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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 18:22

 

 

Voir : Dhaïl el marrâkushiya de Daghsh ibn Shabîb el ‘Ajmî.

 

Concernant l’expression « bi thâtihi » (en personne, Lui-même), nous allons recenser primo tous les savants qui ont relevé le consensus sur la question et, secundo, les références qui l’ont utilisée.

 

A-   Les savants qui ont relevé le consensus sur la question:

 

1- L’Imam ‘Ubaïd Allah e-Sijzî (m. 444 h.) qui révèle sur le sujet : « Nos imams comme e-Thawrî, Mâlik, ibn ‘Uyaïna, Hammâd ibn Salama, Hammâd ibn Zaïd, ibn el Mubârak, Fudhaïl ibn ‘Iyâdh, Ahmed, et Ishâq sont unanimes à dire qu’Allah est bi thâtihi au-dessus de Son Trône et que Son Savoir est partout. »[1]

 

2- Abû ‘Omar e-Talamankî (m. 429 h.) : « Les traditionalistes s’accordent à dire qu’Allah est établi bi thâtihi sur Son Trône. »[2]

 

3- Mohammed ibn ‘Abd el Mâlik el Karjî (m. 532 h.) raconte dans le vers suivant:

Leur crédo est qu’Allah est bi thâtihi sur

 Son Trône et Son Savoir enveloppe l’inconnu[3]

 

4- Ibn Taïmiya (m. 728 h.) qui établit : « De nombreux textes des grandes références et des prédécesseurs malikites qui entérinent la tendance d’ahl el ithbât sont notoires. Ces derniers relatent même que les traditionalistes établissent à l’unanimité qu’Allah est bi thâtihi au-dessus de Son Trône.»[4]

 

5- Ibn el Qaïyim el Jawsiya (m. 751 h.), qui souligne : « Lorsque les Jahmites ont affirmé qu’Allah était établi (istawâ) sur Son Trône de façon imagée (majâz), les traditionalistes ont formulé explicitement qu’Allah était établi bi thâtihi sur Son Trône. Les imams malikites sont les plus nombreux à avoir fait ce constat… »[5]

 

Remarque du traducteur : Nous avons vu que parmi Les références qui ont utilisé l’expression bi thâtihi, il y avait El Muzanî (m. 264 h.).[6] Cependant, l’auteur de la thèse dont nous proposons la traduction a omis un certain passage. Cet imam dit en effet dans son livre Sharh e-sunna (p. 75) : « Il est élevé (‘âlin) au-dessus de Son trône, dans toute Sa Majesté bi thâtihi, et Il est prêt de Ses créatures par Son Savoir.. » Je dis donc, que l’auteur oublie de mentionner un détail qui pourtant est de taille. Il lui aurait suffit de tourner quelques pages pour le découvrir. Le compagnon de Shâfi’î dit en effet (p. 89) : « Ces paroles et ces faits (ou actions ndt.) ont reçu l’unanimité de la première génération parmi les grandes références bien guidées, et sur le chemin desquels, grâce à Allah, les tabi’îns se sont accrochées, eux qui les ont imité et agrée… » Ainsi, il relève le consensus des premières générations sur la question. Un consensus qu’il faut rajouter à la précédente liste qui en comptait déjà cinq.

 

Il est intéressant de constater que ce consensus s’inscrit dans le temps beaucoup plus tôt que celui d’e-Sijzî (m. 444 h.) qui lui ressemble dans les termes : « Nos imams comme e-Thawrî, Mâlik, ibn ‘Uyaïna, Hammâd ibn Salama, Hammâd ibn Zaïd, ibn el Mubârak, Fudhaïl ibn ‘Iyâdh, Ahmed, et Ishâq sont unanimes à dire qu’Allah est bi thâtihi au-dessus de Son Trône et que Son Savoir est partout. »[7]

 

Cette dernière découverte fustige d’avantage et en premier lieu, l’allégation des deux auteurs de l’ouvrage ayant le titre pour le moins prétention : ahl e-sunna el ashâ’ira shahâda ‘ulama el umma wa adilatihim. Cet ouvrage qui est préfacé par dix personnalités soutient (p. 123) : « Le terme bi thâtihi ne figure ni dans le Coran ni la sunna ni dans les paroles des Compagnons et des tabi’îns… » La première réflexion qui vient à l’esprit, c’est depuis quand les ash’arites se réfèrent-ils aux textes scripturaires de l’Islam et à fortiori aux paroles des anciens fi el ithbât ? Eux qui ne voient pas d’inconvénient à utiliser fi e-nafî des expressions comme « el hiaz » et « el Jiha » ?[8]  

 

À suivre…

 

Traduit par : Karim ZENTICI



[1] El qâ’ida el marrâkushiya d’ibn Taïmiya (p. 75).

[2] El qâ’ida el marrâkushiya d’ibn Taïmiya (p. 75).

[3]Comme le rapporte ibn Taïmiya dans majmû’ el fatâwa (3/223). E-Subkî, qui est d’obédience ash’arîte, à trainé el Karjî aux gémonies à cause de ces vers. Il n’est malheureusement pas le seul traditionaliste à avoir subi ses foudres. Ibn Taïmiya et el Mizî notamment ne furent pas épargné par ses invectives dont il a le secret ! 

[4]Idem. (p. 74).

[5] Mukhtasar e-sawâ’iq el mursala (2/134).

[6]Dans son livre Sharh e-sunna (p. 75).

[7] El qâ’ida el marrâkushiya d’ibn Taïmiya (p. 75).

[8]Voir la réfutation de cet ouvrage gros de 800 pages, et préfacé également par 10 personnalités, et ayant pour titre : el ashâ’ira fî muzân ahl e-sunna (p. 148-154) de Faïsal el Jâsim.

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Publié par mizab.over-blog.com - dans Ash'arisme
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