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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 17:36

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Mohammed ne peut être un imposteur !

 

[En parlant du Coran] Allah (I) a informé que : (L’Esprit Loyal l’a descendu).[1] Dans un autre Verset, Il a dit : (Dis : l’Esprit Saints l’a descendu de Ton Seigneur en toute vérité).[2] Il a affirmé ailleurs : (Dis : Quiconque se fait l’ennemi de Jibril, celui-ci l’a descendu dans ton cœur par la permission d’Allah).[3] (Cette Parole provient d’un Noble Messager • un être fort auprès du Maître du Trône, illustre, obéi, et loyal de surcroît • Votre ami n’est pas fou • Il l’a vu clairement à l’horizon • Il n’est pas suspect (ou avare) concernant les mystères cette parole ne provient pas non plus d’un démon lapidé Où allez-vous ? Ce n’est qu’un Rappel pour l’humanité pour celui d’entre vous qui veut le droit chemin).[4] (Allah élit des messagers parmi les anges et parmi les hommes).[5]

 

C’est donc une Parole provenant d’un Messager élu parmi les anges qu’il a descendu sur un Messager élu parmi les hommes. Allah dit : (C’est la Parole d’un Noble Messager • Ce n’est pas la parole d’un poète mais vous croyez très peu • Ni la parole d’un sorcier mais vous vous rappelez très peu • C’est une révélation venant du Seigneur de l’univers • S’il avait inventé sur nous quelques fables • Nous l’aurions attrapé par la main droite • Puis, Nous lui aurions coupé l’aorte • Aucun parmi vous ne pourrait dès lors l’en empêcher • C’est un Rappel pour les gens pieux • Nous savons très bien que certains d’entre vous n’y croient pas • C’est pourtant une source de profond regret pour les infidèles • C’est la vérité certaine • Alors glorifie le Nom de Ton Seigneur Illustre).[6]

 

Il a ainsi purifié (dans le sens d’exempté) l’ange d’être un démon comme il a purifié l’homme d’être un poète ou un sorcier. Pour l’appuyer, Il s’est inspiré de l’argument suivant : (Ce ne sont pas les démons qui l’ont descendus • Il ne leur appartenait pas de le faire et ils ne le pouvait pas • Il leur est empêché de l’entendre).[7] Il ne leur convient pas de le révéler ; on leur a interdit de le faire, ils en sont d’ailleurs incapables. Ils ne le veulent pas car se serait contraire à leurs ambitions, et s’ils le voulaient ils ne le pourraient nullement, d’ailleurs ils échouaient dans leur entreprise. Il leur est empêché d’écouter ce qui se passe dans la Haute Assemblée (el Mala el A’la).

Il leur est empêché d’écouter une telle parole par les gardiens du ciel grâce à un ‘’bouclier’’ de météores (étoiles filantes) comme le dévoile le Seigneur au sujet des djins : (Nous avons tâté le ciel et nous l’avons trouvé envahit de gardiens sévères et de météores).[8]

Les gens l’ont vu de leurs propres yeux. Ils ont assisté comme on leur avait informé à une pluie incessante d’étoiles filantes pour repousser les incursions des démons dont l’écoute n’a jamais pu atteindre la Haute Assemblée. Les témoins oculaires infidèles ont assisté à une lapidation anormale de météores dans le ciel. Cette recrudescence d’étoiles filantes s’explique par l’apparition d’un phénomène extraordinaire. Seul une nouvelle prophétie explique un tel phénomène jamais connu avant ce jour. Jamais un prophète avant Mohammed n’avait reçu la révélation par à-coups. Moussa (u) a reçu la Thora écrite en un bloc et non par fragment comme pour le Coran, elle lui a été déposé dans son aspect originel ; le ciel n’avait pas besoin de gardiens contre des intrus qui voudraient écouter à la dérobée. Les Psaumes dépendent de la Législation de la Thora, tout comme l’Evangile ; celle-ci est dans la continuité du Livre de Moïse.

