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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 17:06

chute-magnifique2

 

Le tashrî’

(Partie 3)

 

Selon ibn Shâhîn, Sufiân e-Thawrî a dit : « Craignez toutes ces « passions » égarées. » Quand on lui demanda des explications, ce dernier répondit : « Les murjites disent….Puis, il évoqua certaines de leurs opinions avant d’enchaîner : Ils voient l’épée contre les adeptes de la Qibla. » [Voir : el kitâb e-latîf (15), e-sharî’a d’el Ajurrî (2062), et sharh usûl el i’tiqâd d’e-Lalakâî (1834).]

  

 

 

Voir notamment : tabdîd kawâshif el ‘anîd fî takfîrihi li dawla e-tawhîd d’Abd el ‘Azîz e-Raîs, qui fut préfacé entre autre, par Sheïkh el Fawzân.

 

Nous proposons donc ici d’exposer les principaux arguments de la partie adverse et d’y répondre ensuite :

 

Le premier argument : Le Verset 44 de la s. el mâida voue à la mécréance toute personne qui n’applique pas les lois d’Allah, sans se tourner vers ses intentions ni sa croyance. Cela démontre que la croyance n’est pas prise en considération dans le jugement.

 

En réponse : nul doute que le Législateur condamne à la mécréance sur le simple fait de ne pas appliquer les Lois d’Allah, mais le fait est qu’il s’agit de la petite (kufr asghar) non de la grande mécréance (kufr akbar). Et cela, pour les raisons suivantes :

 

1- Si l’on s’en tient au sens général du Verset, il faudrait sortir tous les musulmans de l’Islam qui ne jugeraient pas équitablement entre deux personnes, même le père avec ses enfants. Les simples désobéissants ne seraient pas épargnés, car, en commettant des péchés, ils n’appliquent pas les Lois d’Allah. La phrase est construite de telle façon (avec les ism mawsûl « mâ » et « man »), qu’aucune distinction n’est faite entre les fautifs ni entre les formes de désobéissance. Ibn Hazm explique au sujet des trois Versets de la s. el mâida : «  Si les mu’tazilites s’en tiennent à leur raisonnement, ils doivent nécessairement sortir de l’Islam tout désobéissant, tout homme injuste ou pervers, étant donné que l’auteur d’un péché lam yahkum bi mâ anzala Allah. »[1]

 

Or, à l’unanimité des savants, contrairement aux mu’tazilites et aux kharijites, il ne faut pas prendre ce Verset au sens littéral, ou général, ou encore pour certains au sens premier. Les kharijites en effet ne tiennent pas compte des éléments extérieurs au Verset permettant de l’interpréter convenablement, soit selon la compréhension des anciens. Ibn ‘Abd el Barr explique à ce sujet : « Certains innovateurs parmi les kharijites et les mu’atazilitesse sont égarés dans ce domaine. Ils se sont inspirés de certains Versets du Livre d’Allah qu’il ne faut pas prendre au sens littéral. Des Versets comme : [Ceux qui n’appliquent pas les Lois d’Allah sont eux les mécréants]. »[2]

 

Toujours dans ce registre, Il a précisé : « À l’unanimité des savants, la tyrannie des sultans relève des grands péchés, pour ceux qui les font volontairement et en toute connaissance de cause… »[3] El Qurtubî a des paroles qui vont dans ce sens.[4]

 

Plus proche de nous, Mohammed Rashîd Ridhâ fait un constat qui en dit long. Bien avant la première guerre du Golf des années 90, l’auteur de la revue el manâr nous rapporte : « Beaucoup de musulmans ont innové des lois et des règlements, à la manière des générations anciennes. En se tournant vers ces législations, ils ont dû délaisser une partie des Lois qu’Allah leur a révélées. Ceux qui délaissent les Lois que le Coran renferme, sans n’être motivé par la moindre interprétation, mais en étant convaincu par la véracité de leur action, sont concernés par les trois Versets en question, ou ne serait-ce qu’en partie. Cela dépend des cas.

 

Se détourner (a’radha) de la Loi prévue pour le vol, la diffamation, ou l’adultère, car au lieu de s’y soumettre, on les trouve abjectes ; et dans la mesure où on donne la préférence aux réglementations humaines, cela relève de la mécréance (kâfir) sans le moindre doute.

