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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 23:38


(Partie 6)

 

Voir : el Khutût el ‘Arîdha de muhibb e-Dîn el Khatîb.

 

‘Alî donna pour nom à ses enfants :

Abû Bakr, ‘Omar et ‘Uthmân

 

En hommage à ses trois prédécesseurs, le Prince des croyants ‘Alî ibn Abî Tâlib offrit leur nom à trois de ces enfants qui vinrent après el Hasan, el Husaïn et ibn el Hanafiya. Il les appela en effet Abû Bakr, ‘Omar, et ‘Uthmân. Par ailleurs, il donna en mariage sa fille aînée Um Kalthûm au deuxième Khalife de l’Islam.[1] Après la mort du martyr, Mohammed ibn Ja’far ibn Abî Tâlib épousa sa veuve qui était sa cousine. Après la mort de son deuxième mari, elle fut offert à ‘Awn son autre cousin, le frère de Ja’far. C’est dans son foyer qu’elle finit ses jours. Quant à ‘Abd Allah ibn Ja’far ibn Abî Tâlib –l’homme au deux ailes –, il donna à l’un de ses enfants le nom d’Abû Bakr, et le nom de Mu’âwiya à un deuxième. Ce fameux Mu’âwiya –le fils de ‘Abd Allah ibn Ja’far en l’occurrence – appela Yâzid l’un de ses garçons, en hommage à la bonne réputation de ce dernier,[2] comme en témoigne Mohammed ibn el Hanafiya ibn ‘Alî ibn Abî Tâlib lui-même.

 

Si nous devions pour gagner le contentement des shiites, renier tous les gens qu’ils nous demandent de renier et dire du mal d’eux, il faudrait considérer que leur premier Imam ‘Alî ibn Abî Tâlib était dans l’erreur. Il était dans l’erreur pour avoir donner à ses enfants les noms d’Abû Bakr, de ‘Omar, et de ‘uthmân. Sa plus grande erreur du reste, aurait été d’avoir donné sa fille au deuxième Khalife.

 

Mohammed ibn el Hanafiya aurait menti pour avoir témoigné de la bonne conduite de Yâzid à ‘Abd Allah ibn Mutî’ le prêcheur d’ibn e-Zubaïr. Ce dernier déclara en effet à son retour du Shâm que Yâzid buvait de l’alcool, délaissait la prière, et transgressait les lois du Coran. Mohammed ibn el Hanafiya lui a répondu comme nous l’apprend el Bidâya wa e-Nihâya : « J’ai n’ai rien vu de ce que vous avancez ! Je suis pourtant resté un certain temps chez lui ; il était assidu à la prière, il s’enquérait des vertus, il se renseignait sur le Figh, et il était fidèle à la Tradition (Sunna) 

-                 Il le faisait exprès devant toi, lui assurèrent ibn el Muti’ et ses compagnons de route.

-                Qu’aurait-il rétorqua-t-il à craindre ou à espérer de moi pour jouer ainsi au dévot devant moi ! S’est-il affiché devant vous quand, comme vous l’assumez, il a bu de l’alcool ? Si tel était le cas, alors vous vous en êtes faits les complices et si n’était pas le cas, alors vous avancez ce dont vous n’avez aucun savoir.

-                Pour nous, c’est la vérité, même si nous ne l’avons pas vu !

-                Allah refuse cela aux auteurs des témoignages. Il dit en effet : (Sauf ceux qui témoigne de la vérité en pleine connaissance de cause).[3] Quant à moi, je n’ai rien à voir avec vous »[4]       

 

 Si tel est le témoignage du fils de ‘Alî en faveur de Yâzid, quelle sens prend ce comportement que les shiites nous invitent à avoir à l’encontre de son père ?[5] Et à l’encontre des hommes qui sont meilleurs que son père et meilleurs que tous les autres hommes ? J’entends par-là Abû Bakr, ‘Omar, ‘Uthmân, Talha, e-Zubaïr, ‘Amr ibn el ‘Âs, et l’élite des Compagnons. Ces derniers nous ont préservé le Livre d’Allah et la Sunna du Messager d’Allah. Ils sont à l’origine du monde musulman dans lequel et pour lequel nous vivons aujourd’hui. Qu’Allah les agréent tous autant qu’ils sont !