Seul le Coran et la Thora ont la particularité d’être autonomes comme nous l’apprend le Seigneur (I) : (Dis : Présentez-moi alors un livre plus éclairé que ces deux-là afin que je le suive, si vous êtes vraiment sincères).[9] C’est pourquoi, Allah cite souvent ensemble le Coran et la Thora, comme dans le Verset suivant : (Ils n’ont pas estimé Allah à sa juste valeur lorsqu’ils ont dit : Allah n’a rien révélé à personne. Dis : Qui donc a révélé le Livre que détenait Moussa ? Il est lumière et direction pour les hommes)jusqu’à : (Voici un Livre que Nous avons descendu bénit, et confirmant le Livre avant lui).[10] 

 

Il a dit également : (Ou bien celui que Son Seigneur a éclairé d’une preuve qu’un témoin venant de Lui récite. Auparavant, il y avait le Livre de Moussa éminent et Miséricorde ; ceux-là croient en lui. Mais quiconque mécroit en Lui parmi les coalisésl’enfer sera son rendez-vous).[11] Sa’id ibn Jûbeïr a dit : « Les coalisés représentent toutes les confessions. »[12] Cet exégèse est conforme aux paroles du Prophètes (r) soulignant : « Quiconque dans cette communauté, qu’il soit Juif ou Chrétien, entend parler de moi et ne croit pas à ma mission avant de mourir, fera parti des gens du Feu. »[13] Il a ensuite récité le Verset : (Mais quiconque mécroit en Lui parmi les coalisés l’enfer sera son rendez-vous).

 

Les Djinns ont déclaré : (Nous avons entendu un Livre descendu après Moussa).[14] Lorsque Najashi  a écouté le Coran, il a commenté : « Ces enseignements et ceux de Moussa  sortent de la même brèche. »[15]

 

Par ailleurs, il était connu que les devins prenaient leurs informations des démons qu’ils dérobaient dans le ciel. Quand les gens ont vu que le ciel fut plus sévèrement gardé que d’habitude, ils ont compris qu’il fut empêché aux démons d’écouter ; les Djinns comme nous l’avons vu ont aussi fait le même constat à travers leur dire : (Nous avons tâté le ciel et nous l’avons trouvé envahit de gardiens sévères et de météores Nous prenions bien position auparavant pour écouter, mais quiconque veut écouter désormais est confronté à un météore aux aguets).[16]

 

Selon une succession d’annales, à l’avènement de Mohammed, il y a avait beaucoup d’étoiles filantes. Ce phénomène anormal a suscité chez certains gens la crainte de la fin du monde. Ils ont vérifié si ce phénomène provenait des astres voguant dans l’univers ou bien des météores. Lorsqu’ils se sont rendus compte qu’il provenait des météores, ils en ont déduit qu’un événement hors du commun venait de se produire. Les Djinns ont cherché à connaître la cause de ce phénomène, mais dès qu’ils ont écouté le Coran, ils ont connu la raison de ce bouleversement. Cet événement est un signe de la prophétie et en est une preuve irréfutable. Avant et après l’avènement du Prophète, il y avait peu d’étoiles filantes ; elles n’envahissaient pas le ciel de leur averse comme cela fut le cas au moment de la révélation du Coran. Le Seigneur a révélé (I) : (Vous dirais-je sur qui descendent les démons • Ils descendent sur tout imposteur coupable • Ils tendent l’écoute mais la plupart sont des menteurs).[17] Imposteur : c’est-à-dire menteur ; et coupable ou fautif : c’est-à-dire pervers comme dans le Verset : (Nous allons le tirer par le front • un front menteur et fautif).[18]

 

Mohammed et son peuple n’étaient pas au courant de certains mystères du passé dévoilés par Allah par le biais de la Révélation. Ni son peuple ni même les gens du Livre ou autre ne connaissaient ce genre d’informations. N’ailleurs, il était uniquement en relation avec son peuple ; les gens autour de lui le savaient pertinemment. Ils avaient conscience qu’ils n’avaient pas accès à ce genre d’informations. Ils savaient également que ces histoires étaient inconnues du Prophète et qu’il était uniquement en relation avec les gens de son pays. Ce détail  était un argument irréfutable à l’encontre de son peuple ou d’autres gens connaissant parfaitement cette situation.

 