 

En revanche, en délaissant les Lois d’Allah pour une autre raison, on devient un injuste (zhâlim), dans la situation où on lèse un ayant droit, ou en manquant de partialité et d’égalitarisme. Sinon, on est un simple pervers (fâsiq).

 

Nous voyons en parallèle que beaucoup de musulmans religieux considèrent les juges des tribunaux civils, qui s’inspirent du droit séculier, comme des mécréants. Ces derniers prennent au sens littéral le Verset : [Ceux qui n’appliquent pas les Lois d’Allah sont eux les mécréants]. Cela implique de vouer à la mécréance le juge qui se réfère au qânûn, les émirs et les sultans, qui eux, ont instauré (ou forgés) ces codes. Bien qu’ils n’aient pas été dictés sous leur connaissance, ils ont reçu leur aval pour être mis en vigueur au niveau du pays. En outre, ce sont eux qui nomment les juges dans le but de les faire appliquer.

 

Or, aucune grande référence notoire en fighn’a pris ce Verset au sens littéral. Je dirais même que personne ne l’a jamais fait. (sic) »[5]

Cette dernière phrase pose un problème. L’auteur veut certainement dire que même les kharijites ne peuvent pas prendre ce Verset au « premier degré ». Cela imposerait en effet que les petits péchés fassent tout autant sortir de la religion. Ce qu’ils ne disent pas, wa Allah a’lam !

 

2- Le grand exégète mutarjim el Qur-ân ibn ‘Abbâs considère que le Verset en question fait allusion au kufr asghar non akbar. Donc, il ne nous revient pas d’avoir une opinion différente.

 

Pour l’anecdote : Sheïkh el ‘Uthaïmîn explique que nul doute que les Versets en questions donnent trois statuts : les savants divergent sur la façon de savoir si ces statuts concernent une seule personne ou bien trois personnes différentes. Ensuite, il souligne que les cas varient en fonction des intentions de chacun ; en faisant la distinction entre ceux qui acceptent la Loi d’Allah et ceux qui ne l’acceptent pas. Le statut de mécréant (kâfir) s’appliquant au deuxième.

 

Pour le premier, il est soit motivé par un esprit tyrannique (celui-ci est un zhâlim), soit par ses mauvais penchants (celui-ci est un fâsiq). Ensuite, il s’inspire de l’annale d’ibn ‘Abbâs pour dire qu’il s’agit dans le Verset en question du… kufr dûn kufr.[6]

 

Cela nous ramène au deuxième argument de la partie adverse.

 

À suivre…

 

Par : Karim Zentici

 

 

 

 



[1] El fisal (3/234).

[2] E-tamhîd (17/16).

[3] E-tamhîd (5/74-75).

[4] El mufhim (5/117). D’autres savants rappellent que cette compréhension erronée du Verset est celle des kharijites, comme el Ajurrî dans e-sharî’a (p. 27), el Jassâs dans ahkâm el Qur-ân (2/534), et Abû Hayyân dans el bahr el muhît (3/493).

[5] Tafsîr el manâr (6/405-406).

[6] Voir : mawqif el mamlaka el ‘arabiya e-su’ûdiya min el irhâb (2/595-597) de Sulaïmân Abâ el Khaïr.

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Publié par mizab - dans Takfir
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commentaires

Ali91 04/07/2014 12:52

Salam alikoum wa rahmatulah,

Je souhaite savoir si tu as pris connaissance du commentaire précedent. Si tu estimes avoir déjà répondu. Peux tu supprimer ce commentaire ? je ne souhaite pas que certaines personnes aient des doutes par ma faute. Car moi je n'en ai aucun à ce sujet.

barakAllah oufik.

Salam alikoum.

mizab 05/07/2014 03:42

Oui, c'est exactement cela, wa Allah a'lam !

Tu résumes parfaitement la chose...


waffaqaka Allah li kulli kheïr !

Ali91 05/07/2014 02:20

Salam alikoum wa rahmat Allah

BarakAllah oufik pour cet éclaircissement.

Je pense avoir compris ce que tu m’as expliqué.

