Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 23:47


(Partie 4)

 

Voir : el Khutût el ‘Arîdha de muhibb e-Dîn el Khatîb.

 

À l’avénement du Mahdî,

Abû Bakr et ‘Omar se feront crucifier sur un arbre

 

La Raj’a compte ainsi parmi les points fondamentaux sur lesquels reposent la croyance shiite. Il incombait donc à leur savant e-Saïd el Murtadha, l’auteur d’el Amâlî el Murtadha d’y adhérer. Ce dernier est le frère du poète e-Sharîf e-Radhî. Il collabora avec lui à la rédaction des ajouts falsifiés au livre Nahj el Balâgha. Ces compléments qui pour la plupart s’attaquent sévèrement aux Compagnons, tiennent probablement plus d’un tiers du livre. Dans son livre el Masâil e-Nâsiriya, ce fameux e-Saïd el Murtadha assume qu’Abû Bakr et ‘Omar se feront crucifier sur un arbre à l’époque du Mahdî.[1] Après la crucifixion, cet arbre deviendra tout sec.

 

Tous les grands symboles et les savants shiites à travers tous les siècles affichent une position hideuse à l’encontre de ces deux Compagnons et vizirs du Prophète (r). Qu’Allah les agrée tous deux, qu’Il illumine leur tombe et qu’Il rafraichit leur couche ! Ainsi qu’à tous les symboles de l’Islam, ses Khalifes, ses gouverneurs, ses dirigeants, ses soldats et ses défenseurs ! Qu’Allah les agrée tous et qu’Il les récompense de la meilleure façon pour les services qu’ils ont rendus à l’Islam et à ses adeptes !

 

Les paroles du responsable de Dâr e-Taqrîb n’ont pas échappé à nos oreilles. Il prétend à ceux qui n’ont pas suffisamment le temps d’étudier ses choses que ses croyances sont révolues et que les choses ont désormais changé. Or, ces revendications sont un tissu de mensonges et une vraie trahison. Les ouvrages qu’ils étudient dans leurs instituts démontrent le contraire. Cette conviction compte plutôt parmi les principes élémentaires de la secte ; elle en est même le point principal. Les livres édités aujourd’hui par les savants de Nadjaf, d’Iran, de Jabal ‘Âmil sont plus acerbes que par le passé. Ils détruisent de façon plus spectaculaire toute possibilité de rapprochement et d’entente.

 

L’un des partisans du Taqrîb dément qu’Abû Bakr et ‘Omar aient participé à Baï’a e-Ridhwân

 

Prenons l’exemple d’un des leurs, qui ne cesse de répéter matin et soir qu’il est partisan du rapprochement entre sunnites et shiites. Ce Sheïkh se dénomme Mohammed ibn Mohammed Mahdî el Khâlisî. Il a de nombreuses relations en Égypte et ailleurs, qui adhèrent tout comme lui au Taqrîb. Ces derniers se mettent à son service dans les milieux sunnites. Cet homme qui s’est donné la mission de prêcher l’union et l’entente entre les musulmans ne reconnait même pas que les deux Sheïkh Abû Bakr et ‘Omar aient pu jouir de la foi –qu’Allah le rétribue comme il le mérite –. Dans son livre Ihyâ e-Sharî’a, il avance en effet : « S’ils avancent qu’Abû Bakr et ‘Omar aient participé au pacte d’allégeance de Ridhwân, au sujet duquel le Coran formule explicitement que ses membres ont reçu l’Agrément divin à travers le Verset suivant : (Allah a donné Son Agrément aux croyants qui te firent allégeance sous l’arbre). Nous disons en réponse : s’il avait dit qu’Allah a donné Son Agrément à tous ceux qui ton fait allégeance sous l’arbre ou qui ton fait allégeance tout court, nous dirions que le Verset démontre que l’Agrément s’est répandu à tous les participants de cette allégeance. Cependant, le Verset parle de croyants, en cela il concerne uniquement ceux dont la foi est ancrée dans le cœur. »[2]

 

En d’autre termes, bien qu’Abû Bakr et ‘Omar étaient présents à ce fameux pacte d’allégeance, ils ne sont pas pour autant imprégnés de la foi. Ils ne seraient donc pas concernés par l’Agrément divin. Gloire à Allah ! C’est une calomnie immense ! Qu’Allah agrée ces deux hommes ! Qu’Il répande sur eux une pluie abondante de Sa Miséricorde et de Son Agrément ! Amîn !