Il a par exemple raconté l’histoire d’Adam ; la prosternation des anges en son honneur, la séduction de Satan en lui faisant manger le fruit interdit, la descente sur terre pour lui et sa femme. Il a aussi relaté l’histoire de Nûh qui est resté neuf cent cinquante ans au milieu de son peuple. La Thora entre les mains des gens du Livre mentionne explicitement la duré qu’il est resté au milieu des siens avant et après le déluge. Il a parlé de l’Ami d’Allah Ibrahim et de ses péripéties avec les siens lorsque ses derniers l’ont jeté dans un bûché, de l’anecdote où il a voulu offrir son fils Isma’il en sacrifice, de celle où deux anges sous forme humaine se sont fait ses hôtes ; ils lui ont annoncé la naissance d’Ishaq et de Ya’qoub. Le Coran relate l’histoire où les anges se sont rendus chez Lût, les évènements qui ont eu lieu entre lui et son peuple, la destruction par Dieu des villes du peuple de Lût. Il relate notamment l’histoire d’Isma’îl et de ses enfants, celle de Yûsaf et des événements d’Egypte, celle de Moussa avec Pharaon ; Allah lui a parlé à plusieurs reprises ; Il l’a appuyé dans sa mission par le miracle du bâton, de la main blanche, des poux, des grenouilles, du sang ; Il a ouvert la mer en deux, couvert les tribus d’Israël sous un nuage, leur a offert la manne et la caille, jaillir du rocher douze sources pour les abreuver. Ils ont ensuite adoré le veau d’or, et ils ont dû s’entretuer suite au pardon de Dieu. Il y a aussi l’histoire de la vache, et celle où la montagne fut soulevée au-dessus de leurs têtes. Il y a l’histoire de Dawûd lorsqu’il a tué Jâlût (Goliath), celles des habitants d’une ville sortis par milliers de leurs maisons par peur de la mort. Allah leur a dis : « Mourrez ! » Il les a ensuite ressuscités. Il y a l’homme que Dieu a fait dormir pendant cent ans, et l’a réveillé ensuite, et bien d’autres événements concernant les enfants d’Israël.

 

Puis, il y a l’histoire de Zakariyâ et de Jean (Yahya) son fils, celle de ‘Issa fils de Mariam, les péripéties du Messie, de ses miracles, de son prêche envers son peuple et des signes en détail liés à sa mission. Il y a l’histoire des gens de la caverne, de Dhû el Qarnaïn, et bien d’autres histoires concernant les prophètes, les vertueux, et les infidèles, relatées en détail, de façon très claire, et très fondée.

 

Son peuple qui connaît sa situation depuis sa plus tendre enfance jusqu’à son avènement sait pertinemment qu’il n’est pas inspiré par un être humain. il n’a d’ailleurs jamais eu l’occasion de rencontrer quelqu’un capable de lui expliquer ces choses, sans compter qu’à la Mecque personne ne possédait une telle culture ; que ce soit parmi les Juifs, les chrétiens, ou quiconque.

 

Ce constat constitue la plus grande preuve à l’encontre de son peuple, qu’il ne pouvait détenir ces informations que de Dieu. Seul un prophète ou une personne qui aurait pris ces renseignements auprès d’un prophète peut connaître ainsi les mystères de l’inconnu. Si l’on sait qu’il ne les a pas pris d’un prophète, il devient évident qu’il est lui-même un prophète.

Ainsi, les gens ont su ce que son peuple savait déjà : Allah lui consacrait la Révélation. Ces histoires étaient un signe, un argument, et une preuve au service de la prophétie. Allah informe dans le Coran que Mohammed détient un signe irréfutable. Autrement dit, après avoir divulgué à son peuple, ces histoires du passé, quelqu’un aurait pu s’opposer à lui et lui dire : « Ton discours n’est pas nouveau, un tel le connaissait, et toi tu le savais très bien ! Tu as été inspiré soit par l’un des nôtres soit par un étranger.» Malgré leur persévérance à le démentir et l’animosité féroce qu’ils lui dévouaient, aucun membre de son peuple n’a tenu une telle réfutation. Cet aveu implicite de leur part est le signe manifeste s’adressant à tous les peuples de la terre, que ni lui ni les siens n’avait une telle culture à sa disposition.

 

C’est pourquoi, quand certains d’entre eux lançaient de grossières diffamations, tout le monde pouvait deviner qu’ils mentaient. Lorsqu’ils se réunissaient et se concertaient sur la situation, ils savaient pertinemment qu’il était victime d’un vulgaire mensonge. On l’a accusé en effet d’être un fou, un devin, un sorcier, d’être inspiré par un autre homme, ou l’auteur de chimères. Allah relate leurs manigances et dévoile qu’elles ne sont que mensonges et que son auteur est égaré et désemparé. Le Messager d’Allah l’a tellement subjugué, que pris de panique, il ne savait plus ce qu’il disait comme l’exprime le Verset suivant : (Béni soit Celui qui a descendu le Fourqân sur Son serviteur afin qu’il soit un avertisseur pour l’humanité • Possesseur du royaume des cieux et de la terre, Il ne sait pas attribué d’enfant ni d’associé dans Sa royauté ; Il a créé toute chose selon une mesure (ou un destin) déterminé(e) • Ils ont pourtant pris des dieux en dehors de Lui, incapables de créer ; eux-mêmes furent créés. Ils ne peuvent s’approprier à eux-mêmes le bien ou le mal, et ne possèdent pas non plus la vie, la mort, et la résurrection • Les infidèles ont dit : c’est un mensonge monté de toute pièce, et il s’est fait aidé par d’autres gens. Ils ont proféré ainsi l’injustice et la calomnie. Ils disent : des chimères des anciens écrites à sa demande lui sont dictées matins et soirs • Dis : elles lui sont plutôt révélées par Celui qui détient le mystère des cieux et de la terre ; il était certes Absoluteur et Miséricordieux).[19]

