'en parle dans l'article le tabdi' takfir tafsiq !


 


Dans tous les cas, la règle est la même !


 


Quoi qu'il en soit, ta remarque reste très pertinente, jazaka Allah kheir !


 


waffaqaka Allah li kulli kheir !


 



abu al harith 06/01/2012 18:45


Salam aleykum wa
rahmatullah


Kayfa halukum akhi l
karim ?


Qu’Allah vous
récompense pour ces traductions qui ont vraiment dissipés nombres d’ambigüités, puisse Allah ‘aza wa jal vous accordé la sincérité, le suivie et la réussite dans cette tâche pour le moins
difficile.


Ceci dit,
pourriez-vous éclairer ma lanterne concernant ce qui suit :


En effet vous dites
au point deux, je cite :


«       2-                 Que le statut en
question (Tabdî’) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tafsîq soient remplies et que toute restriction à le faire soit
exclue. »


J’aimerai savoir,
qu’Allah vous fasse miséricorde, qu’elle est la relation entre le statut en question (en l’occurrence le Tabdi’) et le fait que les conditions du Tafsiq soient remplies ?


BarakAllahfikum

mizab 07/01/2012 06:49



 


 


wa 'aleikom salem wa rahmat Allah wa barakatuhu !


 


Pour mar part, je vais très bien, baraka Allah fik de prendre de mes nouvelles, en espérant, que pour toi, il en soit de même !


 


Ensuite, la relation, c'est que le statut du tabdi' dans l'absolu pour l'auteur de telle innovation est dans l'absolu, pour l'appliquer à un cas particulier, il incombe que toutes les conditions
du tabdi' soient remplies,


 


J'ai fais plusieurs articles qui donnent plus de détails sur le sujet et dont voici les liens :


 


http://mejliss.com/2011/11/09/le-takf-r-le-tafs-q-et-le-tabd


 


http://mizab.over-blog.com/article-les-restrictions-au-takfir-partie-1-66690228.html


 


http://mizab.over-blog.com/article-le-takfir-mu-aiyin-partie-1-66690175.html


 


waffaqaka Allah li kulli kheir !