 

Par ailleurs, comme nous l’avons rapporté il y a peu, e-Najafî –que ses mains périssent ! – assume dans son livre e-Zahrâ que notre maître ‘Omar ibn el Khattâb (t) était atteint d’une maladie contre laquelle la semence masculine était le seule remède.[3]

 

Voici deux exemples de savants shiites contemporains, qui étalent à travers de longs sermons et avec un certain zèle, leur intérêt et leur préoccupation constante envers l’Islam et la réforme des musulmans. Les shiites font état de leur conviction dans leurs écrits actuels qui sont répandus dans un large public, au sujet de deux nobles personnages qui sont les plus grands hommes après le Messager d’Allah (r), que les musulmans n’ont jamais connus. Dans le pire des cas, ils comptent parmi les meilleurs éléments de l’histoire musulmane. Après tout cela, comment pouvons-nous reposer nos espoirs sur un éventuel rapprochement avec ces gens-là ? Ne représentent-ils pas la cinquième colonne dans les rangs des musulmans ?

Or, ils ne se contentent pas de dénigrer de façon aussi hideuse les grandes références de l’Islam, que sont les Compagnons, leurs fidèles successeurs, et tous les gouverneurs musulmans venus après eux. Pourtant, tous ses pionniers ont monté l’édifice de la religion naissante et ils ont engendré ce qui allait devenir le patrimoine musulman. Il leur faut en plus de cela accoler à leurs Imams ce dont eux-mêmes sont innocents. Dans son livre el Kâfî, qui rappelons-le est l’équivalent de Sahîh el Bukhârî chez les musulmans, el kulaïnî fait les éloges à outrance des douze Imams. La description qu’il en fait les sort de leur condition humaine pour les propulser au statut de divinité, au même titre que les dieux grecs de l’ère païenne.

 

Si nous devions recenser tous les exemples que contient à ce sujet el Kâfî mais aussi et en premier lieux leurs grands ouvrages de référence, nous risquons de remplir un gros volume. Nous nous contenterons simplement d’énumérer mot-à-mot les titres des chapitres d’el Kâfî, pour s’en faire une idée. Voici notamment :

 

-                 Chapitre : les Imams connaissent toutes les sciences qui sont parvenues aux anges, aux envoyés et aux prophètes.[4]

-                Chapitre : les Imams connaissent le jour de leur mort en sachant qu’ils font le choix de mourir.[5]

-                Chapitre : les Imams détiennent les mystères du passé et du futur, et rien ne peut leur échapper.[6]

-                Chapitre : les Imams connaissent le contenu de tous les livres qu’ils peuvent lire dans toutes les langues.[7]

-                Chapitre : personne n’est en mesure de rassembler tout le Coran en dehors des Imams qui en connaissent tout le contenu.[8]

-                Chapitre : les Imams détiennent les mêmes signes que les Prophètes.[9]

-                Chapitre : quand les Imams seront au pouvoir, ils feront régner la Loi de David, et de la famille de David et personne ne pourra leur poser de question sur son origine.[10]

-                Chapitre : toute vérité que les hommes peuvent détenir provient indubitablement des Imams, et toute vérité établie qui n’est pas conforme à la leur, est obligatoirement fausse.[11]

-                Chapitre : la terre entière appartient à l’Imam.[12]

 

Ils attribuent ainsi à leurs douze Imams ce que ces derniers ne s’attribuent pas à eux-mêmes. Ils prétendent en effet que leurs Imams connaissent les mystères de l’inconnu et qu’ils sont au-dessus de la condition humaine.[13] Au même moment, ils ne reconnaissent pas qu’Allah ait pu révéler au Prophète (r) certains mystères liés à la création de la terre et des cieux, et à la description du Paradis. La revue Risâla el Islâm éditée par Dâr e-Taqrîb au Caire fait l’aveu de cette sombre réalité. Dans son quatrième numéro de sa quatrième année d’édition (p. 368), elle a paru un article écrit de la plume du président de la Haute Juridiction religieuse shiite au Liban. Celui-ci est considéré comme l’un des plus brillants de leurs savants contemporains. Min Ishtihâdât e-Shî’a el Imâmiya est le titre de ce fameux article. L’auteur rapporte un passage de Bahr el Fawâid écrit par Mohammed Hasan el Ishtiyânî, l’un de leurs savants Mushtahidîn. Voici le passage en question : « Le Messager (r) a informé des lois divines comme les éléments qui annulent les ablutions, les lois relatives aux menstrues et à la période après l’accouchement. Il incombe d’y croire et de les mettre en pratique. Par contre, quant il s’agit des mystères de l’inconnu comme la création des cieux et de la terre, des houris et des palais du Paradis, il ne nous est pas obligé d’y donner foi avoir après en avoir eu connaissance,[14]et à fortiori de s’en faire simplement une idée. »[15]

 

Par Allah ! C’est vraiment étonnant ! Ils mentent à l’encontre des Imams auxquels ils attribuent de percer les mystères de l’inconnu et ils donnent foi à ces mensonges. Pourtant, l’origine de ses paroles imputées aux Imams n’est pas formelle. D’un autre côté, ils ne se sentent pas obligé de donner foi aux informations liées à l’inconnu provenant du Prophète (r) de façon certifiée. Les textes scripturaires qui s’incarnent à travers les Versets et les Hadith au sujet de la création de la terre et des cieux et de la description de l’Enfer et du Paradis, constituent pourtant des preuves formelles. Or, tous les enseignements dont le Messager (r) est réellement l’auteur ne sont pas le fruit de ses passions, il est plutôt inspiré par la Révélation.