 

Il dénonce ainsi les auteurs de telles diffamations, bien que les habitants de la Mecque savent pertinemment que leurs accusations ne tiennent pas debout. Les histoires relatées dans le Coran ne faisaient pas partie du patrimoine culturel des mecquois, et à fortiori elles ne pouvaient avoir été dictées par l’un d’eux comme le Seigneur le révèle : (Tu ne récitais aucun livre auparavant et tu ne l’as pas écrit de ta main droite).[20] (Vous ne les connaissiez pas avant cela ni toi ni ton peuple).[21] C’est pourquoi il a dit : (elles lui sont plutôt révélées par Celui qui détient le mystère des cieux et de la terre).[22] Il a informé que ces histoires relèvent du savoir de Celui qui connaît l’Invisible. Les humains ne pouvaient avoir accès à ce genre d’informations, si ce n’était à travers la révélation des prophètes. Personne à la Mecque n’avait reçu cet héritage prophétique.

 

Le Seigneur a ensuite évoqué leurs commérages en ces termes : (Ils ont dit : qu’a-t-il ce Messager, il mange comme tout le monde et vaque dans les marchés. Si au moins un ange pouvait lui descendre pour être avec lui un avertisseur • Ou s’il pouvait lui déverser des trésors ou s’il pouvait avoir des jardins d’où il mange les fruits. Les injustes ont dit : vous ne suivez qu’un homme ensorcelé • Vois quels exemples ils ont donnés de toi ; ils se sont ainsi égarés et n’ont pu retrouver leur chemin).[23] Il a enjoint à Son serviteur de se pencher sur la façon dont ils le prennent en exemple. Ils l’ont en effet comparé à un individu pourtant complètement différent de lui comme l’observateur peut le remarquer. C’est pourquoi, il a dit : (ils se sont ainsi égarés et n’ont pu retrouver leur chemin).[24] Il est évident en effet qu’ils ne sont pas parvenu à la vérité ; un égaré ne peut en tout état de cause retrouver le chemin de la vérité.

 

Allah a aussi révélé : (Avant de lire le Coran, cherche refuge auprès d’Allah contre Satan le maudit • il n’a aucune autorité sur les croyants qui s’en remettent à leur Seigneur • Son autorité se borne à ses partisans qui le prennent en associé • si Nous changeons un Verset par un autre –Allah connaît mieux ce qu’Il révèle –, ils disent : tu n’es qu’un imposteur ! La plupart d’entre eux plutôt ne savent pas • Dis : l’Esprit Saint l’a révélé de Ton Seigneur en toute vérité afin de raffermir les croyants ; Il est direction et lumière pour les musulmans • Nous savons très bien qu’ils disent : il prend ses enseignements d’un homme. La langue dont ils parlent est étrangère tandis que la sienne est d’un pur arabe).[25]

 

Il a rapporté certains de leurs propos mensongers lorsqu’ils ont dit qu’un humain lui inspirait le Coran. Il y avait un étranger à Mekka, captif d’un Qoraïchite, de Banou el Hadhrami plus exactement selon une hypothèse. Non seulement le Prophète ne maîtrisait nullement les langues étrangères mais cet homme en question ne parlait pas l’Arabe. Le coran aurait été inventé par Mohammed selon eux, et un autre homme aurait été à l’origine de ses inspirations. En réfutation à leur argument, Allah a répondu : (La langue dont ils parlent est étrangère).

 

Autrement dit, ils affilient et adjoignent ses enseignements à un étranger. Il a utilisé l’expression (dont ils parlent) (mot à mot : vers laquelle ils penchent), compte tenue qu’ils s’éloignent de la vérité. Cet homme à qui vous affiliez les enseignements de Mohammed ne parle même pas arabe. Ils ne pouvaient pas montrer du doigt un arabe comme eux, mais bel et bien un étranger pour s’être assis certaines fois en compagnie du Prophète (r). Cependant, il n’était pas capable de parler arabe et Mohammed ne connaissait pas sa langue. Ce esclave de Banou el Hadhrami connaissait tout au plus quelque mots en arabe ; soit les expressions les plus courantes. Il devait connaître des termes usuels comme le pain, l’eau, le ciel, la terre ; mais il aurait été incapable de réciter une Sourate entière du Coran.

