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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 20:51

 

Par Sheïkh Rabî’ ibn hâdî el Madkhali

Ancien directeur de la section Hadith à l’Université de Médine

 

Au Nom d’Allah, Le Très Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux

 

Louange à Allah, que Ses Prières et Son Salut soient sur Son Prophète, ainsi que sur ses proches, ses Compagnons et ceux qui suivent sa voie.

 

Ensuite : nous assistons ces derniers temps à l’éclosion, en Terres Saintes, de mouvements qui revendiquent les droits de la femme et qui en font leur cheval de bataille. Malheureusement, certaines femmes se laissent emportées par ce genre de slogans à la mode. Ce phénomène oblige tout musulman à se manifester et à dire la vérité au sujet des droits de l’homme et de la femme en Islam, sans omettre de citer leurs devoirs respectifs. Il est opportun aussi de préciser quelle est la situation de la femme dans les autres civilisations car c’est avec les contraires que l’on distinguent mieux les choses !

 

La situation des peuples avant l’Islam et la condition de la femme

 

D’après un long Hadith Qodosî (divin), rapporté par ‘Iyâdh ibn Himar, le Prophète (r) a transmis de la part du Seigneur: « J’ai créé tous mes serviteurs fervents,[1] mais les démons leur sont venus ensuite pour les détourner de leur religion ; ils leur ont interdit ce que Je leur avait autorisé, et leur ont ordonné de m’associer ce dont Je n’ai descendu aucune autorité. Allah a considéré les gens de la terre et les a exécrés à l’exception des derniers croyants parmi les gens du Livre. »[2] Le Coran illustre bon nombre d’exemples concernant les pratiques et les coutumes païennes d’une part, et l’idolâtrie des gens du Livre, d’autre part.

 

Entre autre, chez les arabes la femme était vile et traitée avec injustice ; ses droits étaient complètement bafoués dans leurs coutumes. Celle-ci constituait un poids dans la société et elle représentait un malaise dès sa naissance. Ils enterraient les filles vivantes, lorsqu’elles étaient en bas âge ou un peu plus grandes. (Si une femelle était annoncée à l’un d’entre eux, son visage s’assombrissait de douleur, et il se cachait des autres tellement la nouvelle était terrible ; devait-il la garder dans la honte ou l’enfouir dans la terre, quel bien mauvais jugement de leur part !)[3]

 

Concernant les autres civilisations, la situation n’était pas mieux. Les grecques, à titre d’exemple, traitaient la femme comme une vile marchandise. Privée de droits civiques, elle se faisait acheter ou vendre dans les marchés. Dans la civilisation romaine, les hommes au pouvoir absolu, avaient tous les droits sur leur famille. Ils étaient en mesure de donner la mort à leurs épouses à la moindre suspicion. Ils pouvaient tuer leurs enfants ou les maltraiter en toute immunité. En Inde, elle était opprimée et méprisée à l’extrême. Si son mari venait à mourir, elle devait se faire incinérer à proximité du défunt. Quoique cette opportunité ne fût pas plus mal, si elle voulait mettre fin à son calvaire et à sa vie misérable. Pour les juifs, elle était maudite pour avoir inciter Adam au péché. Certaines de leurs tendances autorisent à leur père, de les vendre à sa guise. Pendant les menstrues, ils ne s’assoient pas à table avec elle. Elle n’a pas le droit de toucher au moindre plat pour ne pas le souiller.

 

Chez les premiers chrétiens, le mariage étant impure, ils considéraient qu’il fallait s’éloigner des femmes. Ils ont fait courir l’idée que les rapports sexuels avec elle étaient malsains, car  elle représentait la porte de Satan. En France, un concile fut organisé en 587 après J.C. pour déterminer s’il fallait lui attribuer un statut d’être humain. En outre, les participants cherchaient à savoir si elle avait une âme. Le cas échéant, serait-elle une âme humaine ou animale ?  Ils ont établi en conclusion qu’elle avait certes une âme humaine, mais que son rôle sur terre était limité à servir l’homme.

Jusqu’à la moitié du siècle dernier environ, la femme, selon la constitution anglaise, n’était pas considérée comme une personne ou une citoyenne à part entière. C’est pourquoi, elle n’avait aucun droit personnel ni sur la propriété ni sur la disposition de son argent gagné ni même sur ses propres vêtements.