 

Le prix qu’ils nous demandent de payer en échange à leur contentement est vraiment fort. Nous ne gagnons absolument rien dans cette affaire. Seul un imbécile peut accepter une transaction dans laquelle il est perdant ! Le principe d’alliance sur lequel repose la religion shiite et qui fut établi par e-Nasîr e-Tûsî dans une analyse qu’el Mûsawî et el Khûnsârî ont soutenue, n’a d’autre finalité que de transformer la religion musulmane. Il nous demande de s’ériger en ennemi contre ceux qui ont porté sur leurs épaules l’édifice de l’Islam. Ils mentent lorsqu’ils prétendent que leur secte est la seule à se distinguer des autres tendances islamiques. Les Ismaéliens tout comme eux se différencient des musulmans. Ils se distinguent uniquement avec les Imâmites sur le choix de certains membres d’Ahl el Baït que les uns et les autres décident ou non de s’en faire les alliés. Ils adhèrent aux mêmes Imams jusqu’à Ja’far e-Sâdiq. La cassure s’est faite à partir de lui.

 

Les Imâmites en effet s’allient à Mûsâ ibn Ja’far et sa descendance tandis que les Ismaélites se revendiquent d’Ismâ’îl ibn Ja’far et de sa descendance. Ces derniers lui vouaient un encensement à outrance, mais depuis l’époque de la dynastie Safavide, les Imâmites leur envient ce credo. C’est pourquoi, ils sombrèrent dans le même gouffre sous l’impulsion d’el Majlisî et de ses complices. Alors que dans le passé, les shiites ultra comptaient parmi la minorité, ils font désormais l’unanimité de la secte.

Le plus grand de leurs érudits dans la critique des rapporteurs Âyat Allah el Mâmaqânî fait lui-même ce constat amer. Toutes les fois qu’il tombe dans son encyclopédie sur la biographie d’un « ultra », il n’omet pas de signaler ce phénomène. Autrement dit, les points pour lesquels certains anciens étaient considérés comme des « ultras », sont devenus des principes élémentaires de la tendance Imâmite.

 

Ainsi, l’excès qui fut caractéristique aux Ismaélites s’est répandu à toute la secte Imâmite. Il n’existe plus aucune différence entre eux si ce n’est sur le choix des personnes qu’ils encensent, et qu’ils placent au-dessus du Prophète. Au même moment, à travers le propos de Mohammed Hasan el Ashtiyânî, les Imâmites s’autorisent à ne pas croire aux paroles du Prophète qui concernent le monde de l’inconnu, comme la création de la terre et des cieux, et la description de l’Enfer et du Paradis. Or, ils attribuent à leurs Imams et notamment à leur douzième Imam imaginaire, ce qui les élève au niveau des dieux grecs. Il leur est donc impossible d’aspirer au moindre rapprochement avec toutes les tendances musulmanes confondues étant donné qu’ils ont des fondements radicalement différents.[6] C’est e-Nasîr e-Tûsî qui en fait l’aveu et qui le crie haut et fort. Il fut suivi en cela par Ni’mat Allah el Mûsawî, Bâqir el Khûnsârî et tout shiite en général. Si un tel constat a pu se faire à l’époque d’e-Tûsî, celui-ci se vérifie d’autant plus à l’époque d’el Majlisî et de nos jours !

 

Il va s’en dire que ce sont les shiites Imâmites qui ne veulent pas du Taqrîb. Pour preuve, ils font de généreux sacrifices quand il s’agit d’en faire la propagande dans les milieux sunnites, mais ils font preuve de la plus grande intransigeance contre celui qui entame la moindre initiative dans ce sens au milieu des leurs, ou dans leurs centres d’enseignements. C’est pourquoi, cet appel fonctionne dans un seul sens comme nous l’avons souligné au début de notre article. Cela ne peut donc pas marcher de la même façon que les conducteurs électriques dont le pôle positif et négatif ne se rencontrent jamais.