 

Ainsi, Allah a dévoilé leurs mensonges. Ils n’ont pas utilisé un argument qui aurait pu laisser planer le doute, en disant par exemple qu’un savant Juif ou chrétien serait l’auteur de ses enseignements. Ils ont eu paradoxalement recours à un canular tellement grotesque qu’il s’écroule de lui-même. Faute d’avancer un argument pour le moins ambiguë, ils ont allégué ce dont le caractère improbable saute aux yeux. Cela démontre qu’ils ne pouvaient absolument pas prétendre qu’un autre lui dévoilait les mystères de l’inconnu.

 

L’histoire de Nûh, notamment le passage de la Sourate Hûd comme nous l’avons vu auparavant, ne peut provenir que d’un prophète ou d’une personne l’ayant entendu d’un prophète. Si l’on sait qu’il ne l’a pas entendu d’un prophète, il devient évident qu’il est lui-même un prophète. C’est pourquoi, le Seigneur (I) a dit : (Voici l’une des histoires qui relèvent de l’inconnu ; Nous te l’avons révélée. Tu ne les connaissais pas auparavant ni toi ni ton peuple. Patiente car la fin heureuse est aux pieux).[26] Nous pouvons en dire autant pour n’importe quel histoire du Coran. Pour Sourate Youcef, Il a dit : (Voici l’une des histoires qui relèvent de l’inconnu ; Nous te l’avons révélée. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils se sont réunis pour tramer leur piège).[27] Dans la Sourate Âl ‘Imran, après le passage où l’anecdote entre Zakariya et Mariam est évoqué, le Seigneur a révélé : (Voici l’une des histoires qui relèvent de l’inconnu ; Nous te l’avons révélée. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils ont jeté leur plume (au sort) pour désigner le tuteur de Mariam, et tu n’étais pas parmi eux au moment de leur dispute).[28] A propos de Moussa, il a dit : (Tu n’étais pas au flanc ouest quand Nous avons confié l’Ordre à Moussa, et tu ne faisais pas partie des témoins • Nous avons fait naître bien des générations entre temps, et la durée s’est bien creusée depuis. Tu n’étais pas au milieu des habitants de Madian pour leur réciter Nos Versets mais Nous avons réservé ta mission • Tu n’étais pas sur le flanc du mont Sinaï quand Nous avons appelé, mais par miséricorde de la part de Ton Seigneur).[29] Deux moyens sont possibles pour rendre compte de tels événements : il faut y avoir assisté ou les avoir entendus par un autre.

 

(Tu n’étais pas parmi eux) : l’attention est attirée sur le fait que le Prophète a été mis au courant par la Révélation car il était notoire autour de lui qu’il ne pouvait l’avoir entendu par quelqu’un d’autre. En outre, ni lui ni son peuple n’avait à sa disposition ce genre d’information, alors que le Seigneur révèle : (Si Allah l’avait voulait, je ne vous l’aurais pas récité et ne vous l’aurais jamais fait connaître. Je suis bien resté parmi vous une bonne période avant cela ; n’allez-vous raisonner !)[30]

 

Extrait de El Jaweb e-Sahih li man baddala dina el masih de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya Maison d’édition : Dar-Ar-Tarbiya

 

Traduit par karim Zentici

 

 

 



[1] Les poètes ; 193-194

[2] Les abeilles ; 102

[3] La vache ; 97

[4] L’extinction du soleil ; 19-28

[5] Le pèlerinage ; 75

[6] La vérité dévoilée ; 40-52

[7] Les poètes ; 210-227

[8] Les génies ; 8-9

[9] Les récits ; 49

[10] Le bétail ; 91-92

[11] Houd ; 17

[12] Voir Jami’ el Bayen 15/279-281.

[13] Rapporté par Mouslim (153).

[14] El Ahqaf ; 30

[15] Rapporté par Ahmed 1/201-203 et 5/290-291.

[16] Les génies ; 8-9

[17] Les poètes ; 221-223

[18] Le caillot de sang ; 15-16

[19] Le Forqân ; 1-6

[20] L’araignée ; 48

[21] Hûd ; 49

[22] Le Forqân ; 6

[23] Le Forqân ; 6-7

[24] Le Forqân ; 7

[25] Les abeilles ; 98-103

[26] Houd ; 49

[27] Youcef ; 102-106

[28] Âl ‘Imran ; 44

[29] Les récits ; 44-46

[30] Younes ; 16

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