 

La constitution anglaise autorisait à l’homme jusqu’en 1805 après J.C. de vendre sa conjointe ; le prix officiel était fixé à six cents (la moitié d’un shilling). En 1921, un anglais a vendu sa femme pour cinq cents guinées. Son avocat a allégué pour sa défense que : « La loi anglaise de 1801 a fixé le prix de la conjointe à six cents, à condition que l’acte de vente soit conclut avec l’accord de l’épouse. » le tribunal lui a rétorqué que cette loi a été révolu par la loi 1805 interdisant de vendre son épouse ou de la concéder. Après délibération, le tribunal condamna le mari inculpé d’avoir vendu sa femme, à dix mois de prison. Dans la revue La civilisation musulmane de l’année suivante (p. 1078), il est dit : « L’an passé, un italien à vendu sa femme à un tiers à crédit. Quand l’acheteur s’est abstenu de verser le dernier acompte, le vendeur l’a tué. » Sheïkh Mohamed Rashid Ridha –qu’Allah lui fasse miséricorde – a signalé : « Parmi les informations insolites divulguées par certains journaux anglais ces jours-ci, c’est qu’il existe encore dans les campagnes anglaises des hommes vendant leurs femmes à des prix dérisoires (trente guinées). Ils n’ont pas manqué de dévoiler (autrement dit : les journaux anglais) les noms de certains cas relevés. »[4]

Il a rapporté aussi, d’après une personne étudiant aux Etats-Unis que dans ce pays des couples échangistes se prêtent les partenaires pour une période donnée comme chez nous, nos paysans prêtent leurs bêtes ou nos citadins prêtent un ustensile. Quant à l’histoire des femmes dans l’héritage chinois et  perse, elle est des plus moroses.

 

Voici donc la situation de la femme dans les civilisations non musulmanes. Quant à l’Islam il a sorti la femme de son précipice et a dissipé son cauchemar des ténèbres, de l’injustice, de l’oppression et de l’asservissement. La religion musulmane lui a offert un rang noble qui n’a pas son équivalent dans les autres nations, qu’elle soit aussi bien mère, fille, épouse, ou sœur. Allah a établi son affiliation au sang humain d’au-dessus des sept cieux en disant : (Ô gens ! Nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin de vous connaître. Certes, le plus noble d’entre vous, c’est le plus pieux, Allah est Savant et Connaisseur).[5] Ainsi, la femme musulmane n’a pas besoin de tenir des colloques pour prouver son appartenance aux humains, et faire approuver ses droits, puisque le Seigneur s’en est chargé lui-même ainsi que Son Messager (r), sans compter que tous les musulmans y adhère déjà. Elle a droit à l’immigration, au secours, et à la protection des croyants : (Ô croyants ! Si des croyantes émigrées vous viennent, alors éprouvez-les, Allah connaît mieux leur foi. Si vous les voyez croyantes, ne les renvoyez pas aux infidèles ; elles ne leur sont pas permises comme ils ne leur sont pas permis).[6] Il a aussi interdit de faire du tord à tout croyant et croyante en ces termes : (Ceux qui font du tord aux croyants et croyantes sur des choses qu’ils nous pas faites, ils ont commis la calomnie et une faute évidente).[7]

Par ailleurs, Il a menacé de vouer à l’Enfer, les personnes qui mettent la religion des croyants et croyantes à l’épreuve en disant : (Ceux qui ont éprouvé les croyants et les croyantes, sans se repentir ensuite, ils auront le châtiment de la géhenne, et auront le châtiment du feu).[8] Il a ordonné également à son noble Messager (r) de demander l’absolution en sa propre faveur et à celle des croyants et croyantes : (Sache qu’il n’y a de divinité en dehors d’Allah et demande pardon de tes péchés, et pour les croyants et croyantes). [9]

 

Ces avantages concédés par l’Islam à la femme croyante ne sont pas offerts ainsi par les religions altérées ou inventées, ou par les lois fabriquées par les hommes, quoiqu’elles aient pu atteindre en matière de respect de la femme, comme elles le prétendent. À l’inverse, la civilisation moderne menée par les juifs et les chrétiens tend terriblement à effacer la femme de sa nature. Elle a fait d’elle une vulgaire marchandise et un simple jouet entre les mains des hommes dans le monde du travail, dans les galeries marchandes, dans les défilés de mode, dans les revues et journaux. Combien peut-on voir dans les journaux, de photos de femmes dépravées, à moitié nues et déshonorantes ! Ces images honteuses et avilissantes  sont un vrai divertissement pour les pervers ! Les statistiques ne peuvent certainement pas recensées les cas de femmes enceintes d’enfants illégitimes.