 

Il suffit de comparer entre les paroles attribuées à leur Imams et les enseignements imputés de façon certifiée au Messager (r) et qui concerne le monde de l’inconnu, pour se rendre compte qu’il existe une différence énorme entre ces deux types d’information. En effet, toutes les paroles du Prophète (r) issues du Coran ou des Hadith communément transmis et authentiques représentent une quantité infime comparées à la multitude d’informations sur le sujet attribuées aux douze Imams, après que la Révélation divine fut interrompue sur terre. Par ailleurs, tous les rapporteurs des annales imputées aux douze Imams sur le sujet sont connus pour être des menteurs, chez les savants traditionnalistes du Jarh wa e-Ta’dîl (la critique des rapporteurs). Ces condamnations laissent indifférents les shiites qui s’appuient sur les annales qu’ils rapportent.

 

Au même moment, la revue Risâla el Islâm éditée par Dâr e-Taqrîb, le grand juge de la Haute Juridiction religieuse shiite au Liban, et le savant Mushtahid Mohammed Hasan el Ishtiyânî exultent à l’idée qu’il n’est pas obligé de donner foi aux informations concernant le monde de l’inconnue que le Messager (r) enseigne à sa communauté. Ils cherchent à travers cela à confiner la mission Mohammadienne à des points subsidiaires (furû’) liés au Figh et au rituel comme l’annulation des ablutions, et les lois ayant trait aux menstrues et à la période après l’accouchement, etc. Ils ne se gênent pas en revanche pour élever leurs Imams à un degré plus grand que celui du Prophète (r). Peu leur importe que ce dernier se distingue pour recevoir la Révélation contrairement à leurs Imams qui n’ont jamais prétendu avoir un tel privilège. Comment après tout cela, un rapprochement est-il possible avec ces gens-là !

 

Il est à remarquer à travers les différentes périodes de l’Histoire, que tant au niveau du commun des gens qu’au niveau de l’élite, les shiites ont toujours adopté une certaine attitude envers les États islamiques. S’ils évoluent au sein d’un État  fort et stable, ils adoptent grâce à la Taqiyya une attitude hypocrite en vue de soutirer ses richesses et de s’emparer des postes clefs notamment dans ses centres religieux. Dès que l’État accuse un déclin ou qu’il se fait envahir par un ennemi plus puissant, ils passent dans les rangs ennemis et ils se retournent contre leurs « frères ». C’est ainsi qu’ils se sont comportés à la fin de la dynastie Omeyade, lorsque ses cousins germains abbassides se sont révoltés contre elle. Ce sont les shiites qui fomentèrent le complot et qui donnèrent des idées aux insurgés. Des siècles plus tard, ils eurent le même comportement criminel, mais cette fois contre l’empire abbasside. Ils sympathisèrent avec l’Empereur Hulagu et les païens mongols contre le Khalifa musulman et sa Capitale qui fut fleurissante ses années de gloire et le cœur de la civilisation.

 

Article pour Islam.house

Traduit par : Karim ZENTICI

 



[1] Ce Mahdîi n’est autre que leur douzième Imam qu’ils appellent l’Imam caché de la famille de Mohammed.

[2] Ihyâ e-Sharî’a (1/63-64).

[3] Le dicton suivant convient tout-à-fait à l’auteur de ses paroles : elle s’est enfuie après m’avoir insufflé son poison (autrement dit, il impute aux autres un défaut qui est en lui ndt.).

[4] El Kâfî (1/255) ; Kitâb el Hujja.

[5] Idem. (1/258).

[6] Idem. (1/260).

[7] Idem. (1/227).

[8] Idem. (1/228).

[9] Idem. (1/231).

[10] Idem. (1/397).

[11] Idem. (1/299).

[12] Idem. (1/407).

[13] Ils rapportent à ce sujet les paroles suivantes de ’Alî : « Moi, je me suis élevé pour dominer ; moi, je donne la vie et la mort ; moi, je suis le premier et le dernier, l’apparent et le caché. » Voir : el Ikhtisâs de Sheïkh el Mufîd. Or, Allah Seul détient de tels attributs.  Parmi les allégations qu’ils assument également, nous pouvons recenser les paroles suivantes d’el Khumaïnî dans son livre el Hukûma el Islâmiya (p. 52) : « Nos Imams détiennent un rang que ne peut atteindre ni un ange rapproché ni un prophète envoyé. »    

[14] Autrement dit, après avoir eu connaissance que ses informations proviennent effectivement du Messager (r).

[15] Bahr el Fawâid (1/267).

Partager cet article

Repost 0

commentaires