Pour résumer quand « le jugement par autre que la loi d’Allah » est évoqué dans un texte il fait référence en premier lieu aux grands péchés. D’où la qualification de cette action comme étant une « mécréance mineure ». C’est donc de cette manière qu’il faut l’interpréter dans le verset. (Bien que dans l’absolu, il peut aussi faire référence aux petits péchés.

Quant à l’annal ibn Abbass (kufr duna kufr).

Dans un premier temps j’ai la certitude que ce hadith est authentique comme le souligne le cheikh Albany (qu’Allah lui fasse miséricorde) et qu’il est la preuve évidente qu’il ne peut pas s’agir de la grande mécréance dans le verset en question.

Et dans un deuxième temps pour répondre à ta question, Le raisonnement que j’ai cité dans mes commentaires précédents ne peut pas s’appliquer au hadith d’ibn Abbass. En effet mon doute ce situait sur la définition du « jugement par autre que la loi d’Allah » J’imaginais que cela ne puisse évoquer uniquement le jugement effectué par un gouverneur ou une cour de justice. Mais même dans ce cas la parole d’ibn Abbass faisait preuve par elle-même.

Ton explication, m’aide maintenant à comprendre la parole des contemporains, notamment celle Ibn Hazm.

Effectivement, tu as répondu à ma question. BarakAllah oufik pour avoir pris le temps de me répondre.
J’apprécie beaucoup ton travail. Nous manquons de frères comme toi qui ont le souci pour la religion d’Allah en france. Qu’Allah nous facilite la compréhension de l’islam et qu’il nous donne le bonheur dans ce bas monde et l’au-delà.

mizab 04/07/2014 15:28

wa 'aleikom salem wa rahmat Allah !

wa fik baraka Allah !

Oui, je pense avoir répondu à la question, d'après ce que je connaissais, mais il est possible que des choses m'échappent, mais pour être plus clair :

les petits péchés entrent dans l'absolu dans le hukm bi ghaïr ma anzala Allah :

http://www.alifta.net/Fatawa/fatawaDetails.aspx?View=Page&PageID=12078&PageNo=1&BookID=2&languagename=

ال ابن حجر : وأما قصة أبي ذر فإنما ذكرت ليستدل بها على أن من بقيت فيه خصلة من خصال الجاهلية سوى الشرك لا يخرج عن الإيمان بها ، سواء كانت من الصغائر أو الكبائر

Néanmoins, quand on l'évoque dans l'absolu on pense aux grands péchés, car c'est ce domaine qui pose problème :

هذه النصوص أوردها الإمام ابن بطة تحت عنوان : باب : ذكر الذنوب التي تصير بصاحبها إلى كفر غير خارج عن الملة .
وهي كلها تفيد أن الحكم بغير ما أنزل الله معصية وكبيرة ، وليست بكفر ناقل عن الملة ، على أن هناك نصوصًا أخرى عن ابن عباس أيضًا تفيد أنه كفر أكبر ناقل عن الملة ، منها قوله : " ومن لم يحكم بما أنزل الله ردًا للقرآن وجحدًا لقول الرسول صلى الله عليه وسلم فهو كافر " .
وقوله : من جحد ما أنزل الله فقد كفر ، ومن أقرّ به فهو ظالم فاسق .
ولا تعارض بين هذه النصوص وما قبلها ، ذلك أن الحكم بغير ما أنزل الله قد يكون كفرًا ينقل عن الملة ، وقد يكون معصية كبيرة أو صغيرة ، وذلك بحسب حال الحاكم : فإنه إن اعتقد أن الحكم بما


Ainsi, le sens littéral du verset fait entrer les petits péchés, mais personne en gros ne disent que les petits péchés font sortir de l'Islam...

Ensuite, il est possible d'envisager la choses sous un autre angle en disant qu'il existe deux sortes de hukm bi ma anzala Allah :

au sens strict du terme, il s'agit du hukm, et là personne ne dit que les petits péchés dans le hukm font sortir de la religion

au sens large, il s'agit de tous les péchés en dehors des annulations de l'Islam, et là, cela ne pose aucun problème d'y faire entrer les petits péchés...

wa Allah a'lam !