 

Cette recrudescence de la débauche est alimentée par ces institutions qui revendiquent l’équité envers les femmes en leur attribuant notamment les droits de liberté et d’égalité. Les vilains médias sont l’outil de cette propagande manipulée par les législations dont la volonté est de combattre les lois du Dieu Créateur et Sage (Il est le Législateur et le Juge par excellence) intégrées à l’Islam à travers  le Coran et la Sunna. Ces lois conservent pareillement aux hommes et aux femmes leurs droits respectifs qui sont dignes, justes et équitables. Les constitutions modernes font le jeu des corrompus musulmans à l’instar des laïcs, des démocrates, et des libertins. Leurs ambitions en terre d’Islam sont de précipiter la femme dans des marécages dévastateurs. La religion musulmane a pourtant concédé aux deux sexes des droits d’après la juste balance. Elle a établi pour l’homme des droits et des devoirs en harmonie avec sa virilité, sa force, et sa raison. Elle a tenue compte de ses aptitudes à supporter la difficulté et à parer au danger potentiel. Ces droits coïncident avec sa nature intrinsèque qu’Allah lui a dotée.

 

Elle a décrété pour la femme des droits et des devoirs correspondants à sa féminité et sa faiblesse ; sa raison et sa force étant diminuée par rapport à l’homme. Elle est en effet moins forte physiquement face au péril et à l’adversité. Les musulmans hommes et femmes adhèrent entièrement à cette législation sage et compatissante. Ils considèrent ses enseignements comme une vérité établie. Quiconque s’aventure à la contester ne peut prétendre à l’Islam ; un musulman digne de ce nom oserait-il remettre Allah et son Messager en question ?

 

La religion musulmane a tenue compte de ces différences entre les deux sexes, c’est pourquoi elle a édifié des droits et des devoirs en fonction des aptitudes qui sont propres à chacun, et des prérogatives réciproques, après avoir établi le Droit qui revient à ALlah. Les serviteurs d’Allah hommes ou femmes, doivent en effet Lui vouer l’adoration exclusive sans ne lui associer personne dans le culte. Ils doivent ensuite accomplir les piliers notoires de l’Islam et de la foi. Il leur incombe entre autre le respect des parents, de veiller au lien de sang, de répandre la morale (ordonner le bien et interdire le mal), et toute autre fonction commune aux hommes et aux femmes.

 

Parmi les devoirs spécifiques aux hommes :

 

1-               Le Djihad où il sacrifie à Allah sa vie et ses  biens dans le but de rendre Sa Parole prépondérante, de propager l’Islam, et de répandre ses frontières.

2-               L’assemblée rituelle journalière  et celle du vendredi dans les lieux de prières.

3-               Les dépenses du foyer (en habillement et les charges de la maison), reviennent à l’homme qui doit entretenir ses épouses dans les limites du convenable. Cette responsabilité en elle-même est énorme ; elle demande beaucoup d’argent, d’effort, et d’investissement de sa propre personne. La femme n’est pas en mesure de la remplir, à l’exception de ses efforts bénévoles.

4-               Les armées sont constituées d’hommes uniquement ; la femme n’ayant aucun rôle dans leur formation.

 

Parmi les droits légitimes prépondérant à l’homme au dépend de la femme :

 

1-               la responsabilité du couple incombe à l’homme. Allah a révélé à cet effet : (Les hommes ont l’autorité sur les femmes, pour la prépondérance qu’Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent. Les vertueuses, résignées, protectrices en leur absence de ce qu’Allah a préservé).[10]

2-               La tutelle de la femme concernant le contrat de mariage étant donné que dans ce domaine celle-ci incombe exclusivement à l’homme ; la femme ne pouvant le contracter seule ou en faveur de quiconque.

3-               La prépondérance des garçons par rapport aux filles pour la ‘Aqîqa (appeler à tord : baptême ndt) ; il est consacré à chacun deux moutons au lieu d’un seul pour une fille.

4-               La prépondérance des garçons par rapport aux filles en matière d’héritage ; la part de la femme correspondant à la moitié de celle de l’homme, cela concerne aussi bien la sœur, la mère, la fille ou l’épouse.

5-               La distinction dans le prix du sang ; celui de la femme correspondant à la moitié de celui de l’homme.