 

Toute action dans ce sens est une pure perte de temps tout comme les jeux pour enfants. Sauf bien sûr si les shiites renoncent à maudire Abû Bakr et ‘Omar et à renier tous les non shiites depuis la mort du Prophète jusqu’à la fin du monde. Sauf s’ils renoncent à élever le statut des gens pieux d’Ahl el Baït au niveau des dieux grecs, car tous ses principes sont des actes de rébellion contre l’Islam. Ils n’ont d’autre finalité que de le faire dévier du chemin que le Législateur et ses nobles Compagnons, dont ‘Alî et ses enfants font partie, nous ont orienté. Dans la mesure où les shiites ne font pas l’effort de renoncer à l’affront qu’ils font à l’Islam, à sa croyance et à son histoire, ils resteront isolés eux et leurs principes par lesquels ils se différencient de tous fondements de notre religion, et que tous les musulmans s’accordent à refuser.

 

Nous voulons ici revenir sur une réalité à laquelle nous avons brièvement fait allusion au cours de notre article. Le communisme en effet qui a envenimé l’Iraq et le parti Tûda en Iran ont pris plus d’ampleur dans les rangs musulmans que par le passé. Il faut savoir que le communisme est l’enfant du shiisme. Les partisans de ce concept en effet dans ses deux contrées du monde sont issus des milieux shiites qui furent déçus des abominations, des légendes, et des mensonges insensés que renferme leur dogme à la racine. Ils ont donc quitté cette religion pour trouver face à eux des organisations communistes actives et dont les ouvrages sont traduits en plusieurs langues. Leur propagande est fondée sur des revendications économiques, et d’autres moyens qu’ils utilisent pour appâter leurs victimes. Si ces gens abusés avaient connu l’Islam à son état pur et s’ils l’avaient abordé sainement sans se tourner vers le shiisme, ils n’auraient pas sombré dans un tel gouffre.

 

L’affaire du Bâb en Iran a fait ses ravages il y a plus de cent ans. ‘Alî Mohammed e-Shirâzî s’est revendiqué être la « porte » du Mahdî attendu. De fil en aiguille, il s’est fait passé pour le Mahdî lui-même. Il avait des partisans dans les milieux shiites iraniens. Quant son affaire prit de l’ampleur, le gouvernement iranien prit l’initiative de l’expulser hors du pays. Leur choix s’arrêta à l’Azerbaïdjan car c’était un bastion sunnite de l’école Hanafite ; vu leur appartenance au sunnisme, ils ne pouvaient succomber à des fabulations aussi puériles qui prennent leurs racines dans le shiisme. Il est donc facile d’abuser les shiites avec ce genre de légende auxquels ils adhérent en nombre. C’est pourquoi, les autorités ne voulaient pas l’expulser dans une région shiite dont les habitants ont la propension de croire à tout et à n’importe quoi. La propagande de cet homme eut un certain écho et son épreuve (Fitna) prenait de l’ampleur.

 

Le shiisme était un terrain fertile au cours du siècle passé à la propagation de ce genre de folklores qui permit de gonfler les rangs de Bâbites et des Bâbiîns. Cependant, au vingtième siècle il y a eu le revers de manivelle. C’est en effet l’une des raisons pour lesquelles, après avoir ouvert les yeux, les shiites se convertirent au communisme. Ils quittèrent une religion dont les enseignements allaient en complète contradiction avec la raison. Les communistes accueillirent ces désorientés à cœur ouvert. Leur propagande fut beaucoup plus fructueuse en Iraq et en Iran que dans le reste du monde musulman d’obédience sunnite.