Maintenant, dis-moi en quoi l'annale d'ibn 'Abbas pose problème par rapport à ton raisonnement, ou bien pense-tu que ton raisonnement ne s'y applique pas, mais s'appliquerait aux contemporains qui avancent que le hukm bi ghaïr ma anzala Allah ne fait pas sortir de la religion dans l'un de ses deux cas de figure ?

waffaqaka Allah li kulli kheir !

mizab 04/06/2014 14:09

L'article suivant donne plus de détails sur la chose :

http://mizab.over-blog.com/article-le-kufr-dun-kufr-partie-1-66690135.html

http://mizab.over-blog.com/article-le-kufr-dun-kufr-partie-2-66690114.html

Ali91 05/06/2014 01:34

Salam aleikoum wa rahmat Allah

BarakAllah oufik !

Cher frère, j’ai pris connaissance de ta réponse dans l’après-midi et je dois dire clairement que je n’ai pas compris la totalité de ton explication.

En fait ma question est simple.
Lorsque la mécréance mineure est évoqué dans un texte du Coran ou de la sunna, peut-elle designer un petit péché ?

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Dans l’argument 1 :

Tu nous expliques que si on acceptait la parole des kharijites qui dit que le verset [Ceux qui n’appliquent pas les Lois d’Allah sont eux les mécréants] désigne une mécréance qui fait sortir de la religion. Alors il faudrait faire le takfir des simples pêcheurs car ceux-ci en pêchant ne jugent pas selon la loi d’Allah. D’où l’incohérence de leurs propos.

Tu assimiles donc la forme du jugement effectué par un pécheur à la forme du jugement désigné dans le verset. C’est là-dessus que les choses ne sont pas claires pour moi.

Cela deviendrait claire pour moi si j’avais la certitude que la mécréance mineure, évoqué dans un texte du Coran et de la sunna, puisse désigner aussi bien un grand péché (qui ne constitue pas bien sur une annulation de l’islam) qu’un petit péché, ou voir les deux à la fois de manière relative.

Car dans le cas où il serait impossible que la mécréance mineure puisse désigner un petit péché,
Nous ne pourrions pas assimiler la forme de jugement effectué par un pêcheur à la forme de jugement évoqué dans le verset.

Dans ce cas-là nous serions obligé en allant au bout du raisonnement de dire que l’auteur d’un petit péché ne juge pas avec les lois d’Allah, donc il commet une mécréance mineure (assimilé dans ce cas de figure uniquement à un grand péché). En résumé l’auteur d’un petit péché commettrait un grand péché. Et cela est logiquement incohérent.

wa Allah a’lam !
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Donc je répète une dernière fois ma seule et unique question :

Lorsque la mécréance mineure est évoqué dans un texte du Coran ou de la sunna, peut-elle designer un petit péché ?
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PS :
Peut-être estimes tu avoir déjà répondu à la question. Si c’est le cas j’essaierais de relire et de comprendre en demandant en premier lieu à Allah de me donner la compréhension de la religion et la guidée.

Je ne souhaite pas faire de ton excellent site un lieu de polémique. Peut-être souhaites-tu que je te contacte par un autre biais au cas où j’aurais besoin de plus d’explications. Si c’est le cas n’hésites pas à me le faire savoir.

barakAllah oufik !

Ali91 04/06/2014 00:11

Salam alikoum wa rahmatulah ;
Je tiens tout d’abord à préciser qu’en aucun cas je n’ai la croyance des khawarijs et des takfiris de nos jours. Je n’ai pas de doute sur le fait que leur raisonnement est faux, pour les raisons que les savants anciens et contemporains ont établis. Notamment en raison du hadith d’ibn Abass (kufr duna kufr) qui n’offre aucune excuse au khawarijs, comme nous l’a expliqué le spécialiste dans le domaine du hadith, le Sheikh Albani (qu’Allah lui fasse miséricorde).

Je poste ce message afin de savoir si mon raisonnement est juste au vu du premier argument de ton article.

A la vue du premier argument voici ce que j’en ressors :

« En général designer une action comme étant de la mécréance (kufr duna kufr) c’est dire que cette action constitue un grand péché. (C’est insister sur l’ampleur du péché)
Mais ici aussi il y a relativité. C’est-à-dire qu’un petit péché est par définition une mécréance (mineure). Car cela s’oppose à la foi.