6-               Dans le domaine du témoignage, celui de l’homme vaut celui de deux femmes. Dans certains cas, le témoignage de la femme n’est pas accepté comme dans les affaires criminelles.

7-               Entre autre, le khalifat, les fonctions de juge, de chef des armées, et de gestion des affaires du peuple relèvent de l’autorité de l’homme et de ses responsabilités.

8-                Il a le droit aussi à la polygamie dans la limite de quatre épouses, ce qui n’est pas permis à la femme. Cette prérogative est aussi valable dans l’au-delà.

 

Or, l’Islam a offert à la femme des droits au dessus de ses devoirs imposés. Les obligations, comme les dépenses d’argent et les tâches physiques, lourdes à supporter et pénibles à la fois, sont à la charge de l’homme ; la femme en est soulagée. Quel système actuel ou passé offre-t-il autant d’opportunités à la femme ?

 

Parmi les devoirs de la femme :

 

1-               l’obéissance à son mari sans que cela n’implique de désobéir à Allah. Les droits à l’égard de l’époux sont supérieurs à ceux des parents.

2-               Garder la maison et veiller à la famille. « La femme est une bergère dans la maison de son mari, et elle est responsable de son troupeau. »

3-               Elle ne peut effectuer des jours de jeûne facultatif sans l’autorisation de son conjoint.

4-               Elle ne peut faire entrer personne chez elle sans l’autorisation préalable de son mari.

5-               Elle ne peut sortir de chez elle sans l’autorisation de son mari.

6-               Elle doit lui préserver sa religion et son honneur, etc.

 

Parmi les droits qu’elle concède envers son conjoint :

 

1-      il doit lui verser une dote pour la prendre en mariage.

2-      Il doit subvenir à ses besoins dans les limites du convenable.

3-      Il doit lui assurer son habillement, et son habitation.

4-      Il doit lui entretenir des rapports convenables.

 

Cette question mérite de plus amples détails. Entre autre, l’homme doit veiller à se faire aimer de sa femme en l’appelant par exemple par ses plus beaux noms. Il doit communiquer et avoir un bon comportement avec elle.

Quant à moi, bien que je sois convaincu que l’homme est supérieur à la femme, je la respecte cependant en tant que mère, sœur, épouse, fille, etc. Les musulmans doivent également la respecter et prendre soin d’elle conformément aux recommandations du Messager d’Allah (r). Il leur a fait connaître ses nouveaux droits que les coutumes païennes lui avaient supprimés. Il a recommandé conjointement à la  femme de considérer les droits de l’homme envers elle. Elle doit tenir sa fonction comme le Seigneur le lui a instituée. Si les membres du couple respectent les droits d’Allah ainsi que les droits et les obligations réciproques, il vivra en harmonie au grand bonheur de la famille et de la société. Il sera heureux et comblé ici-bas et dans l’au-delà.

 

La part d’égalité entre l’homme et la femme concernant les droits et les devoirs

 

Cette égalité des sexes ne provient d’aucune législation divine, et n’est en rien conforme à la raison. Concernant la législation, Allah (I) a clarifié dans Son Livre parfait qu’Il a créé la femme pour l’homme ; elle fait partie ainsi des bienfaits qu’Allah a fait don aux hommes sur cette terre et dans l’autre monde.

1-               Allah a révélé : (Allah a fait pour vous à partir de vous-même, des épouses, Il vous a offert grâce à vos épouses des enfants et des petits enfants, et Il vous a pourvu de bonnes choses).[11]

2-               Comme il a révélé : (Parmi ses signes, Il a créé pour vous, à partir de vous-mêmes, des épouses, afin d’habiter auprès d’elle et Il a mis entre vous de l’affection et de la compassion. Il y a en cela des signes pour les gens qui réfléchissent).[12]

 

Croyants et croyantes qui font preuves de raison ! Si vous réfléchissez un peu sur des deux expressions : (Il a créé pour vous, à partir de vous-mêmes). (Allah a fait pour vous à partir de vous-même) ; vous vous rendrez compte que le Seigneur a distingué l’homme par rapport à la femme qui a été conçue pour lui ; ce qui représente un bienfait immense. Ce bienfait en engendre un autre, autrement dit la possibilité d’avoir des enfants et une descendance affilié à lui uniquement, non à la femme ; on dit en effet, le fils, la fille, ou le petit fils d’untel. D’autre part, le verset dans la Sourate Les romains constitue une preuve irréfutable soutenant que la femme a été créée à l’attention de l’homme, d’après une sagesse immense ; autrement dit, elle est un refuge, une stabilité, et un repos pour l’âme. Il a confirmé cette faveur en installant entre les époux de l’affection et de la miséricorde. Ce bien-être ne peut s’avérer si l’ambiance n’est pas parfumée de bons sentiments et de compassion.