 

Voici un exposé qu’en cette occasion nous avons pu présenter. Nous fûmes motivés par l’engagement qu’Allah a pris aux musulmans de prodiguer le bon conseil à Allah, Son Messager, au commun des musulmans et à leurs gouverneurs. Qu’Allah protège sa religion et notre prestigieux patrimoine musulman contre la ruse et la destruction des mauvaises gens ! Et cela, jusqu’au jour des Comptes !

 

Article pour Islam.house

Traduit par : Karim ZENTICI

 

 



[1] Certaines références shiites font courir la légende qu‘Omar n’était pas le gendre d‘Alî. On lui aurait parait-il substituer une autre femme qui ressemblait à sa fille aînée, mais comme dit le dicton : en voulant lui mettre du Kohol sur les yeux, il lui a fait perdre la vue ! Quand ‘Omar a connu le martyre de la main d’Abû Lu-lua le mazdéen, est-ce la vraie Um Kalthûm que son cousin Mohammed ibn Ja’far épousa ou bien son sosie ? Quand ensuite son deuxième mari disparut, se serait-elle marié avec son frère ‘Awn ou bien est-ce son sosie qui lui fut offert à sa place ? El Kulaïnî mentionne une annale qu’il rapporte de Zurâra. Selon ce dernier, ’Abî ‘Abd Allah a dit au sujet du mariage d’Um Kalthûm : « Ce mariage est un viol. » [Voir : el Kâfî fî el Furû’ (2/141) de l’édition indienne.]

E-Tûsî va plus loin ; il affirme dans Tahdhîb el Ahkâm (2/380) qu’Um Kalthûm et son fils Zaïd ibn ‘Omar ibn el Khattâb décédèrent pratiquement en même temps. Ainsi, aucun des deux n’hérita de l’autre… Comment peut-on dès lors ne pas reconnaître ce mariage et faire autour des légendes absurdes qui mettent en scène une Djinniya on un sosie !

[2] Cette dernière assertion est discutable, étant donné que rien ne prête à dire en regard des textes qu’il faisait allusion à Yâzid le fils de Mu’âwiya ibn Abî Sufiân. D’autant plus que Yâzid était un nom répandu chez les arabes. Le Compagnon illustre et conquérant Yâzid ibn Abî Sufiân, l’oncle de Yâzid ibn Mu’âwiya notamment portait ce nom (note de l’éditeur). 

[3] Les ornements ; 86

[4] El Bidâya wa e-Nihâya (8/233). [Voir sur le sujet l’excellente recension faite par l’auteur, du livre el ‘Awâsim min el ‘Qawâsim d’Abû Bakr ibn el ‘Arabî. Muhibb e-Dîn el Khatîb est également l’auteur de la recension du livre el Muntaqâ min Minhâj el I’tidâl de l’Imam e-Dhahabî qui est un résumé de Minhâj e-Sunna d’ibn Taïmiya. Ce livre analyse en détail certains épisodes controversés de cette période ndt.]

[5] Autrement dit, de Mu’âwiya.

[6] Nous avons déjà souligné qu’il existe des différences énormes entre les différentes tendances sunnites, mais il incombe de signaler ici que certaines d’entre elles ont eu avec le temps de plus en plus d’affinité avec certains dogmes shiites. Ces points communs concernent notamment l’excès envers leurs Imams, l’utilisation de la Taqqiya, le culte des tombeaux, etc. Il y a une ressemblance énorme entre l’initiation soufi qui sévit dans le monde musulman et l’initiation shiite. Certains mouvements islamiques contemporains ne voient pas d’inconvénient à se rapprocher avec les shiites, pour des raisons politiques certes mais aussi en raison de certaines affinités historiques et doctrinales qui les relient à eux. Voir pour se dernier point : el Qutbiya hiya el Fitna fa-‘rifûhâ écrit sous le pseudonyme d’el ‘Adnânî. (N. du T.) 

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commentaires

Abou Malik 24/01/2013 15:46


salam aleykum


http://www.maison-islam.com/articles/?p=166