La petite mécréance (kufr duna kufr) peut donc être de deux types.
Soit elle caractérise un grand péché. Et c’est généralement ce qui est visé dans les textes du coran de la sunna, et dans les récits des compagnons et des suivants.
Soit elle caractérise le petit péché de par la considération que tout péché, aussi petit soit-il, s’oppose à la foi et constitue donc une mécréance. »

Cette considération (que tout péché constitue une mécréance, même les petits péchés) est-elle juste selon toi arhi ? Cela est-il également prouvé par les sources scripturaires de l’islam ?

Si celle-ci n’est pas juste et qu’une mécréance (kufr duna kufr) dans les textes légiférés ne peut designer qu’un grand péché. Cela ne remet il pas en cause l’argument selon lequel si un homme fait un péché, il n’a pas jugé selon les lois d’Allah et donc il commet une mécréance (mineure) ?

Car si une mécréance (mineure) est forcément un grand péché, et que commettre un petit péché revient à commettre une mécréance mineure. C’est comme si on disait que commettre un petit péché revient à commettre un grand péché. C’est incohérent.

J’espère m’être bien exprimé.

Qu’Allah te récompense pour tous les efforts que tu fais dans la darwa arhi et qu’il t’accorde le bonheur, la réussite et la paix dans ce bas monde et dans l’au-delà.

mizab 04/06/2014 14:01

wa 'aleikom salem wa rahmat Allah !

Il faut savoir tout d'abord que les questions savantes réclament énormément de concentration, ce qui, éventuellement, peut me faire défaut...

En plus du fait que la bonne réponse peut m'échapper, ou que tout simplement, je ne maitrise pas suffisamment le sujet pour pouvoir y répondre...

Si cela est clair, il est possible de répondre à ce raisonnement sous plusieurs angles, et je vais parler de ceux qui me viennent en tête dans l'immédiat, en m'appuyant sur l'aide du Tout-Puissant...

- Déjà, le conflit avec les kharijites porte sur les grands péchés, car, à leurs yeux, les grands péchés vont sortir de l'Islam, ce qui, en gros, n'est pas le cas des petits péchés, et donc, la question ne se pose pas...

- Si les grands péchés sont concernés par l'annale d'ibn 'Abbâs, les petits péchés le sont à fortiori ; il n'y a aucune contradiction à cela, mais simplement la chose est élémentaire...

Ensuite, pour répondre à ta question :

Cette considération (que tout péché constitue une mécréance, même les petits péchés) est-elle juste selon toi arhi ?

En réponse :

Selon la règle, chaque péché est une branche de la mécréance, et chaque péché mène à la mécréance et fait baisser la foi...

Un petit péché peut se transformer en grand péché (en le récidivant par exemple ou en le minimisant) et un grand péché peut être effacé...

Ensuite, pour ta question :

Cela est-il également prouvé par les sources scripturaires de l’islam ?

En réponse :

Je pense que tu trouves les éléments de réponses dans les points précédents, tout comme ta question suivante disant :

Si celle-ci n’est pas juste et qu’une mécréance (kufr duna kufr) dans les textes légiférés ne peut designer qu’un grand péché. Cela ne remet il pas en cause l’argument selon lequel si un homme fait un péché, il n’a pas jugé selon les lois d’Allah et donc il commet une mécréance (mineure) ?

En réponse :

Quand on commet un péché tel qu'il soit, on n'applique pas les lois d'Allah, en sachant que certains péchés font sortir de la religion, ou relèvent de la mécréance..

Simplement, le débat porte sur les grands péchés, dans le sens où pour les petits péchés et les annulations de l'Islam, la question ne se pose pas...

En cela, ce raisonnement répond à la dernière partie de ton raisonnement disant :

Car si une mécréance (mineure) est forcément un grand péché, et que commettre un petit péché revient à commettre une mécréance mineure. C’est comme si on disait que commettre un petit péché revient à commettre un grand péché. C’est incohérent.


wa Allah a'lam !

waffaqaka Allah li kullli kheir !