Ainsi, si la femme éprouve envers l’homme un sentiment de supériorité, ou si elle voit en lui son égal et son rival dans les prérogatives et les obligations, la vie risque de se changer en un conflit perpétuel et infernal. Si le réconfort, la quiétude, et la sérénité de l’âme s’envolent, la vie devient tout bonnement insupportable. Sans compter qu’il faudra ranger aux oubliettes, ce fameux climat de bonne humeur et de compassion.

Le Messager (r) a dit : « La vis d’ici-bas est un bien-être, et le meilleur bien-être, c’est la femme pieuse. »[13] Un bien-être correspond aux avantages que l’on tire plus ou moins de ce bas monde. Le meilleur des agréments dont un homme croyant peut jouir, c’est une femme vertueuse. Elle est donc un bienfait et un bonheur, et la femme non vertueuse, un châtiment un malheur. Allah révèle : (Ô croyant ! Il y a en vos épouses et vos enfants un ennemi ; méfiez-vous d’eux, mais si vous excusez et pardonnez, Allah est alors Absoluteur et Compatissant).[14] Si la femme n’est pas pieuse, elle peut effectivement divertir l’homme de ses devoirs religieux et le dissuader de faire les bonnes œuvres. Elle est capable de l’inciter à couper les liens de sang ou autre. Il doit donc être sur ses gardes vis-à-vis d’elle, car elle se comporte comme un ennemi. Il doit en outre, lui donner de bons conseils, l’orienter, et lui faire la morale. Il doit lui susciter la crainte d’Allah. En parallèle, il est primordial de pardonner, d’excuser, d’absoudre les incartades qu’il endure de sa part, surtout si cette dernière s’arroge envers lui en rival !

 

3- Allah (I) a déclaré : (Il a été embelli aux hommes les plaisirs des femmes, des enfants, de la richesse entassées d’or et d’argent, des beaux chevaux, des bétails, et des champs ; tels sont les agréments de ce bas monde, mais Allah détient de belles récompenses).[15] Il a considéré que ces choses font parties des plaisirs de l’homme et de ses ambitions. Il a ainsi compté la femme au nombre des jouissances de ce monde ; Il ne s’est pas contenté de la citer, mais il l’a mise en première position ; ce bien-être est donc en tête des plaisirs de l’homme. De surcroît, quel bonheur si l’homme et la femme sont tous deux vertueux ! Comme la richesse, si elle est exploitée à des fins honorables plaisant à Allah, c’est une honnête fortune entre les mains d’un honnête homme (dans le sens de vertueux ndt) ! À l’inverse, quel malheur si tous deux sont pervers ! Ils sont à la fois mauvais et malheureux ! La femme n’est pas seulement un bienfait sur terre, mais elle remplie le cœur de l’homme dans la vie future au milieu des autres récompenses dont jouissent les serviteurs vertueux d’Allah en contrepartie de leur foi sur terre et de leurs œuvres pieuses.

 

4- Allah (I) a dévoilé suite au verset cité précédemment : (Dis : voulez-vous que je vous informe de ce qui est mieux pour vous ; les gens pieux reçoivent auprès de leur Seigneur des paradis dessous lesquels coulent les rivières et où ils demeurent à jamais, ils y ont de pures épouses, et l’agrément d’Allah. Allah certes observe les créatures).[16]

 

5- Allah a déclaré : (Annonce aux croyants ayant fait les bonnes œuvres qu’ils auront des paradis en dessous desquels coulent les rivières ; toutes les fois qu’ils profitent de ses fruits, ils disent : nous les avons déjà goutté auparavant, ils en ont des semblables, ils y ont de pures épouses, et ils y demeurent à jamais).[17] Le Seigneur a évoqué la récompense des croyants dans l’au-delà dont notamment les Houris du paradis, dans un certain nombre de chapitres du Coran.

6- Allah a (I) affirmé dans la sourate La nouvelle : (Pour les pieux, c’est le succès ; des jardins, des raisins, des filles au même âge et aux seins arrondis, des coupes remplis, ils n’y entendent ni futilité ni mensonges).[18] Quand la récompense des femmes est évoquée, elle est subordonné à celle de l’homme ; il ne leur est pas promis des hommes décrit de telle ou telle façon. Le Seigneur a dit : (L’exemple du paradis promis aux pieux où il y a des rivières à l’eau non gâtée, des rivières de lait au goût non flétri, des rivières de vins à la joie des buveurs, des rivières de miel pur, ils y ont de tous les fruits et le pardon de leur Seigneur).[19] Il a dit aussi (I) : (Les croyants et les croyantes entreront dans des paradis en dessous desquels coulent les rivières, et où ils demeurent à jamais. Leurs fautes leur seront pardonnées, cela est auprès d’Allah un succès immense).[20] À travers ces Versets, les croyants et croyantes en Allah peuvent se rendre compte, de la prépondérance de l’homme sur la femme aussi bien sur terre que dans l’autre monde. La femme a donc un degré moindre ; personne ne peut contester cette réalité indéniable.

 

7- le Seigneur a révélé (I) : (Ou bien élevé dans la parure, ils n’ont aucun répondant dans les litiges).[21] Il a ainsi réprimandé les païens et les a traité de sots pour avoir allégué que les anges étaient les filles de Dieu. Il a dès lors signalé quelle était la vraie délicatesse féminine. E-Shawkâni a déclaré : « Élevé dans le sens d’éduqué. La croissance a ici le sens d’éducation. La parure correspond aux ornements et à la beauté. Le Verset signifie qu’ils affilient à Allah (I) une personne qui se particularise pour être éduquée dans la parure, et qui plus est, elle est incapable de se débrouiller seule. Si on lui faisait la moindre querelle, elle ne serait pas capable de réfuter posément les arguments de la partie adverse, en raison de son d’esprit déficient, et de sa faible opinion. 

Ibn Zaïd a commenté : « c’est-à-dire : les idoles. » Toutefois, cette exégèse est inexacte, il est réfutable par ce qui pourrait être un accord quasi unanime des exégètes, dont notamment ibn ‘Abbâs. » Ensuite, il a ajouté : «’Abd ibn Humaïd a rapporté selon lui (autrement dit ibn ‘Abbâs), (Ou bien élevé dans la parure, ils n’ont aucun répondant dans les litiges) ; ce sont les femmes. Le Législateur a distingué entre leur condition et celle des hommes, Il a réduit leur participation à l’héritage et en matière de témoignage, et il leur a enjoint de rester dans leur maison, il les a même traité de chicaneuses. »[22]

 

Les arabes à l’époque préislamique adoraient les idoles qu’ils associaient à Allah dans le culte. El Lat et el ‘Uzza entre autre, et Manat qu’ils désignaient par des noms féminins. C’est pourquoi, Allah les a réprimandés.

 

8- Il a dit : (Avez-vous vu El Lat et el ‘Uzza, et l’autre Manat la troisième, les mâles sont-ils pour vous, et pour lui les femelles, un tel partage est vraiment inique).[23] L’érudit ibn Kathîr a fait le commentaire suivant :

« C’est-à-dire : osez-vous lui attribuer un enfant que vous désigner être une fille, alors que vous choisissez pour vous les mâles. Si vous deviez faire ce partage entre vous et d’autres créatures comme vous, ce serait un partage inique, c’est-à-dire injuste et intolérable. Comment pouvez-vous dès lors faire un tel partage avec votre Seigneur alors qu’entre créature celui-ci serait injuste et insensé. »[24]

 

9- Dans la Tradition Prophétique, nous pouvons recensé le Hadith d’Abû Sa’îd el Khudrî (r), selon lequel le Prophète (r)  a dit : « Ô vous ! Les femmes ! Multipliez les aumônes, car je vous ais vu les plus nombreuses en Enfer.

-               Pourquoi cela cher Messager d’Allah ! Nous sommes nous interrogés.

-               Vous multipliez les malédictions répondit-il, et vous reniez l’existence.[25] Je n’ais pas vu de la part de personnes diminuées dans leur religion et leur raison, de plus percutante pour faire perdre l’esprit de l’homme le plus résolu, que vous autres.

-               Quelle est cette diminution dans la raison et la religion, cher Messager d’Allah ? Lui avons-nous demandé.

-               Le témoignage d’une femme, répliqua-t-il, ne vaut-il pas la moitié de celui d’un homme ?

-               Bien sûr !

-               Telle est la diminution dans sa raison. Lors de ses menstrues, poursuivit-il, n’est-elle pas dispenser de prier et de jeûner ?

-               Bien sûr !

-               Telle est la diminution dans sa religion. »[26]

 

Ce Propos mentionne explicitement cette fameuse déficience d’esprit chez la femme. Manifestement, celle-ci proviendrait de leur manie à maudire les autres, et de leur ingratitude envers leur mari. Il formule aussi sans équivoque que le témoignage de deux femmes vaut celui d’un seul homme à cause de leur esprit diminué.

 

En faisant allusion à l’expression « la moitié de celui d’un homme », L’érudit ibn Hajar –qu’Allah lui fasse miséricorde – s’est référé au Verset : (alors choisissez un homme et deux femmes parmi les témoins que vous agréés).[27] En se faisant assisté par quelqu’un d’autre en effet, elle accuse une mauvaise mémoire qui trahit sa faiblesse d’esprit. 

 

10- Selon Abû Umâma (t) et d’autres, le Prophète (r) a déclaré : « Tout individu musulman ayant affranchi un autre musulman, sera affranchi de l’Enfer ; chacun de ses membres équivalent à chacun des siens. Tout individu musulman ayant affranchi deux musulmanes, sera affranchi de l’Enfer, deux de leurs membres équivalent à l’un des siens. »[28]

Ibn el Qaïyam a commenté : « Cela prouve qu’il y a plus de mérite à affranchir un esclave mâle, celui-ci équivalent à deux femmes esclaves ; c’est la raison pour laquelle le Prophète (r) affranchissait plutôt des hommes. Voici donc, l’une des cinq situations où la femme équivaut à la moitié d’un homme. La deuxième étant la ‘Aqîqa ; il incombe deux sacrifices pour le garçon chez la plupart des savants contre un seul pour la fille. Plusieurs propos prophétiques entre authentiques et bons viennent le confirmer. Le troisième étant le témoignage ; le témoignage de deux femmes en effet, équivaut à celui d’un homme. Le quatrième, correspond à l’héritage, et le cinquième au prix du sang. »[29]

 

Il existe plusieurs situations où le témoignage de la femme est nul :

Premièrement : l’adultère et toute punition corporelle en générale, il sera accepté uniquement le témoignage de quatre hommes libres sans ne tenir compte du témoignage d’aucune femme.

Deuxièmement : les peines du talion et les peines corporelles se voient appliquer sous la condition de réunir au moins deux témoins parmi les hommes libres.



[1] Dans le sens : prédisposés à l’adoration du Seigneur, en ayant aucune inclination pour toute autre adoration. (N. du T.)

[2] Rapporté par Muslim (2865) et Ahmed (162/4).

[3] Les abeilles ; 8-9

[4] D’après le livre le retour au voile (2/ 41-43) en ayant résumé certains passages.

[5] Les chambres ; 13

[6] L’éprouvée ; 10

[7] Les coalisés ; 58

[8] Les constellations ; 10

[9] Mohammed ; 19

[10] Les femmes ; 34

[11] Les abeilles ; 71

[12] Les romains ; 21

[13] Rapporté par Muslim, Hadith (3533), e-Nasâî, et ibn Mâja.

[14] E-Taghâbun ; 14

[15] La famille de ‘Imrân ; 14

[16] La famille de ‘Imrân ; 15

[17] La vache ; 25

[18] Les Versets ; 31-32

[19] Mohammed ; 15

[20] La conquête ; 5

[21] Les ornements ; 18

[22] Fath el Qadîr ; 658-659/4

[23] L’étoile ; 19-22

[24] L’exégèse d’ibn Kathîr ; 4/272.

[25] Dans le sens : vous êtes ingrates envers vos maris.

[26] Rapporté par el Bukhârî Hadith (304), et Muslim dans Kitâb el Îmân, avec le même énoncé d’après unHadith d’ibn ‘Omar (132), en ayant fait aussi allusion au propos d’ibn Sa’îd en l’occurrence, et le même également selon Abû Huraïra.

[27] La vache ; 282

[28] E-Tirmidhî a fait le commentaire suivant : « Ce propos est authentique. »

[29] Zad el Ma’âd (1/160).

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Publié par mizab.over-blog.com - dans Côté femmes
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